Sortie du dimanche 5 avril 2026 (Aujourd'hui)
elie.poncet, j'montepavit
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : grand beau les deux jours avec des températures plutôt élevées. Un peu d'air par endroits mais globalement pas de vent du tout.
Conditions d'accès/altitude du parking : route noire puis remontées mécaniques jusqu'à 2700m à Bachard
Altitude de chaussage/déchaussage : chaussage 2700m (en haut des remontées) et déchaussage 1200m (au pied des pistes)
Conditions pour le ski :
J1 pour aller au refuge : neige froide tassée et damée à l'ombre et neige molle au soleil
J2 : bon regel autour du refuge et sur le glacier d'argentière. La Rimaye passe bien et le couloir a vite chauffé à cause du soleil qui tape assez tôt et fort.
Conditions nivo et activité avalancheuse : Au soleil ça chauffe fort, il faut respecter les horaires. Sous les moraines les cailloux dévalent dès que c'est au soleil.
Skiabilité : 🙂 Bonne
Compte rendu (par elie.poncet)
Itinéraire suivi : GPX
Horaires : 7h30 - 14h00
Jour 1 : Hier matin, on est partis en famille pour des vacances à Chamonix. Je ne suis pas resté bien longtemps, car avec Thierry, on devait aller au refuge d'Argentière. Il y a un an, presque jour pour jour, on avait fait le couloir Davin ensemble.
Départ après manger, mais malheureusement, comme on doit passer sur glacier, je n'ai pas pu monter tout seul au refuge depuis le bas. J'ai dû prendre les télécabines avec Thierry pour 37 euros la montée simple (ils se gavent ces c***). Ensuite, il n'y a plus que 550 m de dénivelé pour aller au refuge en passant par le col des Rachasses. Ce col, c'est ma première sortie de 2000 m D+ à ski il y a maintenant quelques années et ça fait toujours plaisir d'y repasser. Après la bascule, c'est des paysages magnifiques et des sommets et lignes mythiques jusqu'au retour aujourd'hui. La descente du glacier des Rognons est hyper remplie et c'est aussi tracé qu'une piste, il n'y a pas trop de questions à se poser. Ensuite, il faut remonter le long et plat glacier d'Argentière. C'est long et plat, mais comme on n'est pas pressé, on peut profiter du paysage et de tous les sommets mythiques qui nous entourent, à condition de ne pas avoir de torticolis et de pouvoir lever haut la tête...
Le refuge est top, on y mange bien, il est bien situé et la clientèle montagnarde assure une meilleure ambiance que dans les rues grenobloises. Je n'avais jamais dormi à 2750 m, j'avais un peu peur de mal dormir, mais finalement je me suis endormi comme à la maison.
Jour 2 : départ à 7h30, on n'était pas trop pressé, ça avait bien regelé, mais ça n'a pas posé problème pour l'approche. Petite descente pour retourner sur le glacier d'Argentière, puis peautage pour encore remonter ce foutu glacier plat jusqu'au pied de notre objectif. Encore une fois, le cadre est tellement magnifique qu'on en profite quand même. Sous la rimaye, on a mis les skis sur le sac et on s'est préparés aux 600 m à 45°. J'avais pris de gros gants et une veste en plus pour ce voyage en haute montagne et finalement, je suis monté dans mon style habituel, en polaire ouverte en grand. Il a fait sacrément chaud, on ne pensait pas que le soleil taperait si fort sur la face.
On a passé la rimaye avec la corde, mais à cette heure-ci (vers 9h15), il n'y en avait pas besoin. Ensuite, la trace partait à gauche pour tout retraverser à droite au-dessus des rochers. Ça ne me convenait pas, donc j'ai retracé tout droit. Je me sentais bien, mais une fois les vieilles traces rejointes, ce n'est quand même plus la même chose. Comme la pente chauffait, on s'était donné un horaire max et on faisait le point régulièrement. L'avantage pour l'ascension, c'est que dans les vieilles traces, sur une partie de la montée, la neige était restée dure, donc c'était un vrai escalier bien facile. Je suis parti pour la première fois avec deux piolets et c'est vraiment bien pour faire ce genre de course.
Au bout d'un moment, les traces partaient à droite et comme au-dessus ça paraissait bien sec, on s'est dit que ça contournait, donc on a suivi bêtement. Malheureusement, on n'est donc pas allé en haut du vrai col des Cristaux, car avec l'horaire et la qualité de la neige, on a préféré redescendre. La descente était en neige facile, assez ramollie, avec des passages où ça partait un peu sous les skis quand même.
Une fois en bas, on a discuté avec des gars qui allaient attaquer (on leur a dit qu'ils étaient sûrement en retard). On a ensuite discuté avec un autre binôme qui avait fait le col en passant par le sud pour le faire en traversée. Ils nous ont dit que c'était effectivement bien sec (30 m à pied puis du bidouillage à ski pendant quelques virages supplémentaires). Ils étaient d'accord avec nous sur l'horaire tardif des binômes qui commençaient la montée...
On a fait la suite hyper tranquillement pour profiter du paysage et repérer un peu tout ce qui existait dans le coin. La piste est très bien enneigée jusqu'en bas et on en a profité pour faire des petits exercices. Comme pour le Davin, Thierry m'a apporté pas mal de retours sur ma technique de ski et les points à améliorer.
Très belle course, ligne très différente de ce qu'on peut avoir dans Belledonne. Les vacances commencent bien, malgré qu'on ne soit pas allé jusqu'en haut. Il n'en manquait pas beaucoup pourtant...