Par contre avec 9 personnes passé dedans aujourd'hui je conseil d'allé voir ailleurs...
Avec Tom, on avait envie d’aller voir ce couloir mythique, histoire de vérifier si tout ce qu’on raconte à son sujet est vrai. Du coup, rendez-vous ni trop tôt ni trop tard : départ vers 8h15 d’Oulles, avec une seule voiture, en mode “la remontée, on verra plus tard”.
D'abord on a commencer par customiser l'itinéraire en passant dans la seule forêt du coin, sinon c'est trop facile hein, (d'ailleurs j'y ai certainement perdu mon bonnet si quelqu'un le trouve...)
Arrivés au sommet, on fait la connaissance de trois skieurs qui nous ont devancés. Raté pour la première trace, ce sera pour une autre fois. Le plus dur finalement, c’est d’attendre en haut sans gêner ceux qui descendent… surtout avec ce vent bien relou. Pendant ce temps, quatre autres personnes arrivent, ça papote un peu. Bon, quand on est là, c’est rarement pour bronzer, mais on pose quand même la question :
— Vous allez où ?
— Faire l’Infernet
— Ah.
Petit calcul rapide : 3 + 2 + 4 = 9 personnes prêtes à s’élancer dans un couloir pas beaucoup plus large qu’un studio parisien (mais nettement plus long). Ambiance.
Ensuite, comme au toboggan de ta piscine municipale préférée, feu vert pour s’élancer. Sauf qu’après quelques virages, on comprend vite que les copains devant ont pris un peu plus de temps que prévu au rappel. Résultat : arrêt obligatoire au bout de 50 m, comme des plots, avec quatre zébulons prêts à partir derrière nous à tout moment. Tant pis. Et bien sûr, le vent est toujours là pour nous tenir compagnie (quelle chance).
Quelques temps plus tard, vrai feu vert cette fois (merci les petites radios), et là… punaise, qu’il est beau ce toboggan. La neige est excellente. Dommage qu’on soit déjà en quatrième, voire cinquième position. Mais bon, on relativise : on pourrait être neuvièmes.
Ah bah tiens, les voilà justement… et avec eux une petite pluie de boulettes qui nous passe autour. Tom signale notre présence au-dessus du rappel, et hop, un peu de répit.
Le rappel se passe nickel, et avec une RAD Line bien rangée, ça va vite. Bon, petite précision : il fait plus 35 m que 30 m… Disons qu’avec une corde de 30 m et les skis aux pieds, tu finis les derniers mètres en mode dry. Sympa c'est pile ce qui manquait à la ligne.
On range la corde, et évidemment, retour du spindrift envoyé par les voisins du dessus. Allez, anneaux de buste express, Tom !
La suite, c’est du très bon ski, avec une pente qui s’adoucit progressivement et une neige majoritairement poudreuse. Le pied. Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin (sauf le saucisson, lui il en a deux), on finit par arriver dans les dépôts d’avalanches, et là il faut calmer le jeu. Enfin… apparemment pas assez pour moi, vu que j’ai personnalisé mes skis avec un joli caillou croisé sur la route. Aïe.
En bas, on prend le temps de regarder les 1500 m de couloir au-dessus de nous. C’est long… mais on ne s’en lasse pas.
Et un grand merci aux voisins du dessous, qu’on retrouve en bas, et qui avec une place libre m’ont permis de récupérer ma voiture en haut.