Sortie du lundi 6 avril 2026 (Il y a 2 jours)
piolet15
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : grand beau, très chaud
Conditions d'accès/altitude du parking : parking grand montets dégagé
Altitude de chaussage/déchaussage : Lognan
Conditions pour le ski : très bonne conditions pour la descente des Rachasses sur Glacier, puis très bon également sous le Passon, jusqu'au niveau d'altitude des seracs du Tour
Après ça se gâte, c'est masque et tuba profond
Conditions nivo et activité avalancheuse : R.A.S jusqu'à ce que la neige devienne très très humide et profonde, ou les purges sont nombreuses ( voir CR)
Skiabilité : 😐 Correcte
Compte rendu
Itinéraire suivi : Itinéraire classique, Col des Rachasses, Passon, Le Tour par Rive gauche glacier Horaires :
C'était une belle journée, pour enfin enmener ma copine, qui n'était pas allée depuis très longtemps en haute montagne . Toute la montée a été belle, mais la chaleur a fait souffrir un peu son cardio.
Dans le couloir, montée efficace en file indienne, tellement il y avait de monde, une personne a commencé à dévisser juste au dessus de nous. Nous avons du l'aider à se remettre et a poursuivre son ascension , seulement equipée de "crampons" à élastique, qui englobe la chaussure, vous voyez ...les toutes petites pointes ...
Bref.
Col, avec vue magnifique.
Il fait beau, chaud, on est bien .
On attaque la descente, dans une très bonne neige, nous restons rive gauche
Je ne suis jamais descendu a ski du col du Passon, je fais donc confiance à ceux qui me précède.
A hauteur des seracs du Tour sur notre droite, on tire bien a gauche ( bien trop à gauche ) dans une grande traversée, où l'on perçoit des signes de purges de neige humide et lourde, ça part facilement sous nos skis, nous sommes prudent et attentif à ce qui nous entoure.
On cherche notre chemin, les 4 autres devant nous, nous indique que c'est bon, que ça passe , on se retrouve dans les vernes, dans cette neige bien pourrie. Et finalement ça passe pas si bien que ça une fois dedans, la sortie en bas, est bien raide, et peteuse mine de rien, surtout pour ma copine, qui n'a pas vraiment l'habitude de se retrouver dans de tels endroits !
Je décide de déchausser, de prendre tout son matos skis et je descend rapidement par une langue de neige raide mais ça fait .
Je dépose tout le matos, mon sac a dos, les deux paires de skis, et remonte aider ma copine a descendre, en lui chaussant d'abord ses crampons et son piolet en main.
C'est là que l'ambiance change d'un coup, une avalanche de neige lourde tel un torrent devalle au dessus de nos têtes, et nous passe a quelques mètres , là où je venais de passer pour descendre et remonter vers elle quelques instants plus tôt !
Vite vite, faut se barrer, nous ne savons pas trop où sont les 4 autres...
Ma copine ne veut pas prendre le risque de bouger, préfère appeler les secours, elle est tétanisé, j'essais de la rassurer, mais vraiment pas simple .
Une autre avalanches surgit, au dessus de nous, nous nous plaquons sur la pente, accroché à nos piolets et branches qui nous entourés, ça nous passe très près, nous ne recevons que des résidus.
Les secours arrivent, nous helitreuiller, nous dépose au vallons 50 m plus bas, et de l'autre côté de la coulée.
On fait un check , si tout le monde est là, oui, tout le monde est là, sauf un, qui a été blessé et qui est déjà parti vers l'hôpital .
Nous sommes tous sain et sauf, plus de peur que de mal.
Mon matos laissé en bas, est encore visible, il me faut traverser la coulée pour aller récupérer tout ça , le gendarme me dit de laisser tomber, que c'est trop dangereux d'y aller, qu'ils iront le chercher avec l'helico quand il reviendra de Sallanches .
L'helico n'a pas eu le temps de revenir, qu'on entend un énorme bruit, et c'est toute la face qui part en avalanche !
Les gendarmes et nous, de peur qu'elle nous ichoppe, nous mettons a courir pour nous éloigner . Énorme énorme , si nous avions été encore dans la pente, ce coup ci, elle ne nous aurait pas épargnée !
Grosses frayeurs pour nous tous, la belle sortie, ne s'est pas terminée de la meilleure manière.
J'y suis retourné le lendemain matin très tôt, tenté de récupérer le matos, je l'ai retrouvé, non ensevelis, coup de chance .
Allez, oublions cette aventure, restons prudent avec ces températures, de ce qu'on a sous les pieds et de ce qui nous entoure.