Sortie du dimanche 19 avril 2026
Loup
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : Très chaud le samedi / quelques nuages (dont 1 sur le sommet...) le dimanche
Conditions d'accès/altitude du parking : Parking au bout de la route après le gîte du pas de l'âne, RAS
Altitude de chaussage/déchaussage : 1600 (samedi) - 1800 (dimanche)
Conditions pour le ski : Très bonnes
Conditions nivo et activité avalancheuse : RAS sur notre itinéraire. Une coulée en face Nord dans le glacier de Tombe Murée
Skiabilité : 🙂 Bonne
Compte rendu
Itinéraire suivi :
Samedi : Villar d'Arêne (6h) - refuge de l'Alpe du Villar d'Arêne (8h) - Glacier de la Plate des Agneaux (10h) - Couloir de gauche - Refuge Adèle Planchard (13h)
Dimanche : Grande Ruine (montée par le couloir central, descente par le couloir caché) (10h) - Col des Neiges (11h30) - Glacier de la Casse déserte (12h) - Glacier de la Plate des Agneaux - Villar d'Arêne (15h30).
Un grand merci à Antoine qui nous a proposé à Mathilde et moi cet itinéraire magnifique au travers de 3 glaciers pour atteindre ce prestigieux sommet offrant "le plus beau panorama des Ecrins" selon Gaston Rébuffat. Nous avons hâte de découvrir cela et partons à l'aube traverser le grand et long vallon menant au glacer de la Plate des Agneaux. L'ambiance est magique, sous les contreforts Nord des grands sommets qui nous séparent du Glacier Blanc. La thermodynamique de la fonte de la neige sous les skis aussi : le soleil chauffe tellement qu'il forme des "feuilles d'eau". Tout cela nous conditionne pour le "sommet des alpinistes rêveurs" que nous irons chercher demain matin. Pour le moment, nous découvrons le refuge Adèle Planchard magnifiquement rénové et chaleureusement gardé. Un vrai coup de coeur avec une vue de rêve face à la Barre des Ecrins.
Dimanche, le jour se lève peu à peu et nous sommes impatients d'atteindre le point de vue. 8h30, nous sommes au pied de la face. Nous choisissons le couloir central, qui passe bien (un pas sur un ressaut rocheux, le reste en neige). ça monte bien, c'est super. Nous y sommes presque. ça y est, nous arrivons sur l'arête finale et que voyons nous ? Rien. Voilà.
Notre imaginaire restera préservé et nous avons tout le loisir d'imaginer le paysage derrière ce nuage qui bouche 360° de notre champ de vision. Finalement Gaston avait raison, tout est beau pour l'alpiniste rêveur et nous sommes ainsi libres d'imaginer ce que l'on veut derrière l'écran blanc. Peut-être y avait-il la meije, ou peut-être pas. Ou peut-être que c'était le sommet du Grand Chat en Belledonne, ou peut-être pas ; Schrödinger l'aurait adoré celui-là.
Toujours est-il que nous redescendons par le couloir caché et retrouvons nos skis et la vue des couleurs vers 10h30. Le ciel s'éclaircissant, nous descendons par le très péteux col des neiges en rappel (attention aux chutes de pierres, surtout pour les skieurs qui montent) et skions avec plaisir sur le glacier de la Casse Déserte pour redescende à Villar d'Arêne.
Dans la voiture, nous lisons quelques comptes rendu pour alimenter notre imaginaire et voir ce qu'ont pu vivre d'autres cordées. Je suis tombé sur le compte rendu de N∇BL∇ (
skitour.fr/sorties/185322) qui nous a beaucoup fait rire et qui semble-t-il a comme nous rêvé d'une vue.
PS : J'ai trouvé un piolet lors de la descente, entre le refuge de l'alpe du Villar d'Arêne et Villar d'Arêne. Tombé du sac d'un alpiniste qui avait peut-être également la tête dans les nuages - quoiqu'il en soit si vous êtes cet alpiniste vous pouvez me contacter pour le récupérer.