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Sorties > Belledonne > But sous le Col d'Arguille 

But sous le Col d'Arguille 

Massif : Belledonne
Départ : Le Grand Thiervoz (Le Cley) (998 m)

Topo associé : Col d'Arguille NO depuis Le Cley

Sommet associé : Col d'Arguille (2755 m)

Orientation : NW

Dénivelé : 1220 m.
Ski : 3.1

Faune : Afficher les zones sensibles

Sortie du dimanche 15 mars 2026 (Hier)

Michaël, abo.stephf, olivier38800, vguide

Conditions nivologiques, accès & météo

Météo/températures : Frais, sans vent, bouché avec un brouillard dense sur une majorité de l'itinéraire, 3 éclaircies fugaces au-delà de 2150m
Conditions d'accès/altitude du parking : Route bien mouillée avec des résidus de neige fondue après Pinsot. Noire au retour.
Altitude de chaussage/déchaussage : On pouvait quasiment chausser au parking (1000m). A la descente, on quitte les skis vers 1400, trop de cailloux proches, pas de sous-couche.
Conditions pour le ski : Le bas forestier est typique de Belledonne, malgré la bonne chute c'est peu skiable. En revanche, au-delà de 1550m il y a beaucoup de neige. La dernière chute fut plus importante que prévue. 40cm et plus au-dessus de 1800/1900. Neige poudreuse et meuble sur une grosse épaisseur.

Conditions nivo et activité avalancheuse : BERA 3, neige récente. Nous avons eu peu de visibilité mais une longue coulée est partie probablement à la fin des chutes de la nuit vers 2330/2350m dans l'axe du col d'Arguille (https://www.data-avalanche.org/avalanche/1773653221637). Autre coulée recouverte dans le haut du ruisseau perdu.

Skiabilité correcte à cause du bas non skié mais sinon bonne à très bonne dès le chalet du milieu.

Skiabilité : 🙂 Bonne

Compte rendu (par Michaël)

Itinéraire suivi : voir GPX 
Avec Michel, Julien, Stéphane, Lionel, Didier, Olivier et Marco


Il est des jours où le choix du secteur n'est pas le bon. Et pourtant, on a passé du temps à faire un choix. Mais entre l'envie de ne pas faire trop de route (pour rentrer voter notamment), de découvrir un nouveau coin qu'on ne connaît que trop peu, et la foi en notre bonne étoile pour une météo meilleure, on a joué, on a perdu.

Au café-briefing on espère du beau au-delà de la forêt, la météo indique 2 heures de soleil possibles, on y croit. Il faudra rester néanmoins vigilant dans les pentes abordées car il a, semble-t-il, plus neigé que prévu ; c'est bien blanc à 900m, les quelques prés en bord de route sont de visu skiables. L'itinéraire est un aller retour avec quelques options de passages au niveau des lacs notamment.

Après le traditionnel contrôle DVA dans la bonne humeur, nous commençons à pied avant de vite poser les skis sur une couche suffisante pour progresser à la montée, même sous les gros épicéas de cette forêt dense. Le chemin d'été est d'ailleurs la seule option efficace, nous le suivons donc jusqu'à 1400m, tantôt stoppés par quelques blocs, une accumulation sur un talus ou un "arrêt-glissade" (on ne dira pas qui). Une peau récalcitrante a bien failli coûter un retour précipité mais avec les bons pansements qui collent, ça fera l'affaire pour toute la suite (on ne dira pas qui). L'ambiance est presque religieuse à mesure que l'on monte dans cette forêt ouatée, où les résineux plient sous le poids de leur manteau, les sorbiers friment avec leurs fruits d'une autre saison, et les animaux s'adaptent à cette nouvelle offensive hivernale éphémère. On scrute à peine quelques traces de quadrupèdes non identifiés, en plus des nôtres, le silence est parfois rompu par un lointain boum sourd qui résonne dans la vallée : le PIDA des 7 Laux est en marche. On se relaie à la trace car c'est très épais d'un coup : l'avantage d'un groupe conséquent. Marco reste le plus efficace, c'est un métier !

Puis vient la navigation car les derniers arbres n'offrent plus de repères, c'est le blanc total, les deux ou trois compagnons de devant sont visibles mais parfois pas ceux un peu plus loin. On choisit de passer par le Lac de la folle pour éviter le goulet en-dessous du lac blanc, on ne sait jamais... On préfère parcourir quelques zones courtes à 30 degrés plutôt que rester sous la menace de plus grosses pentes sans les voir. Le soleil se montre, très très très discret, on le devine, on l'implore, on le drague mais il disparaît. On sent qu'on est pas loin du plafond mais il monte avec nous... Pas de bol. Aux abords des lacs en contournant un petit ressaut, nous passons sur ce qui ressemble à une coulée récente, sans vraiment bien comprendre d'où elle provient. Avant d'aborder la suite, on se pause donc longuement pour avoir un peu de visibilité. Deux éclaircies rapides nous montrent l'avalanche qui a parcouru une belle distance, en venant du haut de la combe, dans l'axe de notre itinéraire. Elle date probablement de la fin des chutes de neige - dans la nuit ou soirée précédente ? Puis ça se bâche à nouveau, l'espoir retombe, on signe le but ; inutile d'aller jouer avec les pentes supérieures sans voir où on met les spatules. On dépeaute et une éclaircie revient. On hésite à nouveau puis on file vers le bas.

La fenêtre de visibilité est très courte, on sort vite le smartphone pour donner la direction et éviter les pièges du terrain. C'est ludique, aventureux - un thème récurrent des précédentes sorties. Au chalet de la Grande Valloire, nous faisons une pause à l'intérieur. La visite est rapide mais c'est un de ces bons moments de convivialité pour un groupe qui vit bien ! Nous repartons avec l'idée d'aller explorer les combes vers le ruisseau perdu. Il nous avait donné des envies le matin lorsqu'on l'avait traversé plus bas. Plus de neige que sous les arbres, moins dans le brouillard car il est monté plus haut. Malgré les pentes chargées au-dessus, on s'y engouffre après une traversée dans de grosses quantités de neige. Une ancienne coulée est recouverte mais elle ne gêne pas, c'est "deep pow land", on peut enfin skier, les deux gars de Chamrousse envoient du bois, on sauve la journée. Aller plus bas semblait trop joueur voire scabreux, nous rejoignons donc le chemin d'été emprunté à la montée, sur lequel nous passons en mode piéton assez rapidement car il n'y a pas de sous-couche pour préserver nos semelles.

Nous faisons notre débrief sur le parking, une fois n'est pas coutume. On retient quand même pas mal de positif malgré le peu de ski et la météo coriace. On se retrouvera tous ou presque en Vanoise dans deux semaines pour un autre projet. A moins que la météo n'en décide autrement.

La trace est faite, au moins jusqu'à 2200, avis aux amateurs 😁

0 On ne perd pas les bonnes habitudes 
0 On ne perd pas les bonnes habitudes 
1 Dans la quiétude ouatée
1 Dans la quiétude ouatée
2 spectaculaire
2 spectaculaire
3 Le brouillard givrant dans ses oeuvres
3 Le brouillard givrant dans ses oeuvres
4 Navigation
4 Navigation
5 Eclaircie qui ne dure pas. Le plafond est monté avec nous
5 Eclaircie qui ne dure pas. Le plafond est monté avec nous
6 Coulée partie probablement avec la fin des chutes de neige
6 Coulée partie probablement avec la fin des chutes de neige
7 Eclaircie fugace #1
7 Eclaircie fugace #1
8 Eclaircie fugace #2
8 Eclaircie fugace #2
9 Grand ski dans les combes du ruisseau perdu
9 Grand ski dans les combes du ruisseau perdu
 9.1 On s'amuse
 9.1 On s'amuse
10 'Y en a !
10 'Y en a !
11 Fin à pied, pour préserver les semelles
11 Fin à pied, pour préserver les semelles

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