ActuTopo-guideSortiesForumsPhotosMatosAnnoncesConnexion
Inscription
Entrez votre email et récupérez votre mot de passe dans votre boite
Ou
J'ai déjà un compte
Connexion
Entrez l'email et le mot de passe que vous avez reçu lors de votre inscription
Créer un compte | Mot de passe oublié

Sorties > Vanoise > Glacier du Vallonnet face ouest par la pointe des Broes

Glacier du Vallonnet face ouest par la pointe des Broes

Massif : Vanoise
Départ : Lanslevillard, Pré Clos (1690 m)

Topo associé : Pointes de la Frêche, Face Ouest par Vallonbrun

Sommet associé : Pointes de la Frêche (3467 m)

Orientation : W

Dénivelé : 1240 m.
Ski : 3.3

Sortie du dimanche 30 mars 2014

grandpic

Conditions nivologiques, accès & météo

Bonne
Etat de la route : RAS Altitude du parking : 1690
Altitude de chaussage (montée) : 1900
Altitude de déchaussage (descente) : 1800

Activité avalancheuse observée : Coulées en face ouest du Vallonnet

LieuAlt.Ori.HeureQté.TypeCom.
Femma2300N7H3025/110Poudre lourde
combe2600E8H3020/120Croutée
Face3000NE10H3040/80Poudre lourde
Face3400NE14H0050/70Poudre tasséeDescente à envisager - bonne conditions

Skiabilité : 😄 Excellente

Compte rendu

Refuge Femma - Nord Est Broes - Face Ouest du glacier
Je l'avais promis à Nicolas l'année dernière, je tiens donc ma promesse.

La belle n'a pas succombé aux charmes de ceux qui l'ont approché entre le mois de juin 2013 et cette année. De plus, il y avait une promo dans le coin, trois pour le prix de deux ; alors j'ai décidé de profiter de l'aubaine pour donner un nouveau rancard à la belle et à ses copines, avec, comme objectif secondaire, mais alors secondaire, que ce soit clair, de repartir bien accompagné.

Finalement, c'est un autre Nicolas, commençant par un Bru aussi, avec qui j'ai partagé ce trip... Donc pour les 2 Nico Bru..., un récit partagé !

La radio produisant pléthore d'annonces alléchantes, je me suis dit qu'il n'y avait pas grand monde au portillon et elles ont accepté l'invitation, et Nico aussi.

Bon. C'est pas tout ça, mais il faut préparer l’assaut. En guise de reprise de contact, j'ai opté pour un canon de blanc, bourgogne, et un rouge, côte du rhône. Allez, un côte-rotie millésime 2003 (ça doit bien faire 1000 € la bouteille au resto !)..., plus deux brêles d'zen. Ouais, deux exemplaires avec les rouge et blanc, pour emballer, y'a pas mieux !

En amuse-gueule, ben la longue, longue, très longue route sud du Châtelard pour se chauffer, puis le grand, grand très grand vallon de la femma - raccoourci du franchissement du torrent, furent servies comme entremets. Damned, mon obsession à lorgner sur les promos m'a pris à mon propre piège. J'ai misé, ben je paye maintenant.

A force de mettre un pied devant l'autre et d'évaporer les pensées d'apéritif, on se pointe au refuge vers 18H. D'ici, nous admirons la belle (qui doit lorgner sur la bête, laquelle en salive par avance ; cette dernière dégouline sans crier gare !!! berkkkkk ).
La face Est est Ok. Mazette, 700 m de 5.1, inaugurée en 1984 - z'y suis allé après, en 1989. Y'a des glaçons, c'est bon pour l'apéro. Les bretzel, sont dévolues à être partagés avec ma belle, lorsque nous serons tous les deux, enlacés au sommet.
La brêle, c'est pour l'embarquer, zen !!! Une 103 SP de l'époque, fiable, avant tout.

Nico s'occupera de Vallombrun..., la jalouse !

Bé, le spot publicitaire est toujours là : alors, comment dire, avant Mademoiselle Broes et ses longues jambes, les biscuits et le blanc bien frappé vont nous conduire à la grande dame nord de Vallombrun. Z'ib, ça sent la poudre à plein nez, mais comme toujours, les commerciaux vendent l'affiche mais y z'oublient de dire que celle-ci est publiée avec un bord blanc ; ben ouais, on en a moins, bien sûr. Mais on paye quand même. Bon alors il est où, le trois pour le prix de deux ?
Ah ! Ouais, ok c'est la châtelaine du Châtelard.

Bon, on m'avait pas vendu ça, mais ça y ressemble... Alors j'ACHEEEETE comme dirais l'autre.

Ca sent le pétard quand même, un bon 1800 m à se mettre sous la dent, bien que l'on m'ait vendu un 1100 pour un 1900... Bé, l'hélico, il est où ?
Il est là me dit-on. Je regarde, effectivement, y'a un hélico, p'tain, un beau. Mais heu, est-ce normal docteur ki soit si petit ?
Oui me répond-on, pour faire des photos en montagne, ça suffit. 90 cm de long et 70 d'envergure. C'est décidé, à partir de ce jour, je ne prendrai plus l'apéritif au moment de répondre à des promos, on se fait toujours laminer.

Dré dans l'pentu, ou preque, le début est plein de cailloux en rive gauche... depuis l'épaule sommitale de la pointe du Châtelard...
Superbe glisse, les cuisses chauffent et s’enlacent délicatement dans la promise...
— Heu, êtes vous sûre de la position ?
— Oui oui, dit-elle affirmative, continue comme cela.
— Bien, alors continuons, ou plutôt, persévérons.
Nous finirons bien par nous faire exploser..., les cuisses !!!
Sous le col, les barres passent bien à gauche par un ou plusieurs goulets.

L'expérimentée Châtelard nous tend..., les bras. Alors, nous les ouvrons pour fouiller dans notre sac et laisser un peu de répis à la duchesse, 40 m sous le sommet. Après un moment de tension, puis de détente. On reprend l'boulot. En haut, c'est le jackpot, nous l'auront produit, notre trace pour enlacer l'épaule finale, fraîche et ventée.
Ca brasse un peu, mais qu'importe, la dame se dresse. Faut escalader.
— Je vais te faire mal, dis-je, il faut que je m'accroche.
— Fais fais ! Tu sais que j'en ai vu, avant toi, et des pas toujours propres !!
— Non ??? lâchai-je, stupéfait. Nous en montagne, nous sommes tous propres, et de bons gentlemen - g'en teulle maine !
— Ah ah ah, révise tes leçons, me confirma-t-elle. Tu es trop peu expérimenté pour moi.
Rouge comme la bouteille, nous ne pipâmes mot.
Par contre, elle..., bavarde comme une pie. Nous discutâmes toute la montée.
Et il fallut se faire à l'idée, l'entretien serait accéléré. C'est ça d'avoir affaire à une professionnelle, sitôt à califourchon, sitôt sur le départ, frustrant !
— Ca chauffe ! soupira-t-elle dans un dernier soupir de plaisir.
J'étais aussi en sueur et essayais de cacher mes émotions.
— Bon, alors faites péter le bouchon et attrapez votre promotion, nous susurra-t-elle en nous chatouillant l'oreille. Cette sensation ultime nous érigea une chaire de poule et accentua notre tension, forte et agréable.
— Vous l'avez bien mérité, proclama-t-elle affectueusement, ma copine m'en a laissée un peu, donc j'en profite.
La nuit porte conseil et c'est un peu la tête à l'envers que je me couche dans mes couvertures ; en tout cas, sur le ventre, c'est impossible ! Une émanation acoustique nocturne et nauséabonde me réveille en sursaut, la sonnerie de ce bidule, quelle horreur !!!! Finalement, cette dernière s'est avérée conjuguée avec les émanations des toilettes du refuge !

Après un blanc fourré aux Chocapic, rendez-vous est pris. Mesdames et Mademoiselle, nous arrivons. Arghhhh, les jambes sont encore engourdies. Dur dur, le réveil. Au point 2500, ça roule, la pente se redresse et les poils récalcitrants des mollets ne sont plus que de vieux souvenirs. Place aux cuisses, et qu'ça saute !!! On chausse les crabes, ok ; et les bretzel ?? Ah ! Oui, je les ai. On verra cela tout à l'heure.
Beaucoup trop heures et une bouteille de blanc plus tard, nous voici au chevet de la douce. Juste avant d'ouvrir la porte, je m'essuyai minutieusement et saupoudrai mes aisselles, au cas où il faille changer de tenue ou..., carrément ôter la mienne !

— Bonjour, entamai-je un peu timide. Je soupçonne que je ne suis pas en retard ?
— Non mon chou... Tu m'as manqué.
Sans répondre à cet appel surprenant, je sortis les Tuc, Noix de cajou, Bretzel, Chips, Blanc, Saucisson et rouge... Quel festin !!! On en a plein la bouche !!!
Des crampes aux jambes m'ont fait souffrir... merci au traceur du jour qui m'a permis de garder la forme pour taper la discute au sommet.

Peu avant la fin, il faut se résoudre, le temps défile à la vitesse d'un TGV. Je tergiversais, mais comme un enfant n'osant pas questionner son professeur, je me résignais.
Et mince, j'ai encore loupé le coche !
Elle ne me laissa pas dégainer le premier et entonna :
— Et oui ! Allez, vas chercher ta promo, me dit-elle d'un ton machiavélique. Et si tu fais affaire, reviens pour partager tes bénéfices.
— C'est cela rétorquais-je, je reviens. La mort dans l'âme, je me résignais à prendre le large malgré une aimantation, comment dirais-je, soutenue !!

Profites-en, pensais-je à nouveau l'air mélancolique, comme l'année dernière.
— Ce fut bref, mais nous nous reverrons.
— Oui, assura-t-elle hilare.
Nous la quittâmes des yeux à regrets et replongeâmes dans l'obscurité..., de la face nord !
Un gros, un gros, un très gros champ de poudre ; à donf, du billard comme j'en ai rarement eu, lisse comme une vitre, douce comme la peau, excitante comme... Bah ! Mieux vaut ne pas de faire du mal en pensant à ça et envoyons du gros. Ouais, mais les cuisses ! Du béton en sens inverse...
Quelques courtes minutes plus tard, alors que nous commençâmes juste à être en température, elle nous regarda de haut et vociféra : ressortez de vos traces, vous allez vous égarer.

C'est le moment de la promo, alors fonçons. Bouddha, que les jambes sont plombées... Du lest, j'en ai déjà aux pieds, mais alors là, ça sent le sapin...
Ceci dit, avec un peu de doigté et de bon sens, Vallombrun nous aurait ouvert aussi à nouveau ses bras, malgré mon souffle rauque et mon haleine, plus fraîche du tout ! Nous brassâmes, aimantés vers sommet.
— Merci, dis-je dans un souffle, vous êtes toutes bien accueillantes.
— Tout le plaisir est ..., pour vous, concluait-elle. Quelle endurance !
— Oh ! Je commence sérieusement à me détendre, dis-je en anticipant mes sensations. Mais Nico est en meilleur forme.
L'air frais nous donna une claque sèche au moment de passer la tête à nouveau entre le soleil et l'ombre. Elle attrapa Nico par la nuque et le remit dans le droit chemin.
— Ne m'oublie pas, sinon, je vais prendre un courant d'air.
— Je m'exécutais en haletant.
Après un long moment de solitude du à la tergiversation d'un positionnement aléatoire de ma part, et espérant ne pas mourir d'épuisement, elle me donna congé.
— Retourne à la ville, et sois sage, entonna-t-elle l'air malicieuse.
— J'y veillerai, j'y veillerai, soyez rassurée.
— Oh, oui !!! Allez à 'r'vi mon gars, et j'espère que tu t'es bien amusé
— A r'vi, ne vous offusquez pas, non seulement je me suis bien amusé, mais j'ai adoré votre condition physique. Quelle délicatesse et quel professionnalisme !
Elle rit de plaisir, enfila sa cape, et contempla notre retraite, un peu sinusoïdale ; décidément nos quelques mg/l ne nous épargnèrent pas !!

Bien évidement, tout cela est à consommer avec modération.

Un dernier entrejambe que nous ne trouvâmes, existe bel et bien entre les barres de rochers, côte 2500 m environ... il y a deux passages, mais pour combien de temps...

Parvenu à la voiture, je soufflais dans le ballon, et après un résultat négatif encourageant, je prenais le volant, rassuré, mais seul ! Damned ! La baise a encore frappé !

Nico quand à lui, était bien accompagné..., tant mieux pour lui...

Châtelard - Vallombrun - Broes - Frêche par le glacier du Vallonnet - ... quatuor de choc !

© http://www.skitour.fr/sorties/pointe-des-broes,50870.html#sortie

La suite au prochain épisode

Pour celle(s) qui a(ont) lu jusqu'à la fin, je l(les)'emmènerai gratos...

Col de Vallonbrun : Arrivée au col, un poil fatigués...Col de Vallonbrun : Arrivée au col, un poil fatigués...
Grande Casse : Sur la crête de la pointe du ChâtelardGrande Casse : Sur la crête de la pointe du Châtelard
Grande Casse : Vu depuis la crête du ChâtelardGrande Casse : Vu depuis la crête du Châtelard
Face Est de Broes : Notre objectif pour le lendemainFace Est de Broes : Notre objectif pour le lendemain
En direction du Châtelard : Sur la crête. Il est 16h30, le soleil commence à baisserEn direction du Châtelard : Sur la crête. Il est 16h30, le soleil commence à baisser
Au début de la face Est : On était encore fraisAu début de la face Est : On était encore frais
Arête Broes : ...plus qu'1h. On sort à 13h20 soit 4h de marche à pieds dans la faceArête Broes : ...plus qu'1h. On sort à 13h20 soit 4h de marche à pieds dans la face
Dans la face Est : en arrivant sur l'arête reliant Nord Est et Nord. Y 'a encore du boulot non de diou...Dans la face Est : en arrivant sur l'arête reliant Nord Est et Nord. Y 'a encore du boulot non de diou...
Face Est de Broes : Dernier mètres pour Nico, mon passe crampe du jourFace Est de Broes : Dernier mètres pour Nico, mon passe crampe du jour
Face nord Broes : Conditions tipt top mais nous devions rejoindre la voiture à Lanslevillard !!Face nord Broes : Conditions tipt top mais nous devions rejoindre la voiture à Lanslevillard !!
Pointe du Châtelard Face Nord : Excellente conditions - poudre - dans la partie rive gauche descendue, traces en rive droitePointe du Châtelard Face Nord : Excellente conditions - poudre - dans la partie rive gauche descendue, traces en rive droite
Glacier du Vallonnet : Un moment de solitude sur le Glacier du VallonnetGlacier du Vallonnet : Un moment de solitude sur le Glacier du Vallonnet

Commentaires

M
Miko, le 31.03.14 13:35

Je vois que votre remontée de couloir s'est bien passée. Merci pour les Granola, on les a dégusté les doigts de pieds en éventail sur une terrasse de Val d'Isère.

A bientôt

Invité, le 31.03.14 18:47

On aurait aussi pu vous filer nos sandwichs, princes, p'tits Lu...comme d'hab on espère ne pas avoir emmagasiné trop de calories pendant l'hiver mais bon, faut se faire à l'idée, y'a d'la réserve 😉
Bon promis, Cyrille n'était pas sous l'emprise de l'alcool. D'ailleurs, j'ai lu jusqu'au bout avec plaisir, du coup j'ai l'droit à un tour gratos ? Courtes ?

G
grandpic, le 03.04.14 22:45

Ouais, avec des Granola et du nutella !!!

@ Mathieu, on a baladé les gâteaux... et deux brêles d'zen 🤢

Cette sortie