ActuTopo-guideSortiesForumsPhotosMatosAnnoncesConnexion
Inscription
Entrez votre email et récupérez votre mot de passe dans votre boite
Ou
J'ai déjà un compte
Connexion
Entrez l'email et le mot de passe que vous avez reçu lors de votre inscription
Créer un compte | Mot de passe oublié

Sorties > Mont Blanc > Mont Blanc, Par les Grands Mulets

Mont Blanc, Par les Grands Mulets ⭐

Massif : Mont Blanc
Départ : Chamonix (Plan de l'Aiguille) (2310 m)

Topo associé : Mont Blanc, Par les Grands Mulets

Sommet associé : Mont Blanc (4810 m)

Orientation : N

Dénivelé : 2500 m.
Ski : 3.1
Exposition : 2

Faune : Afficher les zones sensibles

Sortie du mardi 16 juin 2026

Yannickc

Conditions nivologiques, accès & météo

Météo/températures : Beau temps et doux, lenticulaire qui se faire sur le sommet.
Conditions d'accès/altitude du parking : RAS
Altitude de chaussage/déchaussage : 2600m/2400m
Conditions pour le ski : Col du Dôme jusqu'à 3100 environ transfo plus ou moins lourde, plutôt bien skiante.

En dessous neige de névé, début agréable puis plus alvéolée sur la bas.

Conditions nivo et activité avalancheuse : RAS

Skiabilité : 😐 Correcte

Compte rendu

Itinéraire suivi : Topo depuis le Plan de l'Aiguille en passant par le petite et le grand plateaux.
Horaires :Descente vers 13h.


  Nous voilà partie à 5 (Arnaud, Eric, Alex, Stephen et moi) pour finir la saison sur le Mont Blanc. Départ du Plan de l'Aiguille à 12h40 en basket pour une longue traversée. Première pause à l'ancienne gare du téléphérique pour un petit pique-nique tout en observant le passage de la Jonction et la montée du lendemain. On arrive sur la neige au niveau du glacier des Bossons. On laisse les baskets sous les cailloux et on s'encorde. On garde les skis sur le sac car apriori le tracé de la Jonction se fait plutôt à pied sur la fin, on pense donc que ça ne vaut pas le coup de mettre les skis pour quelques mètres. Première erreur car après le passage des premières crevasses, je suis la trace bien marquée et au niveau d'un pont de neige je passe au travers. Je me retrouve les pieds dans le vide avec la neige autour de la taille, chute probablement stoppée par mon sac avec les skis et mon compagnon de cordée. Celui-ci n'a pas été trop tiré par ma chute mais il s’est tout de suite calé au cas où le reste du pont de neige cède. Deuxième erreur, on n’avait pas mis les crampons car la neige était mole, mais dans le trou c'est un mur de glace qu'il y a devant mais pied, j'ai du mal à prendre appuis dessus. Nos trois compagnons ne sont pas très long derrière, j'hésite à ne pas bouger et attendre qu'ils arrivent pour qu'ils me sortent du trou, mais après avoir bien calé mes battons sur la largeur, j'ai pris appuis dessus doucement et je pu ressortir tranquillement. Plus de peur que de mal mais ça annonce la couleur, je mets directement les crampons et on repart en redoublant de vigilance. On sort enfin de ce labyrinthe de crevasse et on peut en fin skier sur la neige de névé pour rejoindre le refuge. On arrivera juste au moment du service, 18h en été c'est tôt mais c'est la vie en haute montagne. Après un bon repas, quelques discutions pour le choix de l'itinéraire du lendemain et après avoir admiré le couché de soleil, on se met au lit pour une courte nuit.
  Réveil 3h du matin, les yeux fatigués, on prend le petit deuj, on se prépare tranquillement et on est les dernières comme souvent quand on part en refuge. La descente du refuge à la frontale mais directe dans l'ambiance, on mais les couteaux directement sur les skis car malgré la douceur le regel est très bon et la neige bien dure. On a opté pour la montée par les plateaux pour éviter le portage et le passage en glace de l'arrêt nord. Le jour se lève sous le petit plateau, tout le monde va bien et tout se passe bien, le paysage est grandiose et on en prend plein les yeux. On avance tranquillement sur les plateaux tout en surveillant les énormes séracs menaçants, on se demande parfois si on a bien ça place dans ici. Pour aujourd’hui la montagne à décider que oui, rien ne bouge et on arrive doucement sous le col du Dôme. L’altitude commence à devenir compliquée pour moi, je ralenti le pas, les jambes ne vont pas trop mal mais je commence à choper le mal de tête en arrivant au col. Les premiers copains arrivent au refuge Vallot, je les vois un peu galérer à ski pour passer la dernière pente, je ne réfléchis pas longtemps pour passer en crampons. Les derniers mètres me paraissent une éternité, ça sent la fois pour moi. Il est 9h30, il faut beau mais le sommet se couvre de temps en temps. Je prends un doliprane mais il faudrait que je fasse une longue pause pour tenter de m'acclimater un peu plus et l'aller-retour sur l'arrête des bosses risque d'être bien longue. Je prends donc la décision de m'arrêter là et de laisser les copains finir le sommet sans moi. De mon côté je prends le temps de me restaurer, de visiter le refuge, d'observer le balai d'alpiniste venant du Goûter et le lâché de wingsuit au-dessus du sommet. Surtout j’apprécie le soleil et les paysages. Mes compagnons me retrouvent après quelques heures de montée et descente en aillant vaincu le sommet mais pas sans peine, je sens leurs fatigues sur leurs visages. Mais ils ont fait le job et je suis content pour eux. 
  Maintenant le plus intéressant arrive, on est quand même venu là pour faire du ski. Sous le refuge Vallot, il y a de la glace donc on chausse un peu plus bas et la moquette commence sous le col du Dôme. C'est beau, c'est bon et c'est grandiose, on se fait plaisir sur toute la descente, la neige est plus ou moins lourde mais toujours agréable. De retour à la Jonction, on se réencorde et cette fois après avoir fait la petite remontée on remet les skis pour passer les ponts de neige de plus en plus faible.
  On récupère les baskets et c'est parti pour une longue traversée. On regarde un peu l'heure et on se rend compte qu'il ne faut pas trainer si on veut récupérer le téléphérique. On prend donc un bon rythme pour faire cette rando pédestre mais le chemin est long et arrivée dans le dernier vallon on entend l'annonce de la dernière benne, on commence à désespérer en pensant qu'on allait faire 2h de plus de portage pour descendre à Cham. Mais Arnaud relance le rythme en disant qu'on peut choper la toute dernière benne, celle des employés. Et c'est en petite foulée que nous arrivons à la dernière minute pour monter soulager dans cette ultime benne.
  Bon depuis une semaine les conditions ont bien dû changer mais pour faire un petit retour d'expérience, on aurait dû mettre les skis aux pieds pour passer la Jonction à la montée, cela aurait probablement éviter ma mésaventure ou au minima mettre directement les crampons. Pour le sommet (pour ma part), il faudra faire surement un peu plus de haute montagne avant de s'attaquer au toit de l’Europe.
Je souhaite à tous les skitourien un bon été.



 
 

Commentaires

jujutriple, le 23.06.26 10:56

Très beau topo et dommage pour le mal de tête que je connais trop bien à certaines hauteurs. A charge de revanche.

Cette sortie
Pour soutenir Skitour, faites le bon choix
En cliquant sur "accepter" vous autorisez l'utilisation de cookies à usage technique nécessaires au bon fonctionnement du site, ainsi que l'utilisation de cookies tiers à des fins statistiques ou de personnalisation des annonces pour vous proposer des services et des offres adaptées à vos centres d'interêt.

Vous pouvez à tout moment modifier ce choix ou obtenir des informations sur ces cookies sur la page des conditions générales d'utilisation du service :
REFUSER
ACCEPTER