Toutes conditions météo et nivologiques, forcément sur 13 jours !
A signaler tout de même l'onctuosité des faces nord et nord est, alors que les sud étaient plutôt en moquette poils très longs les après-midi 😁
Côté avalanche, risque 2, pas mal de gros écoulements et plaques déjà en bas après les fortes chutes de février, mais rien de rédhibitoire, à part un doute et de la distance prise au Rheinwaldhorn.
Cette année on repart de Binn, Valais Orientale et on traverse Tessin et Grisons pour arriver dans l'Engadine, pays de la luge et des images d'Épinal Suisse, entre Saint-Moritz et Susch. L'équipe s'est agrandit avec David qui a succombé à nos images, à l'envie ou tout simplement à la bonne camaraderie de cette histoire 🤩 On part sur un programme de 13 jours cette fois ci en jouant un éventuel but météo et gagner en flexibilité avec un mixte de cabanes CAS tout confort, de refuges non gardés en mode rustique, et de quelques étapes "luxe" avec hôtels pour sécher les peaux et les bonshommes.
On est toujours orienté ski en privilégiant si possible des descentes Nord ou à la limite du sud en moquette plus ou moins profonde. On est étonné cette année par la différence entre les grosses chutes neigeuses de février en France et un enneigement correct mais parfois insuffisant en face sud.
Comme la Suisse, on se cale un horaire de départ le matin à 8h07 selon si le bus du matin a "2 minutes" de retard 😁
Voici quelques anecdotes au fil de ces journées:
- On a tout eu côté neige et météo avec quelques jours blancs total à naviguer à la canne quelques dizaines de centimètre, la visibilité jaunâtre du vent de Sud polaire sous le sable du Sahara et bien sûr une super fenêtre de soleil globalement. Côté enneigement c'est très correct mais hétérogène avec du bon gavage en face Nord à la gymnastique du marcassin entre les rhododendrons, la moquette très profonde et les plaques d'herbe sur les versants Sud.
- Incroyable isolement avec 2/3 du temps à la trace et quasi personne dans les vallons. Juf et Bivio sont de véritables spots à ski de rando en plus de la luge qui semble être un loisir local important avec montée en train et descente en luge sur les kilomètres de routes fermées
- Les "locaux" ont des talons aiguilles et tracent des lignes à 35° de moyenne qu'on doit quasi toujours retracer tellement cela tire le tendon d'Achille 🤪
- Tactique & logistique, la Suisse Est vraiment le pays où tu peux atterrir tout en bas des vallons, mais attraper quand même un bus postal qui te dépose devant le gîte de l'étape.
- Mention spéciale à l'option "taxi/télécabine" pour gratter du D+ gratuit quand le manque de neige est flagrant à 1200/1300 mètre et en face sud jusqu'à plus de 2000m.
- Encore un épisode panne de splitboard un peu au-dessus d'Airolo, avec une bague laiton perdue en route et qui m'a valu un jeu de piste téléphonique pour tomber chez Snowlimit à Andermatt, un aller retour piéton/train/tunnel et une jonction millimétrée au col le lendemain avec le copains. Il faut savoir saisir sa chance 🤞
- L'instant "Aladin tapis volant" pour la descente du Fuorcla Laviner en vielle poudre encore bien conservée et où tu te demandes si tu n'as pas changé de planète et tu comprends ce qu'est l'esprit de la Traverse.
- La sauvagerie du bastion Adula et son franchissement du Rheinwaldhorn (3401 m et source du Rhin) avec une face Est à 40° sur neige ferme, navigation dans la face et canyon de sortie en mode glace et trous d'eau qui nous a demandé du temps, des recherches et des efforts. C’est grand les Alpes !
- Le Piz Picuogl en mixte sur plus d'1km aller/retour et ses 3333m d'élévation avec un étui à jumelles de la Wehrmacht en guise de livre d'or. Humour franco-allemand au sommet, on valide 😇
En conclusion :
Une étape de notre GTA qui tient toutes ses promesses avec un isolement incroyables la majorité du temps, des paysages meringués, des "Ti'Hameaux" déserts, une découverte totale de cette partie de la Suisse avec toutes ses langues et dialectes et bien entendu une équipe solidaire qui fonctionne. On finit donc en Engadine un peu en aval de Saint-Moritz, entre les Mercedes et les lugeurs du dimanche, avec des kilomètres de skating et des pulls en laine comme dans Martine chez les Helvètes 😂 Une grande certitude certitude : vivement l'Autriche l'an prochain.
On a pas mal lu, relu et s'amuser de la verve de Sylvain Tesson en parallèle de nos étapes et du coup un petit coup d'IA générative pour générer cette pensée résumée de notre cheminement : "À l’assaut des cols et piz, nous vivames une partouze d’altitude : un entremêlement de sueurs, de souffles courts et de désirs bruts, où la montagne se donne à nous avec une impudeur céleste"
Crédits: toujours sur une ligne inspirée du topo de Philippe Ertlen intitulé “Grande Traversée des Alpes” aux éditions Olizane
Notre compte Instagram qui a permis de garder un peu nos proches dans la boucle.
Et déjà un edit d'images qui bougent avec super Nico qui monte aussi vite les vidéos que les cols 😁
Philippeertlen, et cela a continué toujours un peu plus vers l'Est. Merci pour la ligne directrice et as tu un avis pour la suite entre l'Autriche ou les Dolomites ?
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