Sortie du mardi 6 janvier 2026
taramont
Conditions nivologiques, accès & météo
sortie sur 1,5j
Météo/températures : froid, très froid
J1 : moins 8 au départ au soleil - pas de vent, juste légère brise
J2 : moins 10 au départ au soleil ; je ne sais pas combien dans la combe à l'ombre d'où descendait un petit vent coulis, sinon pas de vent
Conditions d'accès/altitude du parking : RAS
J1 - pkg à 1680m
J2 - pkg à 1670m
Altitude de chaussage/déchaussage :
J1 - chaussage et déchaussage au pkg
J2 - chaussage à 1690m - déchaussage à 1610m
Conditions pour le ski :
J1 - correcte dans la partie piste - médiocre plus bas - puis j'ai rattrapé la piste qui vient du col
J2 - cdts meilleures que ce qu'on pouvait supposer à la montée, les virages ont pu s'enchainer soit sur des zones de neige tassée, soit sur de la neige plus meuble mais portant une mince croûte de surface pas gênante - border cross en piste de bob où il faut bien contrôler sa vitesse dans les sections pentues
montée très laborieuse pour moi sans couteaux
Globalement, la skiabilité restait correcte - quelques zones caillouteuses sur le chemin après le Prario à traverser avec des précautions si on tient à ses semelles
Conditions nivo et activité avalancheuse : RAS Skiabilité : 😐 Correcte
Compte rendu
Un peu de Maurienne ne peut pas faire de mal, me dis-je. Mais c’était avant d’expérimenter ses capacités de nuisance thermique….
J1 - 5/1/26 : Une mise en température
Itinéraire : Les Pérelles/Col de la Madeleine/Pt 2104 au SE du col/Col/Pt 2185 arrivée des TSG du Frêne et de la Madeleine/Pérelles
Départ 11h - D+ 650m – 12,4 km – cotation 1.1 - skiabilité correcte
Partie tard, il me restait juste encore suffisamment de temps pour me rendre compte de la situation et de l’absence de mes couteaux ! Argh, c’était juste le moment de les oublier….
Je me promenai donc du côté du Col de la Madeleine aux heures les moins froides de la journée (je n’ose pas dire les plus chaudes…). La combe de la Rave brillait de mille feux et le ciel était d’azur. C’était toujours ça.
Du point de vue du ski, ce fut, disons, correct mais en utilisant à la descente une piste en neige dure du haut du TSG jusqu’au col. Mais je retrouvai le pkg sans déchaussage.
A noter que le bar du col – La Banquise – portait ce jour bien son nom. Et je lui fus reconnaissante d’avoir oublié de mettre la musique
J2 – 6/1/26 : Emy l’insaisissable frigorifiée
Itinéraire : Albanne 1670m/Pt 2590 au SE de la Pte Emy /descente jusqu’au village et remontée à mon pt de départ
Départ 9h30 - D+ 1030m – 14,1km – cotation 2.1 – skiabilité correcte
Il y a quelques années encore, on pouvait décemment espérer une certaine solitude en montagne le lundi. Ne sortaient que les commerçants et quelques originaux. Maintenant, il semble qu’il faille attendre le mardi. Les masses laborieuses ont alors (enfin) plié bagages et même les cadors de ST aux cuisses d’airain (c’est une supposition, je n’ai pas vérifié) et aux peaux de phoques (la leur, pas le succédané qu’ils ont aux pieds) ne redoutant aucun gel, avaient déserté le sibérien vallon qui démarre au Prario. J’aurais pourtant bien voulu les croiser incognita. Je crois bien que je les aurais pincés au passage pour vérifier s’ils sont bien des humains. Et eux se seraient sans doute dit « je ne savais pas que les limaces sortent à cette époque de l’année ».
Toujours est-il que j’ai bien observé ces fameuses Sallanches, le traçage métronomique et la pente qui en jette. Eusse-t-il fait moins froid, je crois bien que j’aurais tiré mon chapeau à ceux dont l’aura traine encore dans ces couloirs.
Ma première idée était d’aller skier ce fameux Vallon du Villard tant vanté (et peu venté). Mais pour cela, il faut monter en W sous la Paroi du Midi et là, il était clair que l’ombre ne céderai pas d’un pouce de la journée. Et moi, mes pouces, j’y tiens et une onglée à Per(pé)tuité, je la redoute. Alors, j’ai changé de cap et me suis dirigée vers le soleil.
Trois autres skieurs (2+1) avaient sans doute le même attachement à leurs extrémités et aussi leurs faces puisqu’ils ont aussi bifurqué versant soleil, un soleil qui ne réchauffait pas grand-chose, mais quand même. La face d’Emy, elle, était encore plus longue et plus large que d’habitude me semblait-il, tout en essayant d’enrayer des onglées agressives et des glissades intempestives où mes couteaux absents auraient été plus qu'utiles
C’est pourquoi - et j’espère bien qu’Emy ne m’en tiendra pas une rigueur semblable à celle du jour – je n’ai pas atteint mon but. Car moi, malgré ce regrettable stop 200m sous le sommet, je l’aime toujours autant. Et me rendant compte que finalement l’essentiel de la descente était plus correcte que ce que je prévoyais dans mon pessimisme chronique, j’adressai à Emy un « au revoir » plein d’enthousiasme.
NB : peu de photos, le coin ayant été largement documenté ces derniers jours.