Sortie du samedi 18 avril 2026 (Hier)
elie.poncet, Gwenaël, p1p1, moms
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : Grand beau avec souvent un petit peu d'air pour garder une température raisonnable.
Conditions d'accès/altitude du parking : route noire jusqu'au parking été du Muret
Altitude de chaussage/déchaussage : chaussage à 1450m et déchaussage 20m plus bas. Ca fond à vu d'œil chaque jour...
Conditions pour le ski :
Très bon regel.
Descente SE Aigleton en début avancé de moquette
Descente après le premier mur de la belle Etoile sud en très bonne moquette
Descente du col de la Vache en top moquette et la traversée rive gauche se faisait bien
Descente sud du Pic de la belle Etoile en top moquette en haut et la toute fin collait un peu
Descente SO de l'Aigleton en bonne moquette jusqu'à environ 2100m puis on a fait au moins pire en cherchant les contrepentes ou les traces des skieurs précédents
Border pas mal mais les cailloux apparaissent bien dans les virages creusés
Conditions nivo et activité avalancheuse : pas mal de vieilles purges au soleil et une grosse reptation qui coupe la partie basse du couloir sud de la belle étoile
Skiabilité : 🙂 Bonne
Compte rendu (par elie.poncet)
Itinéraire suivi : GPX
Horaires : 7h30 - 14h
Après deux semaines sans être allé dans Belledonne, il est temps pour moi d’y retourner. Sur le groupe, une belle boucle est proposée, idéale pour le ski de printemps. Impossible de ne pas se laisser tenter. On part donc à pied du Muret : tout a tellement changé depuis mon dernier passage…
Dès le départ, on se met à discuter avec David, un gars bien sympa en vélo-ski. Il allait en direction de la Dent du Pra, donc on a partagé la route avec lui jusqu’au col de l’Aigleton. La montée se fait bien, il n’y a pas grand monde et ce n’est pas trop difficile. Pour monter à l’Aigleton, les couteaux sont les bienvenus à l’unanimité, mais l’endroit idéal pour s’en équiper est jugé différemment par chacun.
Après une première descente agréable, dans le timing prévu, on décide de ne pas repeauter. Ce sera en crampons pour passer le premier mur de la Belle Étoile sud. On n’a pas été les seuls à faire ce choix, mais d’autres sont bien passés à ski. Il y a eu quelques pas isolés où la croûte a cédé, mais c’était quand même un choix efficace qu’on n’a absolument pas regretté. On a été récompensés de cet effort par une belle descente en très bonne moquette. Dommage que ce soit un peu court : on aurait presque pu prolonger le plaisir un peu plus bas…
Pour remonter au col de la Vache, on a cette fois-ci remis les peaux jusqu’au pied du petit raidillon final, avec ou sans couteau. Pour les 50 derniers mètres, rebelote en crampons pour ne pas s’embêter. Ceux de devant sont passés à ski jusqu’à la corniche avant de finir les deux petits mètres manquants à pied, dans des marches. La descente sur le lac du Cos était super bonne : une top moquette dont on a bien profité, le sourire aux lèvres.
Une fois au petit barrage entre les deux lacs, il reste le retour. Toujours personne à l’horizon, mis à part un copain de Cédric avec qui on a fini le circuit (et, comme le monde est petit, aussi un copain de David qu’on a croisé en début de journée). La remontée au pic de la Belle Étoile est un peu longue : il y a quand même de la distance, mais le cadre est tellement exceptionnel qu’on n’y pense pas trop. Ça n’a même pas « zipper » dans la remontée jusqu’au sommet, ça fait plaisir de ne pas perdre d’énergie inutilement. Une fois sur le point culminant du jour, c’est la grosse foule : je n’avais jamais vu autant de monde là-haut. Après une pause sandwich bien appréciable, on s’est lancés dans la descente sud. Sur ce versant, ce sont les meilleures conditions que j’ai trouvées cette saison : le couloir se descend vraiment facilement et la pente de dessous est excellente. Sur la partie basse, c’est également super bon, sauf les 100 derniers mètres qui collaient un peu.
Après un ultime repeautage et un second passage au col de l’Aigleton, il est temps de rentrer à la voiture. On a profité de ce qu’il restait de moquette sur le haut, mais c’est rapidement devenu un peu mou. Certes, ce n’était pas la grande joie à descendre, mais j’ai vu pire : ce n’est pas trop difficile à skier. Malgré les cailloux qui pointent, le border est meilleur que la neige au-dessus du Habert.
Fin à pied, mais très courte et plus que raisonnable pour la saison.
Très belle boucle que j’avais faite une seule fois, et dans l’autre sens, en un peu plus élargie (jusqu’au Rocher Blanc). Comme toujours, partenaires de luxe pour profiter pleinement de cette énième journée en montagne.