Sortie du lundi 9 mars 2026 (Hier)
Impec!, grillet.n
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : Globalement beau. Ciel sableux le premier jour, qui a limité le regel. Bon regel les 2 derniers jours.
Conditions d'accès/altitude du parking : RAS
Altitude de chaussage/déchaussage : Juste à la sortie du village de Prapic
Conditions pour le ski : Manteau globalement printanier de Est à Ouest en passant par le Sud. En nord, on trouve encore de la vieille poudreuse parfois cartonnée, au dessus de 2500 (localement jusqu'à 2200m pour du nord bien encaissé).
Conditions nivo et activité avalancheuse : Aucune activité avalancheuse lors de ce séjour. Les faces ensoleillées sont bien stabilisées. Et en Nord en altitude, vieille poudreuse sans cohésion en surface, parfois cartonnée, reposant généralement sur une épaisse couche de grain fin (on n'atteint pas la sous-couche fragile persistante quand on teste avec le baton).
Skiabilité : 😄 Excellente
Compte rendu (par Impec!)
Sortie avec la section veloski du CAFGO
Vincent se rend à la pompe remplir le réservoir de son bolide. 15L au 100 pour ce Bijou de Hummer rutilant, c'est qu'il faut donner à boire à là bête. Autocollant MAGA sur le sommet du pare-brise, ski de rando jetés à l'arrière et plein fait, le voilà fin prêt à partir à l'assaut des sommets. Enfin ça, c’était sans compter sur les multiples cyclistes grenoblois roulant n'importe comment sur les routes. Vincent manque de s'en prendre un sur son pare brise tout neuf et.... OUF, se réveille enfin. Quel cauchemar !
Pour conjurer le sort il ne reste qu'une chose à faire : réunir une troupe de motivés pour un weekend vélo ski dans un coin reculé. Quelques semaines plus tard, l'équipe est constituée, les itinéraires préparés, et les présentations sont faites dans le temple des Grelous, j'ai nommé le local du caf go.
Ludo: le dahl bat power en lui, rien ne l'arrête. Il a même choisi de partir avec des enclumes aux pieds pour prouver que le vélo ski n'est pas réservé aux collants pipettes.
Pierre : il faut toujours une machine dans un groupe, ici c'est Pierre, la force tranquille, toujours le sourire même quand il porte la corde, la pharmacie, 90% du picnic et qu'il fait la trace dans une pente à 40°.
Adrien : l'ingénieur ingénieux. La solution à tous les problèmes techniques à vélo, il a tout prévu, même les épices du dahl.
Yoann : pour qu'on arrive à vous convaincre que le vélo ski c'est génial, il nous fallait le vidéaste de l'équipe. C'est parce qu'il s'allonge dans la neige pour filmer qu'on aura de belles images
Vincent : le cerveau de l'opération, expert en nivologie, encadrant de talent, il n'est pour autant pas venu pour skier comme un guide : grands virages ou rien.
Nast : elle a la lumière à tous les étages, surtout aux pieds. La caution humour et littérature du groupe à l’origine de la rédaction de ce CR (merci à elle !).
Jour 1 - vendredi 6 mars : destination Prapic
Rdv est pris le 6 mars à la gare de Grenoble, 7h30 pour prendre le bus équipé de portes vélos. Ah ben non finalement, ce bus là n'a pas de porte vélo. Tant pis, nos 6 aventuriers se rabattent sur le train direction Gap, plan B. Ce n'est pas 10 km de vélo et 500mD+ en plus qui vont les arrêter.
Et puis le train c'est l'occasion de contempler et de discuter, de faire connaissance et surtout, de lancer les premières parties de belote. Spéciale dédicace au conducteur de train qui lui-même est venu à vélo et se renseigne sur notre itinéraire.
L'arrivée à Gap se fait en douceur. Les grenoblois se font pour autant remarquer : une troupe de cyclistes avec des skis accrochés au cadre avec des tendeurs, ce n'est pas très courant dans le secteur on dirait.
L'aventure commence donc ici avec la montée en direction d'Orcières. Le premier objectif est clef: chasser de la bonne nourriture locale sur la route. Le dieu des bobos est avec nous, puisque nous avons pu faire le plein à la fromagerie de Chabottes et à la Biocoop (des oreilles d'âne pour les sots du Laire, logique !). Pas de gasoil ici, alors le carburant c'est les bons petits plats !
La chasse a été bonne et malgré les vélos chargés, la troupe avance dans la bonne humeur jusqu'au gîte. Ah parce que vous pensiez que les écolos à vélo ski ça n'aimait pas le confort ? Que nenni, nous voilà dans notre grande et belle demeure avec tout le confort moderne, y'a même un lave vaisselle c'est pour dire.
Réunie autour d'une petite infu' kumquat gingembre bio locale de saison, la troupe planche maintenant sur le choix du roi pour le lendemain: Tuba ou Grand pinier? Je sais que vous êtes en apnée face à un tel suspense, alors pour vous laisser reprendre votre souffle nous vous fournirons un Tuba.
Jour 2 - samedi 7 mars : Face nord du Tuba
Pour nous accompagner là-haut, une sommité locale fait son apparition à 7h30 le lendemain matin : Patrick, du caf de Gap, monté à vélo à la fraîche depuis saint Léger les Mélèzes. Nous voilà donc en route, 7 larons glissant sur la neige jaune orangée. Face à ce Sirocco bien chargé en sable, l'ascension du Tuba paraît encore plus appropriée : l'équipe aura de quoi respirer.
Nous voilà maintenant dans la face nord : la remontée se fait dans de la vieille poudreuse parfois cartonnée qui brasse un peu à la montée ! Pendant le picnic au soleil, c'est l'occasion de faire coucou au sommet du lendemain. Malheureusement il n'a pas répondu à nos grands gestes, c'est l'A-Mourre froid.
C'est maintenant l'heure de la descente dans cette magnifique face et pour l'occasion on envoie le grand sage Patrick en éclaireur. On n'aura pas les 30 cm de poudreuse attendus/survendus par un guide du coin, mais dans l'ensemble cela se skie très bien et c'est une régalade pour tout le monde (chacun son tour pour plus de sécurité et pour laisser reposer les cuisses). A noter que Adrien et Ludo réalisent ici leur première face en 4, bravo !
La descente se conclut avec de la moquette et par un passage au tombeau du poète, grâce à qui nous sommes maintenant inspirés pour écrire ce compte rendu.
Jour 3- dimanche 8 mars : les sots à l’assaut du saut du Laire → Mourre froid en boucle par la crête de la Dent
En cette journée internationale des droits des femmes, l'équipe décide donc de skier les pentes du Mourre froid (l'auteur vous confirme qu'il n'y a pas de rapport, mais vous permet de noter que le ski de randonnée, le vélo, l'humour et la montagne sont 100% ouverts aux femmes alors viens on est bien).
Pour atteindre le fond du fond du fond du vallon dans lequel se trouve ce beau sommet, il faut se taper quelques bornes de pente douce, c'est long mais on vous le recommande quand même parce que vous pourrez profiter de la belle cascade du saut du Laire au passage. (t'as enfin compris le jeu de mot du titre du CR, bravo à toi).
Et si comme nous tu kiffes profiter et faire des belles boucles, alors clairement, remonte le Mourre froid par sa crête au nord et profite des magnifiques paysages et vues sur le Queyras et le Mont Viso. Et oui parce qu'encore une fois, l'équipe des sots est au soleil, et s'offre un picnic assis sur des cailloux. Et pour la descente... Et bien que vous dire ? Godilles ou grand virage, allez y tout passe bien ! Le seul truc qu'on a pas réussi à faire ce jour là c'est faire un plan de godilles synchronisées. Nous n'aurons pas réussi à imiter Bon appétit, enfin si, un peu seulement pour les virages carte postale.
Une fois redescendu au saut du Laire et dans une ambiance de cour de récré, Pierre installe un petit kick et c'est parti pour les sauts des sots au Saut du Laire.
Aller c'est pas le tout de s'amuser mais il reste la vallée de piste de ski fond débutants à se farcir pour rentrer à temps pour la tisane.
Après une visite du musée de Prapic dont les portes nous ont été ouvertes par le gérant passionné, l'équipe s'est même emparé d'une bière pour fêter ça. Cette bière aurait pu créer une tension dans l'équipe, entre les militants sportifs et les amoureux de l'art de vivre à la française mais que vous dire: un peu de tolérance dans ce monde de brutes !
Jour 4- lundi 9 mars : Crête de l’Homme et face Nord
La journée de l'efficacité : le ménage du gite, un sommet, un retour à Gap en vélo. Vous voulez une dream team, cherchez pas plus loin, on est là.
Bref, on avait pas bouffé assez de plat, où peut être qu'on est trop sots, mais en tout cas on est repartis pour le Saut du Laire. On va finir par monter l’asso des sots du Saut du Laire.
Et ce jour là le sommet, c'était une affaire d'Homme !
Une remontée par l'arête de l'Homme, toujours en brassant dans une épaisse couche de vieille poudreuse. Hop un petit sommet et une descente dans la meilleure vieille poudre de la saison. Rien à jeter. Enfin si, après il fallait se refaire les pistes de ski de fond mais finalement, on s'y fait. 13h l'équipe est au village de Prapic, dernier casse dale et il est déjà temps de charger les vélos.
Même pas deux heures plus tard et après un pitstop dans la fromagerie locale, l'équipe rejoint la civilisation de Gap.
Suite à un phénomène paranormal, nous avons ouvert les portes d’un lieu perdu dans l'espace temps, un bar dans lequel une partie de la commande peut arriver mais pas forcément, et inversement, et dans lequel il faudra que notre encadrant encadre la patronne pour utiliser la caisse enregistreuse. En effet, même avec l'utilisation de sa loupe, les touches n'étaient plus distinguables. On vous conseille le bar du lycée pour une expérience dont vous vous souviendrez toute votre vie.
Et puis... Il était déjà le temps de reprendre le train Gap- Grenoble et de retrouver notre conducteur de l'aller !! On ne change pas une équipe qui gagne, et surtout on ajoute cette fois ci la plus sympa des contrôleuses, qui a même participé à notre partie de Just one (malgré une odeur de l'équipe sans doute remarquable).
En conclusion :
Vélo - 10/10
Ski - 9,5/10 (Histoire de ne pas trop vous encourager à aller tracer à notre place dans les belles faces)
Météo - 10/10
Ambiance 178,6/10
Empreinte carbone: aussi faible que notre envie de retourner au travail demain après un weekend pareil