Massif : Ecrins
Départ : les Baumes (1350 m)
Topo associé : Pic du Mourre la Mine, Face Nord
Sommet associé : Pic du Mourre la Mine (2954 m)
Orientation : N
Dénivelé : 1600 m.
Ski : 5.4
Départ : les Baumes (1350 m)
Topo associé : Pic du Mourre la Mine, Face Nord
Sommet associé : Pic du Mourre la Mine (2954 m)
Orientation : N
Dénivelé : 1600 m.
Ski : 5.4
Sortie du vendredi 20 mars 2026
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : Grand beau, température t-shirt dans le vallon, puis t-shirt + pull a la montée dans la face nord, puis t-shirt + doudoune + shell a la descente.
Conditions d'accès/altitude du parking : exceptionnellement facile, route goudronnée tout le long.
Altitude de chaussage/déchaussage : Faut faire 100m de D+ a pieds, c'est pas la mort...
Conditions pour le snowboard :
- Dans le couloir raid : Neige GripProMax™ (haut de gamme)
- Dans la face : ici, plusieurs neiges, il y avait CroutasBananas, Vitre et Powpow.
- Dans le vallon : transfo, plaisirs variées en fonction du fartage.
Conditions nivo et activité avalancheuse : Stable, contrairement au prix du pétrole.
Skiabilité : 🙂 Bonne
Compte rendu (par Oliver Ingle)
Itinéraire suivi : Face N du Pic du Mourre la Mine, variante de couloir de droite.
Avec Johan et Gigi.
Mardi :
Coup de tel avec Jo : la météo parait un peu bof vers l'Italie, Il faut trouver une solution. Aller skier autour de Gap semble être une bonne option. Johan, un professionnel des topos obscures, nous a trouvé une belle ligne dans la vallée de Champoléon.
Jeudi soir :
Après la fac je retrouve Gigi et on file vers les Ecrins. Seul problème, il nous faut de l'eau.
"Y'a une fontaine a St Bonnet"
A St Bonnet : Eau non potable.
On fait ensuite un détour par 3 fontaines supplémentaires pour trouver un truc buvable. Ils veulent pas purifier leur eau dans le Champsaur askip...
On retrouve Johan au parking des Baumes et on prépare un repas d'anthologie dans le kangoo : "Y'a plus de gaz là les gars"
"Ah"
Heureusement qu'on a pu s'en sortir grâce a une boite de semoule Eco+ trouvé au fin fond des réserves de ce mythique véhicule.
Vendredi, 7h30 :
Le réveil sonne. Ça vas, 7h30 c'est la grasse mat quand on veut aller en montagne. Mais on a quand même la tête dans le cul. On mange quelque madeleines, des cookies, on fait les sacs, on met les peaux, et puis c'est top départ vers 8h30.
On traverse le hameau des Baumes, on remonte un peu le Val Estrèche a pieds puis on chausse les skis et splitboards.
20 minutes plus tard, je sens quelque chose de bizarre au niveau de ma fixation de split droite : un partie du mécanisme qui permet de maintenir la fixation en mode montée c'est arraché. On improvise une petite réparation avec de la cordelette puis on repart. Je vais plus doucement pour éviter de solliciter la fixation. Cependant, au niveau du petit verrou du vallon, celle-ci lâche de nouveau, de façon irréparable cette fois.
Après un début de saison médiocre, avec les copains qui passent sous les avalanches, le manque de neige, puis les grandes chutes accompagnés de grands risques, puis les WE de mauvais temps, le but matos est hors de question aujourd'hui. Je passe en crampons et je rejoins les copains.
Heureusement, on se trouve déjà en bas du socle du couloir, on serais passé en crampons bientôt dans tout les cas.
Le couloir débute par un petit ressaut en mixte. Comme on est trop forts du mixte, on passe avec facilité (sauf Johan qui était en susu). Cependant, on n'a ni corde, ni pitons et la désescalade parait tendue. Ce sera un problème pour plus tard.
Le reste du couloir déroule bien, on se relai pour faire la trace.
Arrivé à l'embranchement, on constate que la sortie classique est surplombé par de nombreuses corniches. On part donc dans le couloir de droite, plus raide mais mois exposé. Ça déroule et on s'arrête 10m avant la fin en raison de neige trop dure.
Comme d'hab, chausser dans le raid fut très rapide et très agréable (non).
On a tous laché une goutte de sueur au premier virage dans le raid, avant d'être réconforté par le grip de la neige. Finalement, avec autant de grip, la partie raide était relativement simple a skier.
On arrive ensuite dans les grandes pentes de la face N, tout contents. On fait quelques grands virages, tout en restant méfiant de la croûte, présente par-ci et par-là, camouflé dans la neige meilleure.
Fin de la face, on arrive au ressaut du bas.
2-3 mètres seulement, mais un véritable défi.
Un bout de neige raide, un petit bombé de glace, un peut de vide, et re de la neige. C'est la fin du couloir, donc ce n'est pas très expo en théorie.
Deux options se présentent a nous. La première, c'est d'être sage, de déchausser, reprendre un piolet en main (on en a qu'un seul chacun) et désescalades). Mais mine de rien cette désescalade fait un peu peur et puis surtout on a trop la flemme d'enlever les skis.
La deuxième option c'est le saut. Avantages : C'est plus rapide. Inconvénients :
- risque de s'exploser a l’atterrissage
- difficile de ne pas zipper sur la glace
- ultra terrifiant
Gigi se rapproche du ressaut. J'essaye de le dissuader, mais, dans un élan de folie il tente le saut. Atterrissage oklm. Puis Johan fait de même.
Merde.
Hors de question de déchausser, je doit tenter le saut aussi.
Pour l'honneur des splitboardeurs
Je me rapproche du ressaut. J'inspire. 180, je me retrouve face a la pente. Un petit appui sur les jambes. Et en un quart de seconde, c'est terminé. Je suis en bas, sur les fesses. Tous c'est bien passé.
Moquette classique jusqu'en bas du vallon. Retour au parking des Baumes. On glande un peu, on mange du pain et du pesto. Quel bonheur.
Il y avais un autre skieur au parking, de retour d'un grand voyage dans une face bien raide.
Elle était chouette cette pente, une grand ligne avec une grande ambiance.







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Pic du Mourre la Mine, Face N

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