Départ : Barèges (chez Louisette) (1500 m)
Topo associé : Pale de Crabounouse, depuis le refuge Packe
Sommet associé : Pale de Crabounouse (3021 m)
Orientation : N
Dénivelé : 2100 m.
Ski : 2.3
Sortie du samedi 6 mai 2017
Conditions nivologiques, accès & météo
Samedi : éclaircies, se couvrant ensuite; plafond à 2500 le soir.
Dimanche : plafond à 2500, se dégageant; retour de nuages en soirée.
Lundi : grand beau. Etat de la route : dégagée jusqu'au terminus
Altitude du parking : 1600
Altitude de chaussage (montée) : 1900
Altitude de déchaussage (descente) : 1800
Activité avalancheuse observée : aucune
Neige dure le matin, se transformant vers 11h.
Lors du retour aux véhicules, elle n'était pas encore soupe à 1800 à 13h.
Skiabilité : 😄 Excellente
Compte rendu
Avec Olivier, Lore, Estebe
Cinq plus tard, retour au refuge de Packes, mais avec Olivier cette fois-ci.
Nous aurions dû passer ce long week-end à Roche Faurio, mais nous avons préféré le soleil pyrénéen aux nuages des Ecrins. Et puis, l’occasion était trop belle pour Olivier d’effectuer un retour à ses sources pyrénéennes.
Samedi, 13h, départ pour le refuge Packes. Au passage à la Glère, nous nous enquerrons auprès de la gardienne de la fréquentation du petit nid d’aigle. Nous sommes les premiers à vouloir y monter. Les sacs sont lourds pour ces 3 jours et nous avançons lentement pour faire la trace dans une neige humidifiée mais tassée par les pluies de cette nuit. Arrivée à 17h. Sieste, sciage du bois pour le poêle. 19h, arrivée de 2 basques, elle (Lore) du nord, lui (Estebe) du sud. Nous faisons connaissance et nous nous serrons autour de la petite table, à côté du poêle qui ronronne et fait fondre la neige.
Dimanche, les nuages qui ont enveloppé le refuge dans la soirée tournoient autour de nous, mais le plafond ne semble pas trop épais. 9h, nous descendons les pentes de neige au-dessus des barres qui dominent le lac de Rabiet avec les crampons (à ski pour Olivier). Nous chaussons les skis et nous commençons la montée en louvoyant dans les canoles entre les barres. Le pays est pentu et la progression est rapide. Le pic Long daigne se laisser apercevoir. Nous longeons l’arête de Crabounouse et c’est en plein soleil que nous débouchons dans le cirque sommital. Lore et Estebe sont heureux de nous avoir suivis, eux qui ne connaissaient pas le terrain et que le brouillard rebutait. Nous parcourons la couronne des 3000 pour finir au pic de Bugarret. Nous laissons la place à 3 courageux qui sont montés de Buderaus via le col de Peyrahitte (ils en prendront pour 2000 m de dénivelée !). La neige est revenue juste comme il faut et nous tire des cris de satisfaction quand nous enchaînons les courbes. Le dernier mur au-dessus du collet entre les lacs est un régal ! Hélas, il faut maintenant remettre les skis sur le sac et remonter les 250 m jusqu’au refuge. Repos au soleil sur la terrasse, face à l’itinéraire de notre journée et les crêtes de Gavarnie. 16h, un groupe de 4 Bayonnais nous rejoint : diable, il va falloir se serrer (8 places de couchage, dont 2 petites sous le plafond) et s’organiser pour utiliser la table de 4 personnes. La corvée de bois et d’eau partagée met du liant et la bonne ambiance permet de faire passer ces petits soucis. 18h, un groupe de 4 que nous avions vu descendre le col de Peyrahitte espère profiter d’un confort moins spartiate qu’à la cabanne de Rabiet. Désolé, c’est vraiment complet ! Ils redescendront dans le frigo de Rabiet lestés de quelques bûches pour la cheminée. Repas en alternance. Nous avons droit à une bière et aux gâteaux pour l’anniversaire de Marco.
Lundi, départ matinal car les Basques doivent être de retour en fin d’après-midi dans leur Labourd et leur Navarre, et Olivier rentrer sur Lyon dans la soirée. 7h, nous quittons le refuge pour le col de la Coume de l’Ours. Les pentes sont trop raides et la neige trop dure pour monter directement au col nord ; le col sud donne sur une pente trop raide à descendre. Aussi nous parcourons la crête entre les deux, en mixte, ce qui donne un peu de piment à l’itinéraire. Descente tranquille à la Coume Estrete et nous enfilons les ressauts pour atteindre le sommet du Turon skis aux pieds. Casse-croûte face à un vaste panorama, de la Pique d’Estats jusqu’au val d’Arius. Tout ce que la chaîne compte de 3000 se déploie sous nos yeux. 10h, nous entamons la descente, d’abord en neige dure puis dans une merveilleuse moquette. Nous arrivons au refuge de la Glère au prix de deux petits déchaussages. Puis nous poursuivons la descente en sautant de langues de neige en langues de neige. Au final, nous déchausserons à 1800 m, 150 m au-dessus des voitures. Petite bière de l’amitié à Luz avant de nous séparer.
Merci Olivier, Lore et Estebe pour ces 3 belles journées.










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Pale de Crabounouse, depuis le refuge Packe 


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