Massif : Belledonne
Départ : Prabert (1220 m)
Topo associé : Pas de la Coche, depuis Prabert
Sommet associé : Pas de la Coche (1989 m)
Orientation : W
Dénivelé : 1036 m.
Ski : 2.2
Départ : Prabert (1220 m)
Topo associé : Pas de la Coche, depuis Prabert
Sommet associé : Pas de la Coche (1989 m)
Orientation : W
Dénivelé : 1036 m.
Ski : 2.2
Faune : Afficher les zones sensibles
Sortie du dimanche 15 mars 2026
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures :
Brume légère avec magnifiques éclaircies vers 1900 m, sommets dégagés mais vallon embrumé toute la matinée.
Conditions d'accès/altitude du parking :
1220 m
Altitude de chaussage/déchaussage :
1220 m
Conditions pour le ski : Neige poudreuse humidifiée sous 2000 m. Au-dessus neige ventée/poudreuse avec beaucoups d'irrégularités Conditions nivo et activité avalancheuse :
Plaques ventées faces Sud du Pas de la Coche, présence de coulées humides imposantes et dépôt visibles dans les combes. Jusqu'à 1m dans les combes mesurées au planter de bâton
Cohésion visible des plaques avec propagation nette sous les skis. Ça ne sentait pas bon, on a rebroussé chemin un poil tard.
Avalanche déclenchée très proche en temps et distance en avance de notre position, face SE
https://www.data-avalanche.org/avalanche/1773589804050
Activité avalancheuse signalée dans la zone ce jour, voir la carte.
Skiabilité : 😄 Excellente
Compte rendu (par Le Tank Soviétique)
Itinéraire suivi :
Horaires : 8h15 - 13h
Récit dominical d'un Tank Soviétique.
On n'a pas le temps de reposer les chenilles, ni de refroidir les moteurs, il faut continuer à monter pour la Mère Patrie. Après une folle aventure nocturne avec la petillante Chamechaude vendredi soir en compagnie de LadaNiVa, nous nous sommes retrouvés sur un parking de bon matin au volant de sa vieille 309.
Depuis quelques minutes une énorme fourgonnette nous suivait, Américains ? Mossad ? Qui peut bien suivre deux véhicules soviétiques comme nous ?
C'était Vincent et sa compagne Marion qui voulait nous amener découvrir le Pas de la Coche. Un transfert diplomatique plus tard, nous étions dans la fourgonnette. Des skis, du matériel de montagnard partout, un habitat parfait pour vivre des aventures partout et tout le temps, je chuchotais à mon compagnon.
"je crois qu'on a été capturés par des grelous"
Il ne laisse rien paraître, quel self-controle !
Vincent nous dit qu'il fait du ski de rando depuis 35 ans, en plus, il est mince comme un opposant politique de retour de vacances du Kamtchatka, je sens qu'il va monter trop vite pour nous.
"on sera peut-être plus lents à la montée vous savez"
Marion dit qu'elle est fatiguée et sera plus lente, ouf ! On devrait pas perdre la face, nous sommes encore loin d'être comme ses commandos en tutu-collants qui escaladent la montagne comme des bouquetins.
Sitôt arrivés au parking, le ton est donné. Vincent part comme un danseur étoile à pleine allure. Et Marion...Bah heureusement qu'elle est fatiguée parce que je n'imagine pas sinon. Je la suis à peine, LadaNiva patine un peu sur la neige. Notre fin duo n'est pas sur un régime de croisière du tout.
Pourtant, on pourrait se croire en croisière, le paysage en tient de quoi. La neige a envahi les moindres recoins de la forêt, des couettes, des coussins, des bourrelets blancs partout font désormais le lit du vallon. C'est beau, c'est moussu de partout sous les majestueux sapins, on profite avec les yeux tandis que les cuisses maintienne l'effort.
La pente étant bien soutenue, et malgré une brume légère qui voile autant qu'elle sublime la forêt nous arrivons rapidement au vallon principal. On y voit peu de reliefs, et c'est là que la magie opère. De la brume grise qui cachait tout, une sphère blanche apparaît dans le ciel, et deux inspirations plus tard, le Pas de la Coche, l'Aigleton, la Jasse, tout. Nous étions au bon endroit au bon moment, c'est beau d'être là en cet instant. Rapidement la brume revient, c'était beau aussi parce que c'était rare et éphémère. C'est comme une révolution bolchévique, c'est beau au début mais ça part bien vite...
Nous enclenchons la dernière montée au Pas, la pente est bien raide sur une couche de neige assez respectueuse, les doutes commencent à poindre mais je reste plutôt confiant. Trop peut-être ?
Arrivés au Pas, la neige change complètement de forme, des crêtes de poulet sculptent entièrement l'entrée du Pas de la Coche, c'est la neige soufflée qui en a été retirée et qui s'est sûrement déplacée pile là où nous nous rendons. Verra qui ira.
De l'autre côté, le Soleil reprend sa place et nous fait profiter d'une splendide vue des Grandes Rousses et de Belledonne. Au loin la Croix de Belledonne est splendide, je ne l'avais jamais vraiment vue... intéressant.
La dernière ascension vers la pointe du Sciallet nous réserve plusieurs observations inquiétantes. Vincent est de moins en moins à l'aise. La face Sud est extrêmement chargée en neige fraîche, les plaques à vent sont présentes et épaisses. Sur un passage à 30° et plus, on sent que c'est très instable. On s'arrête finalement au point remarquable 2154. Pour la descente. Il est 11h55...
1h plus tard, 100m au dessus de nous, ce serait-on doutés qu'une avalanche aurait lieu et emporterait un skieur, sans victime heureusement. On se sera arrêtés assez tôt et en même temps n'étions nous pas allés trop loin ?
Mais au moment présent, après quelques photos qui s'imposaient, nous avons enclenché la descente au soleil, un poil technique car beaucoup d'alternances entre neige ventée et poudreuse mais ça reste du bonheur ! C'est une neige 5/5.
Arrivés de nouveau au Pas, la nuage nous attrape et on ne voit plus rien du tout. On suit Vincent, moi j'aime bien ce jeu de skier dans le brouillard. On suit celui qui est devant, ce dernier y voit encore moins, il tombe, on prend son tour jusqu'à tomber et laisser sa place, et ainsi de suite. C'est comme dans un bureau politique en mère Patrie, on attend que son chef de cabinet se fasse 'remercier' par le petit père des peuples pour prendre sa place.
Mais Vincent et Marion, ce ne sont pas des soviétiques de la dernière pluie, pire c'est des grelous chevronnés, je vois bien qu'ils ne tomberont pas, ils skient super bien et ne sont jamais pris au dépourvu, ça doit être l'expérience, je ne sais pas trop ce que c'est, un truc d'adulte je crois...on restera derrière.
Et on tombera plusieurs fois derrière, il y a trop de poudreuse, partout de chez partout, la maîtrise des skis est difficiles mais c'est trop bien !!! Je m'amuse comme un gosse de 10 ans, et c'est tout sourire que l'on retourne au parking sans accroc autre qu'un vol plané d'une LadaNiva spectaculaire, comme toujours, mais sans dégâts, comme toujours aussi... étonnamment.
Rentrés sur Grenoble vers 14h, allez je pars voter pour sauver la démocratie et la France, et pas n'importe laquelle, celle du Général de Gaulle et après, SIESTE !
A bientôt les capitalistes :)












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Pas de la Coche : Kidnappés par des grelous


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