Sortie du jeudi 2 avril 2026 (Aujourd'hui)
taramont
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : températures non relevées mais sans doute positives à l'abri du vent et plutôt négatives au vent - belles éclaircies le matin, ciel s'ennuageant en début d'ap midi - vent pas très violent mais constant
Conditions d'accès/altitude du parking : 1120m - RAS
Altitude de chaussage/déchaussage : 1120m
Conditions pour le ski : très bon ski surtout dans les bois - excellente descente de la combe de Mauvernay en se tenant en rive G du vallon (centre et rive D cartonnée, voire vitrifiée en certaines zones - entre la Brèche de Roche Rousse et Léchaud, du dur (voire vitrifié) trafolé avec rails - sentier de traverse encore très bien enneigé (mais bien des bosses) - ancienne piste, très bon ski sur poudre tassée jusqu'au parking
Conditions nivo et activité avalancheuse : apparemment bien stable sur l'itinéraire ; une large coulée de surface en départ de la face W du Grd Som s'étalant au haut de la combe en rive D - en cas de réchauffement rapide ou pluies, le sentier de traverse risque d'être exposé au glissement des masses de neige qui le surplombeSkiabilité : 🙂 Bonne
Compte rendu
C’est un nouveau dicton made in Chartreuse, un dicton écrit sur du vent.
Mais vous n’en avez pas marre de voir sans cesse apparaître la Chartreuse quelle que soit l’ouverture ou l’avancée de la saison ? Bientôt on la verra plus souvent que la Corse ! Mais, n’oublions pas, la Chartreuse, le pays de l’invulnérable vulnéraire, est aussi une Île de Beauté, guignée par tous les corsaires de bon goût de Chambéry, de Grenoble et de toutes les cités et bleds environnants. Il y en a même qui viennent de Lyon, c’est dire ! Bien sûr, cette île est plus modeste que la Corse bien que souvent environnée et même engloutie par la mer mais, j’avoue, il serait difficile de se farcir 600km en vélo/ski sans passer plusieurs fois dans le même bistrot et le même buisson (quoique…).
Enfin, ce matin, sur les coups de 4-5h, je ne sais pas au juste, je n’étais pas encore bien lucide, j’ai eu, par ma fenêtre orientée à l’W, comme un coup de projecteur puis, petit à petit, la lueur s’évanoui derrière le frêne. C’était la « Pink Moon » d’avril. Il faut quand même que j’aille voir l’effet laissé par cet évènement dans quelque vallon de Chartreuse et vérifier si mon nouveau dicton peut être labellisé, me dis-je.
J’abuse parce que j’ai déjà commis un petit (petit, je souligne) larcin skiistique pas plus tard qu’hier ? Si vous voulez mon avis : faire de la rando ne nuit à personne, même pas (surtout pas) aux araignées dans la maison. Est-il plus facile de partir faire la guerre que d’arrêter de fumer ? ceci, je ne le sais pas. Par contre, je sais qu’il est nettement plus facile de partir au ski que de s’atteler au ménage.
Me voici donc l’une des premières au départ du Habert de la Ruchère. Je rencontre par hasard un copain d’une ancienne vie. Nous nous reconnaissons. C’est rassurant…
Bigre, il fait toujours froid et rapidement je vois que les crêtes là-haut fument. Elles ne peuvent donc pas s'arrêter de fumer ? Il y a déjà eu une guerre à Bovinant entre les moines et un baron de Savoie ne l’oublions pas, l’histoire est toujours la même : on se disputait des filons de bon minerai de fer et on est parti en guerre....
La neige est restée impeccable, douce, poudre un peu tassée par les passages, les sous-bois comme remis à neuf la nuit par une fée bienveillante. Même le chemin de traverse n’est pas retors (mais attention si ça se réchauffe brusquement, il y en a des paquets suspendus au-dessus qui ne demanderont qu’à glisser).
Dans la hêtraie, c’est toujours le bonheur mais dès qu’on en sort, c’est le palais des courants d’air. La liaison col de Léchaud/brèche de Roche Rousse se fait sur du décapé.
A partir de là, c’est vite vu : bien que Mauvernay soit toujours à l’ombre, je préfère aujourd'hui cette combe au Grd Som. De blancs nuages filent comme des fuyards sur la crête. Brr ! Et, je n'ai pas fait le mauvais choix (un autre sympathique randonneur l'a fait également) : la descente de la Combe de Mauvernay, en serrant rive G , s’avèrera une pépite. Mais comme tous les chercheurs d’or, je la trouverai trop petite. Seule l’arrivée d’un troupeau de gris nuages depuis le N m’empêchera de monter une 2e fois.
A la brèche de Roche Rousse, c’est effectivement brouillard complet mais dès l’amorce de la descente sous Léchaud, la visibilité est à nouveau là et dans les sous-bois l’enchantement prévu est là aussi.
Itinéraire suivi :Habert de la Ruchère/Col de Léchaud/Brèche de Roche Rousse/Habert de Bovinant/Crête de Mauvernay pt1812m et retour par le même chemin - 11,4km
Horaires : 7h50/13h20