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Sorties > Taillefer - Matheysine > Col de la Baisse, par la combe Fourane

Col de la Baisse, par la combe Fourane

Massif : Taillefer - Matheysine
Départ : Le Mollard (985 m)

Topo associé : Col de la Baisse, par la combe Fourane

Sommet associé : Col de la Baisse (2497 m)

Orientation : W

Dénivelé : 1400 m.
Ski : 3.2

Sortie du vendredi 10 février 2017

matyeux, gato

Conditions nivologiques, accès & météo

Couvert le matin. Eclaircies l'après-midi
Etat de la route : Altitude du parking :

Altitude de chaussage (montée) : 983
Altitude de déchaussage (descente) :1140

Activité avalancheuse observée : On a déclenché quelques petites plaques

LieuAlt.Ori.HeureQté.TypeCom.
Mollard10PoudreOn part ski au pied
Montée vers Combe Fourane130030PoudreItinéraire compliqué
Sortie Forêt160050Poudre lourdeBonne poudre, mais un peu lourde

Skiabilité : 🙂 Bonne

Compte rendu (par matyeux)


Rendez-vous à 08h00 au Botanic de Seyssins. L’équipe du jour est composée des pétillantes Géraldine, Claudie et Sabine d’un côté et des robustes Michael, Aurélien, David et Matthieu de l’autre.

Tout le monde sait très bien qu’aujourd'hui il y aura une grosse section jardinage, bucheronnage, élagage. Pendant que les affamés de fougasse dévalisent la boulangerie proche, les autres parcourent les rayons du Botanic pour emporter serpe, faux, sécateur, scie. Le tout est chargé dans l’utilitaire de David et nous prenons la direction d’Otis-en-Rattier. Dès la montée de Laffrey, on trouve de la neige sur les bas-cotés de la route. Les arbres sont même sérieusement chargés ; l’ambiance hivernale est bien installée.

Le parking du Mollard est recouvert d’une mince pellicule, mais la déneigeuse avait suffisamment de matière pour monter de beaux murs blanc tout autour des quelques places.

Départ vers 09h30, rien n’a été oublié. Les 5 surfeurs partent raquettes aux pieds alors que les deux skieurs suivent skis aux pieds. Le chemin du col de la Baisse est commun avec celui de la face N du Coiro et du lac du Rif Bruyant.

Le chemin est peu enneigé ; de nombreuses pierres sont affleurantes et on sait déjà que la descente mettra à mal les semelles et les carres. Sans surprise, nous sommes aujourd’hui les premiers et apparemment les seuls à passer par là. Les 300 premiers mètres de dénivelé sont assez doux ; notre groupe est bien compact et les discussions sont animées.
Quand la pente se relève, on rentre dans le vif du sujet : le chemin disparait et c’est le flair de David qui nous fait serpenter entre les vernes, les ronces et autres arbustes. Parfois, il faut même changer de direction tous les deux pas tellement la végétation est dense. Impossible de trouver une trouée qui permette d’effectuer une montée efficace sans trop de conversion. La hauteur de neige ayant augmenté, l’effort pour faire la trace devient important. Le rythme de progression s’en ressent aussitôt.
300m plus haut, la forêt laisse enfin place à de larges pentes vierges. On reprend un bon rythme. Les skieurs acceptent même de faire la trace : elle devient plus plate et ça tire des grands traits à gauche et à droite. Le ciel est bien couvert ; l’ambiance est plutôt laiteuse. Notre objectif reste caché par le terrain, mais l’heure avance. Il va falloir faire ½ tour. On pousse un peu vers un amas de rocher, puis on essaye de rejoindre un bombé, encore quelques mètres supplémentaires pour atteindre une croupe. Toujours pas de vue sur le col.
Il est 14h00. On se regroupe pour une vingtaine de D+ dans le temps additionnel ; et le col apparait enfin. Un peu loin encore. Pas de regret. On sait que la descente se fera dans une neige vierge bien profonde.

On a beau être tous excités par ce qui nous attend, on prend un peu de temps pour manger. Juste le temps qu’il faut pour se prendre une bonne onglée. Ah les joies de la montagne.

David ouvre le bal, chacun le suit en respectant instinctivement des distances de sécurité. Mais ici, il n’est pas question de doux entrechats qui effleurent avec légèreté le manteau immaculé. Non, ici et maintenant c’est clairement l’heure de la bourrée rurale ;
chaque passage de guenille n’est que labourage en règle, les traces sont bien profondes, les virages s’accompagnent de gerbes. Ici on skie avec éclat. Comme un troupeau d’oies, nous passons tour à tour à l’atelier gavage ; les cuisses chauffent mais on n’est bien loin d’être confit.
Matthieu déclenche une petite plaque lors d’un passage raide dans un rétrécissement. Les courbes s’enchainent docilement sur le vaste terrain de jeu.
Le passage de la forêt est de nouveau bien laborieux ; la neige s’étant sérieusement alourdie avec la chaleur, chaque virage passe en force et sans grand tact. Les pierres croisées à la montée sont toujours présentes et chacun y va de sa petite touchette sur les carres ou la semelle.

On atteint le fond de vallon plat, certains en skiant, d’autres déjà à pieds. De nouveau, une légère pente permet de grappiller rapidement quelques D- mais le chemin se rétrécit et les cailloux deviennent vraiment trop nombreux. Et chacun repasse à la marche sur un sentier sérieusement déneigé. On a parfois du mal à croire que le matin même nous étions sur un tapis blanc: des dizaines de mètres ont disparu au soleil.

On retrouve les voitures vers 16h30. Quelle journée !


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