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Accueil > Actu > Politique et Société > Les stations de ski espèrent ouvrir pour Noël, les hôpitaux de montagne au bord de l’implosion !

Les stations de ski espèrent ouvrir pour Noël, les hôpitaux de montagne au bord de l’implosion ! - Politique et Société


7 votes

Les stations de ski espèrent ouvrir pour Noël, les hôpitaux de montagne au bord de l’implosion !

Proposé par Philippe le 14.11.20 à 09:06 :: www.altitude.news :: 4555 vus :: 1195 clics :: 50 commentaires :: Politique et Société

Le lobby du ski en action... »

Commentaires

L
Legazier, le 14.11.20 16:33

J'ai voté pour parce que ton article est potentiellement un bon sujet de discussion.
Pourquoi ton commentaire 'lobby en action"?
Parce que les stations de ski, comme les banques, les autoroutes ou l'industrie pharmaceutique sont des vilains petits canards?
Le problème de fond qui est posé (celui de l'hospitalisation) relève plus de la traumatologie dont le débit est énorme pendant la saison de ski, avec la nuance que le secteur privé y participe. Avec le COVID, cela peut être chaud.

Invité, le 14.11.20 17:22

Ben si, le lobby du ski, c'est pas un gros mot de le dire.
On peut comprendre facilement les enjeux économiques qui poussent à une ouverture des stations, mais il faut aussi regarder derrière si ça suit.

Pour le moment, les hôpitaux "montagnards" ne suivent pas. Donc, à un moment, il faudra bien prendre une décision. décision qui nous plaît ou pas.

A
astierv, le 14.11.20 18:20

@Legazier.
Oui, un vilain petit canard ce lobby du ski, bien plus influent qu'on ne le pense...
C'est par exemple "lui" qui influence (et détermine) le positionnement des vacances d'hiver, en cassant les rythmes scolaires, pour le business du ski. Quand on sait que seulement 8% des Français skient, et si l'on compte le nombre d'enfants parmi cette part (admettons 1/3), ces vacances sont placées ainsi pour "seulement" 3 à 4% des ptites têtes, au détriment des 96 / 97% qui ne bénéficient pas de cette activité et qui subissent le déséquilibre du calendrier scolaire.
En allant plus loin, cette "avancée" des vacances d'avril dans le calendrier, toujours influencée par le lobby du ski, ne bénéficie qu'à quelques stations d'altitudes, et aux "skieurs du printemps", soit moins de 2 % des Français à la louche...

L
Legazier, le 14.11.20 19:34

VA: Bof....Je ne vais pas pleurer sur tes arguments. Pour être heureux, pas besoin de ski pour tous...Quant au "déséquilibre du calendrier scolaire"...Si il n'y avait que cela à dire sur les défauts de notre enseignement, nous serions en tête des classements. Dois je te rappeler qu'à la rentrée de sixième 20% des élèves ne savent pas lire et comprendre un texte simple?
Combien d'emplois directs et indirects? Voilà une autre question.
Toutefois, si le l'argumentaire de Philippe est réduit à cette histoire de "lobby" qui peut plaire à beaucoup de monde, l'article me semble tourner vers le problème sanitaire.

P
Philippe, le 14.11.20 20:04

Bonjour,
J'ai utilisé le mot "lobby du ski" parce que ça existe effectivement et j'attends avec curiosité les décisions qui vont être prises pour les prochaines vacances...N'oublions pas qu'une ministre influente de notre gouvernement vient de la Compagnie des Alpes. Je précise que pour moi le mot "lobby" n'est pas obligatoirement péjoratif...J'aimerais bien qu'il y ait un lobby pour les "sports nature" qui soit plus puissant et qui nous permette de dépasser ce fameux 1km/1 h ridicule. Je comprends tout à fait que beaucoup de personnes bossant dans/pour les stations soient inquiets, c'est naturel mais effectivement c'est le côté sanitaire/urgences qui m'inquiète: sur Grenoble, Chambéry, Sallanches, les urgences sont envahies par la traumatologie de plus en plus grave liée au ski de piste et ça ne va pas être facile à gérer même si les stations seront sans doute moins fréquentées.

A
astierv, le 14.11.20 20:36

Legazier : Pas bien vu le lien entre l'article, ma réponse, et le fait que nous ayons le pire système éducatif du monde (sûrement à cause de ces fainéants de fonctionnaires).
Oui, le fait que le calendrier scolaire qui s'applique à 100% des écoliers, collégiens et lycéens soit déterminé ainsi, alors que moins de 4% de ces derniers soient pratiquants, illustre bien la puissance du lobby ski auprès des instances nationales.
Après, bien sur qu'il y a beaucoup à dire à propos des emplois directs et indirects de "l'industrie" du ski. Un poids considérable en territoires de montagne.
Mais l'industrie du ski s'est constituée, à l'image de la monoculture intensive, sur le tout ski (ou le tout neige)..., et c'est sur que quand ça "merde", ça ne laisse pas trop d'alternatives...
Le genre d'épisode que nous vivons devraient inviter les acteurs du tourisme à se questionner un peu sur le modèle de développement...! Il y a du boulot!
Quand on voit les projets d'extensions, de liaisons, d'aménagements, toujours plus grand, toujours plus haut, c'est à se demander si la pensée des décideurs n'est décidément pas bloquée sur le modèle des années 80!

P
Pilator, le 14.11.20 22:21

Lobby n'est pas une insulte, mais surtout dans les pays ou il est pratiqué à visage découvert.
Pour ce qui est du modèle de développement, les villages de montagne souhaitent des emplois associés aux pratiques proposées, et dans un tel contexte, seul le ski alpin les génère en nombre plus qu'anecdotique...

Invité, le 15.11.20 05:58

Donc, le lobby du ski c’est pas bien. Par contre le lobby des libraires c’est bien.
Hormis les fonctionnaires planqués, il est juste normal que les personnes défendent leurs gagne-pains.

H
Heuuu, le 15.11.20 11:07

Salut,
Les hôpitaux de montagne ne sont pas (du tout) au bord de l’implosion.

V
ventus2, le 15.11.20 11:59

Le service réanimation de Briançon a été fermé il y a 3 ans...

P
Philippe, le 15.11.20 12:08

Ils ont du réouvrir des lits de réanimation à Briançon vu l'ampleur de la pandémie dans les Hautes-Alpes...

Invité, le 15.11.20 13:12

Les hôpitaux de montagne ne sont peut être pas plus judicieux pour gérer ce genre chose. Quoi qu’en dise ceux qui veulent des hôpitaux dans tous les bleds de France, et de Navarre, la médecine c’est comme toute les disciplines, pour être meilleur dans un domaine précis, ça vaut le coup de se spécialiser et surtout de pratiquer. Il faut donc une taille critique de l’activité.
Rien de tel que de passer par un hôpital de campagne pour avoir affaire à un médecin n’ayant pas grande expérience dans le domaine précis.

balto38, le 15.11.20 13:59

Dans le trie des réa je propose par ordre de priorité:

1 )ceux qui se font contaminer au travail médical, éducation (dont bibi), ..... dans les transports

2) accident dont la montagne (même si général ils n'y vont pas trop)

3) Tous ceux qui ne respectent pas les précautions pour le virus : Bomba aux courses, Bomba galeries marchandes....

4) s'il reste de la place ceux qui font des fêtes à 20 - 300 en plus des coups de fouet comme disent les élèves

5) Ceux qui tombent malade car il n'ont pas fait assez de montagne pour augmenter leur défenses immunitaires et qui passent leur temps sur le pc

Non c'est pour rire :D

L
Legazier, le 15.11.20 14:10

Philippe: tout à fait.
VA: ne t'embêtes pas avec cette histoire de fonctionnaire qui revient tout le temps. Ce n'est qu'un statut(très critiquable et inégalitaire, et 30% de l'enseignement sont aux mains du privé). Le problème de l'école est celui du pédagogisme. Mais on s'éloigne du sujet. Je pensais que tu disais que les congés tels qu'ils sont décidés étaient délétères pour les enfants.
Sur le modèle, oui, il y a une course en avant mais avec des adaptations. Par exemple, les activités d'été ont explosé cette année...le développement tel qu'il se fait est adapté aux contraintes de la règlementation. C'est surtout plus vite et plus nombreux (ce qui fait plus de collisions et d'accidents graves et là on retombe sur nos pieds). La perte de territoires naturels est largement limitée.
Les informations en direct des hôpitaux sont intéressantes.On peut en savoir plus?

A
astierv, le 15.11.20 14:32

@Legazier : Non, je ne disais pas que le calendrier était défavorable aux enfants. Il est simplement calé sur les "besoins" du tourisme hivernal.
Et dernière digression : les enseignants du privés, comme leurs collègues du public, sont tous rémunérés par l’État (on parle d'établissements d'enseignement privés sous contrat - les concours de recrutement sont les mêmes - les programmes dispensés sont les mêmes).

Invité, le 15.11.20 15:37

Article abusif, le lobby du ski est minuscule à côté du lobby pharmaceutique qui lui a ses entrées au conseil de défense.
Quand à la plandemie, rappelons que l'age moyen des victimes est egal a l'espérance de vie.
Devons nous tout nous interdire et tout mettre en faillite pour ca ?

Invité, le 15.11.20 16:10

Ya pas que les morts à considérer, les séquelles pour ceux qui l'ont eu, et là, ya des jeunes...
Après on peut s'en battre les couilles, prôner la liberté, être un égoïste, jusqu'à ce que le covid frappe à votre porte et là, on verra bien.

balto38, le 15.11.20 16:19

De toutes les façons maintenant pour la montagne à part les contaminations (télécabines, restaurants...) le pb ce sont les accidents c'est pour cela qu'il est interdit d'aller en montagne.
Il va falloir mettre des radars sur les pistes..

R
roufff, le 15.11.20 16:45

@VA : les vacances auraient lieu quoiqu'il arrive, alors que le lobby du ski pousse pour les décaler d'une semaine, je pense pas que ça soit la fin du monde ni un chamboulement des programmes scolaires.
Et au passage, facile de dire que la montagne n'a qu'à se réinventer, toujours la même rengaine. As-tu des idées concrètes ? Irais-tu louer un vélo en février s'il n'y avait pas de neige ? (ah non pardon, on est sur un site de skitouriens, on ne loue pas on préfère acheter du matos discount en ligne...)

A
astierv, le 15.11.20 17:45

@roufff :
Oui, une idée concrète très simple : Faire vivre les équipements et lits en place, et arrêter la fuite en avant, synonyme de toujours "plus".
Un Club-Med est-il essentiel à la survie de la Rosière?
Une liaison Alpe d'Huez - Les 2 Alpes est-elle essentielle à la survie de l'économie de l'une ou de l'autre de ces deux stations (ou de la vallée)?
Le prolongement du téléphérique de la Grave est-il indispensable?
Grignoter les espaces naturels pour agrandir les domaines déjà démesurés, est-ce bien nécessaire? (inutile de lister tous les projets en cours, c'est flippant).
Quelques illustrations quand même : La Tarentaise serait-elle en grave crise économique sans l'extension du Mont Valaisan? Sans le Club-Med des Arcs? Sans le Club-Med de la Rosière, sans ce sublime stade de rugby creusé dans les gypses de la Plagne etc etc...? NON, bien sur que non!
Dans le cas d'une crise sanitaire comme celle que nous vivons, pour "résister", vaut-il mieux entasser 3000 personnes dans un même complexe (ex : Club-Med), ou privilégier les structures à taille humaine, ou familiales...?
Donc ouais, une réponse concrète : arrêter la fuite en avant, faire avec l'existant, puis après, peut-être revoir le modèle autrement (à la baisse, plus diversifié, non axé sur le tout "ski"...).
Et enfin qu'on (que) j'aimerai ne plus entendre cette horrible expression, encore si prédominante : "aller à la neige", alors qu'il serait préférable "d'aller à la montagne", avec toute la diversité que ce(s) territoire(s) offre(nt) (nature, culture, patrimoine, qui sont, eux , des "atouts" prépondérants...), atouts, sinon mis en arrière plan, ... déglingués au "profit" de toujours plus d'artificialisation de la montagne.
Ce que je regrette le plus profondément, c'est que l'on érige le modèle ski en modèle irréversible, alors même qu'il n'existe que depuis 50 ans (sinon moins).
L'humanité s'est construite depuis 6 millions d'années (moins 50 ans) sans le ski, ... ce doit bien être possible de faire un peu autrement que de foncer, toujours plus vite, droit dans le mur.

P
Pilator, le 16.11.20 10:39

Dans cette belle argumentation, on notera que pour savoir ce qu'il est raisonnable de faire ou ne pas faire, il faudra te consulter...

B
Bboy_, le 16.11.20 11:46

@Totor: la différence c'est qu'une librairie on place cela en milieu urbanisé et qu'on ne doit pas directement porter atteinte à un biotope naturel peu commun pour exercer l'activité dont elle relève (même si on est d'accord, le secteur de l'impression, en amont, n'est pas tout blanc non plus).
En bref tout développement économique n'est pas à mettre sur le même pied. Certains sont plus respectueux de l'environnement que d'autres. Et surtt il est archaïque de croire que la popuation vivant en milieu montagneux n'a d'autre débouché que l'exploitation de ce milieu.

C
Capitaine_BenA, le 16.11.20 11:51

Il est bien normal que le secteur du ski défende sa cause, et il y a en effet beaucoup d'emplois à la clef. Qu'ils trouvent un protocole sanitaire pour pouvoir ouvrir cet hiver me semble vital pour les territoires.
La question que je me pose, c'est comment fait-on, nous skieurs de randonnée, et le monde de l'outdoor en général, pour nous défendre et faire entendre notre cause auprès des autorités, en montrant que notre pratique ne va pas engorger les hôpitaux ni représenter de risque de contamination Covid (le cas échéant en proposant des modalités "d'encadrement" et de limitation des risques).
Parce vu la passivité des deux fédés FFME et FFCAM, je commence à voir arriver gros comme une maison l'ouverture des stations mais l'interdiction du ski de rando pour cet hiver...

G
gdl, le 16.11.20 14:36

""Parce vu la passivité des deux fédés FFME et FFCAM, je commence à voir arriver gros comme une maison l'ouverture des stations mais l'interdiction du ski de rando pour cet hiver...""

+1

L
Legazier, le 16.11.20 16:49

Calme!!
Pourquoi interdirait-on le ski de randonnée si le reste est autorisé?
L'accidentologie du ski de piste est infiniment supérieure à celle du ski de randonnée.
Et si on croit Heuu, et j'aurais tendance à le croire, les hôpitaux ne sont pas saturés et les établissements privés là où il y en a participent activement aux soins de la traumatologie du ski de piste.

R
rfg, le 16.11.20 18:37

Ce que le grand public n’a toujours pas compris, et qui est très mal relayé, ce n’est pas que les hôpitaux soient saturés, mais que les professionnels de santé (dont je fais parti), bossent en ce moment à 48-60 h par semaines!!
Donc saturés ou non, lorsque nous serons tous en arrêt parce que épuisés moralement et physiquement, on ne pourra plus soigner personne!
Sachant qu’en période hivernale l’hôpital gonfle toujours un peu ses effectifs, en lien avec l’énorme augmentation en fréquentation des services d’urgence, réa et traumatologie (le skieur est le meilleur client quoi que vous en pensiez!!) en plus des grandes épidémies liées au froid + les agents malades et arrêtés, OUI, l’hôpital sera très probablement au bord de l’implosion, et on ne pourra pas y faire grand chose.

Invité, le 16.11.20 20:37

Bosser 70h par semaine, j’ai connu pendant plus d’un an. Je n’en suis pas mort.
C’est tout de même extraordinaire de lire des propos laissant sous-entendre que ça serait extraordinaire de bosser 50-60h par semaine.

P
Pilator, le 16.11.20 21:31

Bosser 70 h par semaine dépend grandement de l'ambiance de travail, une ambiance de merde et 20 heures seront vite épuisantes...

Invité, le 17.11.20 00:56

L’ambiance de travail, pourquoi pas. Mais le 1er élément est : es tu fainéants ou pas.

B
Bboy_, le 17.11.20 10:58

"L'accidentologie du ski de piste est infiniment supérieure à celle du ski de randonnée."
c'est du gut feeling ou basé sur des stats? en chiffres absolus ou ramenés au nombre de pratiquants?
et quid des ressources utilisées pour gérer un accident dans un cas comme dans l'autre?

B
Bboy_, le 17.11.20 10:59

"Ce que le grand public n’a toujours pas compris, et qui est très mal relayé, ce n’est pas que les hôpitaux soient saturés, mais que les professionnels de santé (dont je fais parti), bossent en ce moment à 48-60 h par semaines!!
Donc saturés ou non, lorsque nous serons tous en arrêt parce que épuisés moralement et physiquement, on ne pourra plus soigner personne!"
Si tous les mecs qui bossent 48h/sem finissent épuisés, on n'est pas sorti de l'auberge ;-)

A
Arno74, le 17.11.20 12:05

Pour ce qui est de l'accidentologie, le chiffre à prendre en compte pour estimer l'impact sur les hôpitaux de chaque pratique est plutôt la valeur absolue que le pourcentage ramené au nombre de pratiquants.
En guise de stats, pour la saison 2018-2019 en Haute-Savoie, il y a eu environ 9900 blessés suite à des accidents sur les pistes, contre 91 suite à des accidents en ski de rando.
Même en estimant que tous les blessés sur les pistes ne vont pas à l'hosto, ça laisse de la marge pour imaginer que le ski de piste impacte plus les hôpitaux que le ski de rando (ça c'est du gut feeling :wink: )

Pour ce qui est des ressources, si on parle de l'utilisation de l'hélico, il y a eu 1500 interventions héliportées (plus de 400 médicalisées) sur les pistes, contre 157 en ski de rando... toujours uniquement en Haute-Savoie.

Donc j'ai quand même l'impression que les stats confirment le feeling :wink:

L
Legazier, le 17.11.20 15:59

BBoy, je comprends ton désir de précision et de références. Je ne reprenais que des informations maintes fois lues et relues. Mais depuis, j'ai regardé, et les chiffres facilement disponibles sont écrasants. Et bien sûr, comme le dit Arno74, ce sont les chiffres en valeur absolue qui comptent dans ce contexte.
Tous les établissements quel que soit leur statut prennent en charge cette traumatologie avec un triage lié au pronostic vital ou fonctionnel grave (colonne).
Petite question à rfg: y a t il actuellement un absenteisme plus important (que d'ordinaire) à l'hôpital?

Invité, le 17.11.20 19:02

Je connais un paquet de mec qui bosse 60h par semaine en englobant leur temps de trajet, repas au resto, discussion avec les collègues, trollage sur skitour, préparation du prochain week-end, coup de fil à Bobonne pour savoir qui va récupérer les enfants à l école...

Invité, le 17.11.20 20:21

Je parlais bien de 70h de travail. C’est juste 10h de boulot par jour. Pas non plus le truc indécent ou surréaliste. Il y a tout de même 168h dans une semaine.

Invité, le 17.11.20 22:05

Oui oui

Invité, le 18.11.20 06:37

La capacité et la volonté à travailler dépends beaucoup de soi même et notamment de sa capacité à pourvoir s’organiser.
J’avais rédigé ma thèse en même temps que je travaillais sous-entendu sur des projets n’ayant rien à voir avec ma tthese. Grosso modo, je travaillais 15h par jours, 8h par jours en semaine pour celui qui me payait + 7h par jours pour moi sur ma thèse + 15h par jours le we sur la thèse. Ça fait donc plus de 100h par semaine pendant 3-6 mois.
Ce n’est pas si pire tant que tu arrives à dormir.
Par contre, je n’étais pas gêné par une femme ou des gosses. Par ailleurs, ça avançait et était motivant.
Les étudiants préparants des concours difficiles sont grosso modo dans la même situation.
Les combattants dans une vraie guerre peuvent se battent 24h par jours pendant plusieurs jours.
Le navigateur solitaire est sollicité constamment pendant des mois.
Etc
Arrêtons donc d’en faire des caisses parce certains auraient travaillé 40, 50 ou même 60h pendant quelques semaines !C’est juste normal pour du personnel médical !!
La seule chose d’ exceptionnel, c’est la captées socialos à discréditer le travail avec par exemple lle blabla sur les 35h qui a tout de même produits des générations de branleurs.

Invité, le 18.11.20 08:31

Oui non mais au quoi, allez bosser 100h et permettez aux autres d'aller au ski.

Oh que c'est beau.

Bboy, courage et merci

L
luj, le 18.11.20 17:43

Arno74, bien sûr que la chose à prendre en compte est le pourcentage ramené au nombre de participants, car ce qui est évalué est l'impact de notre action individuelle sur les hôpitaux. Sinon,tu peux toujours te mettre dans un groupe plus petit que les autres pour justifier le caractère minime de l'impact de ton activité. Par exemple si tu fais du 5.4 expliquer que l'impact de l'accidentologie des skieurs de 5.4 sur les hôpitaux est minime par rapport aux autres; ou celle des skieurs de rando de ta petite vallée secondaire par rapport à ceux qui skient ailleurs dans les Alpes.
On est chacun individuellement responsable de l'accroissement du risque d'accident du fait de sa pratique. Je ne sais pas si ce risque est supérieur si on va en station ou en ski de rando.

A
Arno74, le 18.11.20 19:52

Luj, je suis d’accord pour dire qu’on ne sait pas si on a plus de risque de se blesser en ski de rando ou sur piste.
Mais la question de départ posée par Legazier était pourquoi la rando serait interdite si le reste (le ski de piste, j’imagine?) était autorisé sachant que le ski de piste est plus générateur d’accidents/de blessés que le ski de rando.
Pour ma part, je disais simplement que pour déterminer ce qui est autorisé ou non par rapport à l’impact sur les hôpitaux, il vaut mieux utiliser la valeur absolue plutôt que le pourcentage de blessés par rapport au nombre de pratiquants.
Je mets des chiffres fantaisistes mais si on dit que 10% des skieurs de rando se blessent et que ça représente 300 blessés par saison; et que seulement 2% des skieurs alpins se blessent et que ça représente 10000 personnes; que vaut-il mieux ne pas autoriser d’un point de vue de l’impact sur les hôpitaux?
Ou pour reprendre la question de Legazier: si on veut limiter l’impact des sports d’hiver sur les hôpitaux, pourquoi on autoriserait le ski alpin qui envoie 10000 personnes à l’hosto par saison et interdirait le ski de rando qui n’en envoie que 300? Les chiffres sont tjs fantaisistes, c’était juste pour illustrer la logique qui m’a conduit à dire qu’il fallait mieux prendre en compte la valeur absolue :)
Je ne sais pas si j’ai été clair :roll:

Invité, le 18.11.20 21:51

@fred : "La capacité et la volonté à travailler dépends beaucoup de soi même et notamment de sa capacité à pourvoir s’organiser."
A se regarder le nombril surtout.
6 mois pour faire une thèse en bossant 7h par jour et 15h le week-end, y a pas de quoi pavoiser non plus.
Tu l as faite en discutant sur facebook ta thèse ?
En étant efficace, une thèse c est 2h par jour, 4 jours par semaine et en 2 mois c est plié.
C est ce que j ai mis pour la première, après quand tu sais faire ça va plus vite

Invité, le 19.11.20 06:39

Effectivement, je parlais d’une thèse de doctorat en science rédigée après 3 ans de recherche sur le thème.
La difficulté était d’arriver à faire ce travail de rédaction en même temps qu’un autre travail. C’était une expérience enrichissante et très formatrice de travailler 3 x 35 h par semaine.

Invité, le 19.11.20 08:29

On dirait que pour certains le travail est un gros-mots. Probablement des personnes qui souhaitent une rémunération sans en branler une, dans le genre discours d’assistés de Hammond.

L
Legazier, le 19.11.20 19:39

Hammond, ce sont les orgues!!!

Invité, le 19.11.20 20:10

Ha OK, je connaissai pas.
Mais du coup c est financé par de l argent public?

Invité, le 20.11.20 10:08

@@Fred. C’était une thèse industrielle avec donc un financement par l’entreprise et une partie par l’ANRT. C’est cumulable avec le CIR.
Ça présente bien évidemment un réel intérêt pour les entreprises, y compris financiers, mais également pour les laboratoires publiques, et la recherche dans son ensemble.
Les thésards sont les larbins faisant tourner les laboratoires publics français à bon compte. Et là, le droit du travail est réduit au stricte minimum avec un directeur de thèse ayant quasiment un droit de vie ou de mort sur la future carrière de chercheurs du thésard.

Invité, le 20.11.20 20:18

Oui c est dur, mais c est vraiment bien que tu aies fait ça. Tu as servi la nation comme tout le monde devrait le faire en ce moment en sacrifiant ses loisirs inutiles. Puisse-t-on un jour avoir tous ta mentalité.

R
rfg, le 22.11.20 12:21

Je reprend le fil sans avoir lu les commentaires des sacrés tocards (encore une fois la plupart invités) à propos du taux horaire (parce que apparemment c’est le seul argumentaire qu’il vous reste) et de votre héroïsme stakhanoviste.
Certes, certains d’entre vous travaillent 70h par semaine,
Il faudrait alors discuter du comment, et dans quelles conditions?
A l’hôpital, je travaille 12 par jour, jusqu’à 5 jour par semaine en période de crise, mais cela reste exceptionnel.
Je travaille aussi la nuit, a durée égale. Qui d’autre?
Mon planning m’est annoncé un mois à l’avance. Qui d’autre? Un week-end sur deux aussi, avec Noël, jour de l’an bla-bla-bla...Vous?
Je gagne 13 balles brut de l’heure pour bac +3 et 10 ans d’expérience aux urgences Samu et autres. Combien vous?
En ce moment nous nous concentrons pour maintenir en vie des petits vieux qui ne peuvent être soignés faute de place. Vous?
J’appelle plusieurs fois par semaine des familles pour leur annoncer que ledit petit vieux va mourrir ou est mort. Vous?
Au milieu de tout ça il faut leur donner à manger, les hydrater, ramasser leur merde, leur pisse, leurs sécrétions bronchique, tout en gardant en tête que nous n’avons pas des moyens extensibles et qu’il faut faire des économies, accepter qu’ils ne veulent plus vivre, rassurer les proches par 100 coups de fil quotidien, assurer les changements de prescription quotidiens, refaire du stock, gérer les équipes soignantes qui saturent, encadrer et former ceux qui sont terrifiés par la maladie, chercher des remplaçants (tiens, il n’y en a pas?!), tenir tête à l’administration, prendre des décisions ultra lourdes, Choper le COVID, exposer mes proches, choper d’autres choses aussi, Et deux trois autres trucs.
Bref, je ne me passe pas de pommade, rassurez vous, j’aime ce que je fait, ça a du sens, et je n’exagère pas le trait, et bien sûr, je ne pense pas être un feignant.
Mais les BBoy, Tortue et autres pseudo bien con, je vous en prie, donnez moi des leçons, dites que je suis bien bête de continuer à faire ce que je fais, encensez vous, vous êtes au dessus de tout quoi qu’il arrive, j’oserais même un petit «  allez bien vous faire foutre! »

Invité, le 22.11.20 13:52

J’ai fait 12h par jours en semaine + 5h/j en we pendant 1 an pour démarrer une usine. Je connaissais mon planning le jour même en fonction des emmerdes que je rencontrai , y compris le we ou la nuit. Bien évidemment la rémunération est au forfait annuel, sous-entendu mes heures et mes journées de boulots ne concernaient que moi, y compris quand je passais mon WE dans l’avion pour être opérationnel le lundi matin, ou de permanence de nuit en plus de mon taf en journée. Ramené au taux horaire et en net du net, pas certains que j’ai gagné beaucoup plus que toi à l’heure. Je ne pleure pas. Le job était très intéressant.
Tout ça pour dire que tu devrais arrêter de pleurer. Si ton job ne te vas pas, tu en changes. Tu ressembles à mes potes profs qui chialent depuis 20 ans mais qui ne se sont jamais bougé le cul pour changer de taf.
En ce moment et encore pour probablement plus d’1 an, c’est plutôt pas mal d’avoir un job. Pôle Emploi est en train d’exploser et ce n’est pas près de s’arrêter.
Si tu es bon comme tu le racontes, tu trouveras sans problème un job qui t’intéresse plus ou tu te mettras à ton compte pour faire ce qui t’intéresse en gagnant bien ta vie. Mais comme beaucoup de râleurs, tu seras probablement toujours au même point dans 5 ans. Râle moins et bouge toi, tu trouveras peut être le taf qui te convient. Continue de râler .. et tu raleras toujours dans 5 ans.

Invité, le 22.11.20 20:35

13 €/h
60h par semaine
4,5 semaines par mois
Si le calcul est bon, tu rentres 3500 €/mois

Il y a pire comme salaire à la fin du mois. Si on veut comparer, ça ferait une base annuelle de 42 k€.

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