Sommet : Grand Jarnalet (2426 m)
Orientation : NE
Dénivelé : 1371 m.
Difficulté de montée : PD-
Difficulté ski : 4.1 E1
Pente : 40° sur 200 m passage à 45°
- soit monter droit dans le couloir (40° sur 200m avec des passages à 45°). Du sommet du couloir, remonter les pentes faciles du plateau sommital.
- soit continuer plein sud pour arriver sur l'arête est du Grand Jarnalet vers 2250m. Obliquer W et remonter un petit couloir (40° sur 100m). On arrive sur une vire exposée S qui donne accès à une faiblesse dans la barre rocheuse défendant le plateau sommital du Grand Jarnalet (passage d'escalade en II sup maxi). Par fort enneigement, on ne doit même pas toucher le caillou. Une fois sortie sur le plateau, remonter les pentes faciles du plateau sommital.
Descente : par le même itinéraire (de préférences celui passant par le couloir NE !)
1. Crête du Jarnalet, Par son épaule Est (1200 m, ski 2.3, E)
Monter en direction des chalets de l'Echaut puis des Granges. Poursuivre sur le sentier d'été sur la gauche pour rejoindre l'épaule Est (Le Balai). Remonter l'épaule. La pente se redresse sur la fin (petit étranglement). Il ne reste puis qu'à rejoindre paisiblement le point haut de la crête.
2. Couloir SW en boucle (1530 m, ski 4.1, T)
Du sommet, descendre Est d'une dizaine de mètres (D-). Le départ du couloir se fait par une rampe suspendue (raide court mais expo sur les premiers mètres, caillous possibles). Très vite, il s'élargit franchement puis s'oriente plein Sud pour le final.
A la sortie du couloir, remonter sur la droite pour rentrer dans le vallon menant au sommet principal (le plus haut) des Rochers Vallorins. Vers 2300m, obliquer à droite pour atteindre le Col des Fouages (court raide sur la fin). Descendre son versant N puis retour classique par Les Granges et l'Echaut.
De nombreuses autres possibilités de retour: Rectiligne de Vallorins, Vallorins (NW, les Natey)...
Valable jusqu'au 31.01 en soirée
Indice de risque marqué.
Risque Accidentel : nombreuses plaques sous le vent.
Risque Naturel : rares avalanches de fond.
Résumé : Départs spontanés : rares avalanches de fond. Déclenchements skieurs : nombreuses plaques sous le vent.
Stabilité : Manteau mal consolidé : nombreuses plaques créées par le vent et couches fragiles persistantes enfouies sur certains secteurs. Déclenchements provoqués : - Les nombreuses plaques formées lors des récentes chutes et de l'épisode de vent de jeudi sont en voie de stabilisation, elles sont de plus en plus difficiles à déclencher, mais restent réactives juste sous le vent de Sud-Est. Elles se situent souvent au niveau des ruptures de pente, parfois loin des crêtes; et sont d'aspect majoritairement poudreux (indécelables à l’œil). Les cassures peuvent atteindre 40 à 60 cm. - L'extrême Sud-Est du massif est soumis à une problématique de couches fragiles persistantes enfouies. Leur sollicitation est difficile (surtout en Sud) mais reste possible même après plusieurs passages, ou par une première petite avalanche. Dès lors, de vastes avalanches sont possibles, dont la taille atteint souvent le maximum autorisé par la topographie et l'enneigement actuel, avec des cassures pouvant dépasser le mètre. - S'il y a peu d'indices de surface, l'instabilité d'une pente être trahie par : des woumfs, des fissures devant les skis, de la neige qui accroche les skis ou des départs naturels dans des pentes similaires. Départs spontanés : Faible activité. Rarement, une plaque de fond peut céder en pente herbeuse ou dalle rocheuse. Taille 2, rarement 3.
Qualité : L'enneigement s'est bien amélioré avec les chutes des derniers jours. Il reste généralement déficitaire sous 1800 m où il a plus souvent plu que neigé mais se trouve rapidement dans la moyenne haute au-dessus. Limite skiable : localement dès 1200/1300 m en pentes herbeuses. Mais pour trouver la vraie sous-couche, il faut atteindre 1400/1500 m en Nord, et 1500/1900 m en Sud selon la raideur de la pente. Qualité de la neige : Importante épaisseur de neige récente meuble : 5/7 cm à 1200 m, 30 à 50 cm au delà de 2000 m voire 60/70 cm à l'abri du vent. Sous 1800 m, la surface devient souvent croutée, elle ramollit sous 1500 m en journée et devient lourde en perdant de l'altitude. Aux abords des crêtes, la surface est souvent cartonnée voir durcie par le vent.