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Traversée de Belledonne depuis Chamrousse

Sortie du samedi 11 avril 2026 (Hier)
bart
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : Grand beau, souvent chaud, quelques cirrus en fin d'après-midi le 3ème jour, quelques gouttes en arrivant à proximité de la route
Conditions d'accès/altitude du parking : ben c'est le parking de la station
Altitude de chaussage/déchaussage : Le dernier jour, on peut rechausser les baskets vers 1100, mais beaucoup de passages à sec avant
Conditions pour le ski : Plutôt bonne, mais forcément quand on parcours cette échine dorsale tantôt à l'ouest, tantôt à l'est, la qualité dépend de l'horaire.
Conditions nivo et activité avalancheuse : de grosses coulées tout au long du parcours
Skiabilité : 🙂 Bonne
Compte rendu
Itinéraire suivi :
Horaires :
Un projet dans les cartons depuis quelques années, des doutes sur la météo mais finalement ça semble faire. C’est partie pour cette traversée en mobilité douce, train et bus jusqu’à Chamrousse.
1er jour : En chaussant à 9h30 difficile d’aller plus loin que le refuge de la Pra. Assez long quand même avec beaucoup de descente peaux sur les skis, ce qui les fusille pas mal. D+ 900 m
2ème jour : La montée au col de Freydane se déroule bien. La descente sur le glacier éponyme, sous la face austère du grand Pic de Belledonne est magnifique avec une poudre tassée agréable à skier. Remontée vers le crux de la traversée, le col du rocher de l’Homme. Finalement en poudre tassée ça passe crème. S’ensuit l’enchainement du col de la Mine de fer et de la brèche de Roche fendue. La descente est bonne au début, puis cela s’alourdit rapidement. Emporté dans notre élan on descend un peu bas. C’est pas grave, on profite. Nous ne serons que deux au refuge. D+ 1450 m
3ème jour : Nous optons pour le col de l’Aigleton. Petite descente derrière. La montée suivante se fera en crampons pour éviter de galérer dans la grosse coulée. Derrière pour éviter une manip, on tente de traversée à pied pour rejoindre le col de la vache. Grosse erreur, les pentes ont chauffé et on s’enfonce à de maintes reprises. Magnifique descente dans une moquette 5 étoiles sur les lacs de sept Laux. On contourne le premier par la gauche. Remontée vers le lac blanc et là je consulte le niveau de ma foi, le curseur est à -10, tant pis, comme le mystificateur de Nazareth, je m’élance sur le lac. Nom de dieu, ça marche. La descente du col de Monchillon est plutôt bonne. Nous serons 5 au refuge de Combe Madame. Comme hier, l’orientation nous permet de diner dehors. D+ 1340 m
4ème jour : Les couteaux vont chauffer aujourd’hui. Elle est bien tendue cette première montée au col de Tepey. Désormais on est chez nous, comme diraient les fachos. Cette partie là du massif nous est familière, plus besoin de faire de la carto. A 8h30, ça commence à décailler. On a bien fait de partir de nuit. Belle descente puis rapidement on repeaute direction la selle de Puy Gris. La descente du glacier de Gleyzin est bonne mais plus bas on s’agrippe aux chaussettes. Dernière montée, la trace est bonne jusqu’au col du Morettan. Une bonne descente jusqu’au barrage mais après une bonne galère dans la forêt. On mettra environ trois heures pour rejoindre la route, tantôt à skis, tantôt à pied. D+ 1800 m et 25 km.
Un joli voyage de proximité, en mobilité douce comme la plupart de mes raids, sans cramer trop de CO2. Une orientation complexe sur la première partie avec beaucoup de micro-descentes. Chapeau à ceux qui enchaînent le parcours à la journée. On aura croisé en tout et pour tout 5 personnes (deux à la brèche de roche fendue et 3 collants pipettes à la selle du Puys Gris) plus quelques chamois.