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Sorties > Ecrins > SUPERPROMO : pour un Glacier Suspendu, le Burlan est offert!

SUPERPROMO : pour un Glacier Suspendu, le Burlan est offert!

Massif : Ecrins
Départ : Saint Christophe en Oisans (Les Prés) (1639 m)

Topos associés : Col de Burlan, Couloir Nord Aiguille du Plat de la Selle, Face Nord, couloir du glacier suspendu

Sommets associés : Col de Burlan (3207 m) Aiguille du Plat de la Selle (3596 m)

Orientation : N

Dénivelé : 2200 m.
Ski : 5.1

Sortie du samedi 28 mars 2026 (Il y a 2 jours)

N∇BL∇

Conditions nivologiques, accès & météo

Météo/températures : iso 0° 1400m , beau temps puis ca se bâche vers 16h
Conditions d'accès/altitude du parking : déneigé
Altitude de chaussage/déchaussage : parking
Conditions pour le ski : vallon en neige durcie par le vent et le regel, dans les couloirs c'est poudre tassée sur fond dur : impeccable!

Conditions nivo et activité avalancheuse : Rien vu dans la zone, dans les couloirs une fine plaque de 5cm partait à l'occasion sous les pieds, sur un fond dur.

Skiabilité : 😄 Excellente

Compte rendu

Itinéraire suivi : couloir du glacier suspendu puis Burlan
Horaires : 7h30-17h


Jeudi il a neigé.
Du coup vendredi, c'était le jour des petits malins, et donc évidemment qu'on nous retrouve avec le copain Sylvain, prêts à profiter de ce retour d'hiver inespéré. Après moults décisions hésitantes et contretemps fortuits à 20h, 23h puis 5h30, on se rabat sur du hors piste à l'alpe d'huez.  Le copain est bougon, y a pas à dire, il en a marre des stations : ça doit être ça que de vieillir... Alors on innove, on s'en va se perdre dans des hors pistes aux petits oignons avec des bornes à faire sur la route entre chaque run. 
De quoi se sentir un peu seuls et merdouiller un peu. Je pense qu'à un moment j'ai pu lui arracher une validation du plan du jour mais voilà qu'on rebascule sur l'Alpe pour se prendre le festival Tomorrowland dans la tronche. Des gens déguisés en riders d'escargots gonflables, des princesses russes en perruque rose, des gens bourrés à 15h de l'aprèm, et chaque remontée qui vomit de la musique bien indus pour fêter ça. 
Aie. 
Ok, d'accord t'as raison. 
Fuck'em, on se casse! 
Sur le chemin du retour on discute du plan du lendemain. Le copain est tellement en manque qu'il propose du touffing à Chamrousse. Basiquement : planter le piolet dans de l'herbe et puis descendre à skis sur la piste de Casserousse.
Gars, je te comprends, mais là ça ne va pas du tout. On va te soigner parce que là ça devient grave.
Aller viens, on va dans le vallon de la Selle, tu vas pas en voir beaucoup des gens, t'inquiètes pas.
Au fait, t'aimes bien tracer?
 Le plan est accepté, à condition que le compteur de dénivelé dépasse les années 2000. 
Pas de soucis frérot, on va en manger du déniv' !
Ce samedi matin on se retrouve donc à 7h30 sur un parking quasi désert, à l'exception de la camionnette de deux gars partis faire de la cascade. La remontée du vallon se fait vite, c'est encaissé, en peu le bordel mais ça va, c'est raisonnable. 
A un moment faut enjamber une écluse, normal, ben oui, qui ne l'a jamais fait
Le vallon s'oriente bientôt vers l'est laissant à notre droite un joli couloir tout droit : le couloir du glacier suspendu. 
Largement reconnaissable avec son petit sérac à son sommet. De loin, le couloir est décevant : 
Ce truc, c'est du 5.1 ? Mais ça a l'air tout plat! 
La perspective nous joue des tours à l'évidence car le couloir est de la même trempe que le Davin. 
On n'a pas eu la présence d'esprit de mettre les couteaux avant de commencer la remontée, donc on dégaine les crampons assez tôt et c'est Sylvain qui s'envole à l'assaut de ce couloir tout plat, qui va nous prendre, quoi , 30 minutes, grand max? 
Est ce d'ailleurs vraiment la peine de le remonter pour une si petite descente?
Bon, dès les premières centaines de mètres, le sommet ne se rapproche toujours pas, il est possible que ça nous prenne légèrement plus de temps que prévu. En regardant vers le bas, l'ambiance, elle, commence à se faire sentir à mesure que la pente se rapproche des 45°.
Devant c'est toujours Sylvain qui trace, en zigzagant pour rester sur les plaques dures.
Ah ça mon pote tu voulais du dénivelé, tu vas bouffer de la trace, ca va te calmer un peu!
Faut que je reste au contact derrière, quand même, histoire que l'égo ne souffre pas trop. C'est important de le ménager celui là. 
 Au dessus de nos têtes, le sérac se rapproche (trop?) doucement et souffle par intermittence quelques tourbillons de neige glacée. On finit par s'arrêter juste en dessous,  à sa gauche, soumis aux intempéries glacées qu'il vomit à intervalle réguliers. 
Le chaussage des skis dans une pente raide, c'est toujours un peu sérieux comme moment. Mais là avec ces foutus spindrift ça pourrait presque relever du pénible, alors faut aller vite.

"Alors, c'est pas la même ambiance que Tomorrowland, hein?"

Les premiers virages se font sur une neige striée de petites pierres balayées depuis plus haut. La neige est dense, elle accroche, ça renvoie fort, le rebond est juste parfait. Les premiers virages sautés sont un plaisir à exécuter puis la pente se radoucit un peu jusqu'au point où, ça y est, la confiance revient au max. Le fond dur est impeccablement lisse, saupoudré de fraiche roulée. Le couloir est large, presque débonnaire!
On est sur Bellevarde. 
Manche de géant. 
Gros virages appuyés, le feeling est incroyable, c'est du bonheur brut. 

"Tu vois, c'est à ça que servent les heures passées sur les pistes, c'est pour savoir rayer des faces comme ça!
-- Ok, d'accord, mais du coup, c'est bon, non? Maintenant faut y aller dans ces faces justement!"

 Je suis surexcité en bas du couloir : 

"On le refait?
--On va peut être manger un bout, nan? Il est 13h30."

Soit. C'est la pause donc. Je sors mon sandwich pendant que le copain écope la neige dans son sac. Un petit spindrift dans un sac ouvert ça remplit bien le dit sac, apparemment!
Et puis, bon, il est même pas 14h, le jour est grandiose, et on a encore la caisse. 
Y avait pas un autre couloir juste à coté? 
C'est un beau dilemme Exploration/Exploitation. On ne sait pas ce qu'on va trouver, la descente va t elle être aussi folle? Peut être qu'on devrait juste refaire celui là?
L'âme de l'aventurier est plus forte que celle de l'exploitant aujourd'hui, alors on part dans le Burlan...
C'est reparti pour la petite ballade digestive, les skis directement sur le dos. L'euphorie est présente mais la perspective des 1500m de dénivelé totaux les skis sur les épaules, ça fait moins rire. 
Alors on discute comme si de rien n'était. L'illusion est presque parfaite. 
Cette fois on trace à tour de rôle, c'est quand même plus dur physiquement que ce matin. Mais, pour nous aider à garder le moral, la neige demeure identique à ce qu'on a connu juste à coté. 
Ca promet encore une descente de folie. 
Le couloir est plus étroit, il n'est pas aussi rectiligne et se rétrécit encore dans sa partie finale. Arrivés dans cette dernière partie, on se rend compte que les 100 derniers mètres ne se passent pas à skis, et on n'a plus le temps de merdouiller en mixte dans les cailloux. 
Il est 16h et les cimes d'en face disparaissent dans la brume de la perturbation à venir. 
Il est temps, on a joué, on a gagné, les 2000m de D+ sont cochés depuis longtemps : le hold up est complet et il est temps de se barrer avec la caisse. 
A nouveau la descente commence par des virages sautés agréables  avant de se délier dans des virages plus rapides, plus joueurs. On est passé sur de la manche de spécial, avec murs rapprochés en guise de guide visuel pour marquer l'endroit ou il vaut mieux tourner. 
C'était "Dément" comme ils disent les vrais. 
Faut il lui donner le grade de "Majeur"
Le comité se rassemble et décide finalement que non, on restera sur du "Dément". 
Sur le bas, je rigole tout seul en skiant, c'est pas contrôlé, c'est hystérique. 
Le retour se passe rapidement, faut quand même pousser sur les bâtons, faut pas déconner non plus.
La longue traversée fait mal aux jambes, y a plus beaucoup de jus. 
Sur une remontée en pas de patineur le copain plante la tête dans la neige, les skis en chevron, inaugurant ainsi la position dite de "La chute en Citroën". 
Y a vraiment plus beaucoup de jus.

Sur le chemin du retour, on dirait que l'antidote a fonctionné, il ne parle plus de mixte, de touffing, ou que sais-je encore toutes les bêtises que C2C peut lui mettre dans la tête.
Ouf.
C'est pas passé loin.


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