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Sorties > Belledonne > Vigilance CRISTAL, de la théorie à la pratique au col de l'Aigleton

Vigilance CRISTAL, de la théorie à la pratique au col de l'Aigleton ⭐⭐

Massif : Belledonne
Départ : Prabert (1088 m)

Topo associé : Col de l'Aigleton, Versant SW

Sommet associé : Col de l'Aigleton (2266 m)

Orientation : SW

Dénivelé : 1200 m.
Ski : 2.1

Sortie du lundi 08 février 2021

cm38660

Conditions nivologiques, accès & météo

Beau se couvrant en journée
Etat de la route : blanche à Prabert puis noir au retour Altitude du parking : 1088
Neige froide sur fond dur, jusqu'à 20 cm au dessus de 2000m, conforme au BERA
Altitude de chaussage (montée) : parking
Altitude de déchaussage (descente) : col de l'Aigleton !!

Activité avalancheuse observée : j'ai pris le temps de descendre avec elle

Skiabilité : 🙂 Bonne

Compte rendu


Passer de la théorie à la pratique avec la vigilance CRISTAL, tel était le challenge du jour après l'after eight de vendredi dernier.
Montée en mode "confiance" jusqu'au Col de l'Aigleton, où je prévoyai alors d'aviser selon deux plans pour rejoindre la Dent du Pra.
J'abandonnai vite le plan A par la remontée vers la Belle Etoile puis col de Vouteret, les faces semblaient bien chargées et avec des plaques descendues depuis les contreforts de la Belle Etoile.
J'opte alors pour le plan B et la montée SE d'autant qu'une trace y monte.
Je passai néanmoins en mode "vigilance" car la pente se redresse (>30°) et que le traceur eut préféré de passer à pieds pour finir le ressaut raide.
Mais après 3 ou 4 conversions dans la pente, la stabilité du manteau neigeux était bonne et je repassai alors en mode "confiance", prévoyant toutefois de passer à pied pour finir le ressaut.
C'était sans compter l'effet de surprise (ou la part de l'aléatoire) que je n'avais pas envisagé (l'erreur du jour !) : la descente du premier par l'itinéraire de montée ! Sans me voir monter il déclenchait une coulée en descendant .
Le temps de l'entendre, de tenter de résister à la poussée, et je me retrouvai embarqué sur une trentaine de mètres. Un moment la tête dans la neige, j'attendais que cela s'arrête.
Bilan: pas de dommage corporel, mais un ski et un bâton perdus que l'on a cherchés en vain pendant 1heure dans la coulée.
Je me suis résolu à appeler les Secours, me voyant mal descendre avec un ski et un bâton. Maintenant je le regrette un peu, car à l' atterrissage au Versoud, un sauveteur m'expliquait que les pilotes prenaient des risques à faire du "patin" sur la neige pour venir chercher des naufragés non blessés.
Leçon retenue, la prochaine fois , je ferai le sanglier en descendant à pieds.
Sinon très bon accueil au PGHM du Versoud et un grand merci à eux pour leur dévouement.
PS : pour la skiabilité, j'ai mis "bonne" mais je n'ai pas pu la tester et qu'il faut bien mettre quelque chose.

Didyeti au jas des lièvresDidyeti au jas des lièvres
Un hélico qui tourne vers le grand picUn hélico qui tourne vers le grand pic
Bientôt au colBientôt au col
Vers la belle étoileVers la belle étoile
Les Arêtes du PinLes Arêtes du Pin
Très bon ski 4*Très bon ski 4*
cm38660 quelques minutes avant la coulée (photo prise au col de l'Aigleton)cm38660 quelques minutes avant la coulée (photo prise au col de l'Aigleton)
Premières traces de descente à la jassePremières traces de descente à la jasse
Coulée dans le Pas des PinCoulée dans le Pas des Pin

Commentaires

T
Titof-26, le 09.02.21 09:05

Salut
Pour avoir été sur les lieux samedi, ça ''pué'' clairement.j'ai opéré un 1/2 tour pour la Cime de la Jasse... J'ai quand vu 2 silouhettes sur la Dent du Pra.
Ça ne pouvait pas être bon lundi malgré la chute de dimanche.
L'essentiel étant d'être rentré entier, le matériel ressortira je l'espère pour toi.

Nico06, le 09.02.21 10:47

Salut, merci pour ce retour, et content que tu t'en sois bien sorti. Le ski et le bâton, ce n'est que du matos, ça n'a que peu d'importance.
J'aimerais en savoir plus sur les modes de vigilance dans lesquels tu t'es placé sur ton itinéraire. Tu parles de mode "confiance", je pense que tu voulais parler du mode de vigilance "détendu" ?
Ensuite, il y a 3 autres modes de vigilance : le mode "méfiant" ("une avalanche est possible là-bas") dans lequel tu vas mettre en œuvre une stratégie de contournement de la pente à risque ; le mode "alerté" dans lequel tu dois te placer quand tu dois traverser la pente à risque ("une avalanche est possible ici") ; et le mode "hasardeux" dans lequel tu ne maîtrises rien. Dis-moi si je me trompe, mais si j'ai bien compris, tu as identifié le danger, la pente à risque qui se redressait à plus de 30°. Tu avais donc bien "coché" un des six paramètres à surveiller. As-tu alors vérifié les 5 autres paramètres (surcharge nouvelle par la neige, redoux, niveau de risque du BRA, sous-couche fragile persistante, avalanches récentes dans le secteur) ? Les observations faites te permettaient-elles vraiment de repasser en mode "détendu" ?
J'ai une autre question. Tu dis que l'élément déclencheur est le skieur plus haut qui est descendu par la trace de montée. Et s'il n'y avait pas eu ce skieur, aurait-il été possible que tu déclenches cette coulée en montant ?
Au plaisir d'en discuter avec toi.

cm38660, le 09.02.21 11:51

@Nico06
Exact le mode "confiance" du CR est le mode "détendu" de CRISTAL
Une fois passé au col en mode "méfiant", les autres paramètres autre que la pente > 30° n'avaient pas évolué (pas d'élévation de température significative, pas de surcharge supplémentaire à celle tombée la veille sous le col, pas de sous-couche fragile, pas de départ spontané ou coulée récente du jour à proximité). Le niveau du BERA était 2 sous 2200 et 3 au dessus (au niveau du col donc).
Comme je l'ai écrit dans le CR, je suis repassé (trop rapidement) en mode "détendu" car il n'y avait personne au dessus de ma tête et que hormis la pente >30° cela me semblait sain. C'est probablement mon erreur, car généralement lorsque la pente s'accroit je surveille au dessus de moi à chaque conversion la présence ou non de skieurs. Ici j'ai tout simplement oublié que quelqu'un puisse y descendre car généralement on descend SO lors de cette traversée....
Je pense que s'il n'était pas descendu, la probabilité de déclencher à la montée était faible en gardant sa trace.

M
maxime38, le 09.02.21 12:03

Ah je me demandais pourquoi l'hélico était passé...
Sais tu si le skieur en question est allé jusqu'au sommet de la dent ?
Si la coulée déclenchée était du type gros sluff emportant la couche de surface avec la pente où si c'était un glissement sur la surface sablée ?
Merci !

cm38660, le 09.02.21 12:53

@maxime38
Le skieur qui me précédait n'est pas allé au sommet de la Dent et s'est arrêté au second ressaut (autant que je m'en souvienne)
La coulée était du type gros sluff. Bizarrement pendant l'heure de pelletage à chercher le ski, je ne me souviens plus avoir vu de la surface sablée, mais bon, j'avais sans doute l'esprit pris ailleurs.
Pa contre profondément on sentait la présence de gros glaçons

M
maxime38, le 09.02.21 13:31

@cm38660 : ok merci ! La sous couche (sable) devait être bien enfouie car elle était bien dure à cette altitude. Il y avait peut être des grosses accus (ce qui expliquerait le volume mobilisé) et/ou des coulées avant (ce qui expliquerait aussi les glaçons).

T
Tiferet, le 09.02.21 17:25

Salut! Merci pour ton retour d'expérience et cette réflexion autour de Cristal. J'ai aussi participé à la conférence de vendredi. Peux tu en dire plus sur la nature de la coulée? Te faire embarquer comme ça, passer sous la neige ressemble plus à une véritable avalanche qu'un sluff, même conséquent. Y a t'il une rupture claire? Si c'est le cas il s'agirait plutôt d'une avalanche de plaque déclenchée par le skieur amont (qui induirait la présence d'une couche fragile).
Je me permet un petit commentaire dans l'interprétation de tous tes indices: Quand tu dis "pas de surcharge supplémentaire à celle tombée la veille sous le col", pour moi la neige tombée la veille coche la case "surcharge nouvelle par la neige".
D'autre part, en ce moment, j'ai plutôt la case "présence couche fragile" cochée par défaut et à moins d'un test nivo dans la pente ( 🤢 , et encore) c'est dur de la décocher.
Mais bon, je suis un trouillard!
Merci encore pour ton partage d'expérience, et navré pour le matos perdu.

cm38660, le 09.02.21 19:10

@Thomas
Salut,
Non je n'ai pas vu une rupture nette sur la largeur de la pente comme on le voit sur sur une avalanche de plaque. Je dirai plutôt un point d'ignition à partir duquel se propage la coulée ou gros sluff.
J'interprète la "surcharge supplémentaire" par une nouvelle couche de neige fraiche tombant sur une ancienne non encore consolidée (bon, je peux aussi me tromper sur cette interprétation...à voir avec les spécialistes) comme cela va se produire cette nuit et demain matin. Lundi, la sous-couche humide de la semaine dernière était bien consolidée par le froid de dimanche (-10°C à la nivose de l'Aigleton juste en dessous) sur laquelle s'est déposée la fraiche

Etiennne, le 09.02.21 22:35

Salut ! On a fait une partie de la montée ensemble.
Etonnant de se dire que tu as été pris dans la coulée quelques minutes après qu'on soit parti du col, à 5 minutes près on t'aurait aidé à chercher tes skis.
Je me suis permis d'ajouter quelques photos.
Merci pour ton partage d'expérience et triste pour tes beaux blizzard.
Bonne continuation 😉

cm38660, le 10.02.21 09:42

@Etienne
Salut,
Merci pour les photos. Oui, je me souviens bien de cette sympathique rencontre au col avec vous deux. Bah, je ne pense pas que cela valait la peine de louper un cours pour s'exposer à chercher en vain un ski. 😊
Bonne continuation

Y
Yoshi23, le 10.02.21 10:42

Il aurait été intéressant de voir si la coulée est partie sur la couche sableuse que l'on aperçoit sur certaines photos où le vent a fait son travail, ou sur une couche fragile en dessous.
Il y a quelques années lors de coupes à skis dans le cadre de sécurisation de pistes, la nouvelle neige (15cm) n'avait aucune cohésion avec l'ancienne couche dure et sableuse.
Toutes les pentes assez raides avaient été purgées à ski sur toutes les orientations!
Dans votre cas l'avalanche a été déclenché en amont comme lors de coupes à ski, donc je me demande si la couche sableuse n'est pas en cause...

Nico06, le 10.02.21 13:09

@Yoshi23, ou alors sur une fine couche fragile qui a pu se former à l'interface entre la neige sableuse (qui était humide en surface quand il s'est remis à neiger, puis qui a regelé après) et la neige fraîche nouvelle ? Se référer au bouquin de nivologie pratique de l'ANENA, cette situation est bien expliquée dedans.

T
Tiferet, le 10.02.21 13:13

A une question posée sur le forum il y a quelques jours pour savoir si la couche sableuse peut constituer une couche fragile , Alain Duclos a répondu ceci: " Comme toute couche ayant une forte propension à se maintenir à 0°C, Les couches de neige sablée FAVORISENT souvent la FORMATION de couches fragiles à leur surface, mais ce ne sont PAS des couches fragiles 😉 "

Nico06, le 10.02.21 16:26

@cm38660, il peut très bien s'agir d'une petite plaque, pas très épaisse, ce qui pourrait expliquer que tu n'aies pas vu de cassure nette. D'autant plus que si cette coulée a été déclenchée par le skieur du dessus, un déclenchement sous forme de plaque est plus plausible qu'un déclenchement ponctuel. Et qui dit plaque, dit couche fragile.
Comme l'a fait remarquer Thomas, à juste titre, attention aux fines couches fragiles qui peuvent se former à la surface d'un manteau neigeux humide quand de la neige fraîche vient se déposer dessus (on parle de la fine couche de grains anguleux qui a pu se former au contact de la neige sablée - à 0°C selon Alain Duclos, donc humide - lorsqu'il s'est remis à neiger). Il n'est pas exclu que ce soit la raison pour laquelle tu t'es fait embarquer lundi.
Si l'on en revient à la méthode CRISTAL, dans ton cas, en supposant que cette probable couche fragile soit la raison de l'avalanche que tu as vécue, il semblerait qu'il y avait au moins 4 paramètres à considérer pour le choix du mode de vigilance : la pente > 30°, le niveau 3 du BRA à ton altitude, la surcharge nouvelle avec la neige de la veille, et la couche fragile enfouie. Avec ces 4 paramètres, le mode "détendu" ne peut être justifié.
Cette méthode CRISTAL de l'équipe data-avalanche est vraiment bien, je la trouve très pertinente. Mais il faut être sûr des observations que l'on fait, en lien avec les 6 paramètres à surveiller. 😉
J'espère que l'expérience que tu as vécue et l'analyse que tu en fais pourra t'aider pour tes prochaines sorties.
Bonne continuation à toi. 🙂

T
Tiferet, le 10.02.21 18:18

Je partage l'analyse de Nico.
Je trouve l'incident de CM38660 très intéressant: il montre à quel point il est difficile d'avoir une observation identique selon les données observées. Un des atouts de cristal est de se baser uniquement sur des paramètres Observables et Mesurables. Je pense que cela vise à gommer au maximum la zone de libre interprétation qu'on peut faire des paramètres en questions.
Et pourtant, on voit ici qu'on n'a pas tous la même interprétation d'une même donnée. Je reprends l'exemple de la neige nouvelle, il est plus facile à mesurer/observer que celui de la couche fragile. Pour moi, la neige tombée la veille constitue clairement une surcharge nouvelle de neige et vient donc cocher un paramètre. Cm38660 "interprète la "surcharge supplémentaire" par une nouvelle couche de neige fraîche tombant sur une ancienne non encore consolidée".
Nous n'avons donc à la base pas la même interprétation de la même donnée.
C'est très intéressant.
Dans ma pratique, j'essaie d'isoler complètement les facteurs des uns des autres et de réunir tout ensuite pour en déduire le mode de vigilance: Quand j'évalue la surcharge récente (neige fraîche, soufflée, pluie..), je ne prends pas en compte la nature du manteau sur lequel elle se pose. J'évalue simplement si oui ou non il y a surcharge, et si possible de combien de cm.
Ensuite (ou avant) je me pose la question de ce qu'il y a en dessous. Cm38660 pense que la neige de la veille est tombée sur un manteau consolidé. c'est peut être le cas, peut être pas, j'en sais rien. Ce dont je suis sûr c'est que même si la neige tombe sur un manteau super sain, il y a peut être tout simplement une couche fragile en surface: Une couche fragile temporaire, ou une couche de givre de surface, ou une couche fragile liée au sable. On ne peut donc pas exclure que la neige nouvelle se décroche, sans entraîner d'autre couche du manteau. Ce qui s'est peut être passé ici, peut être pas...
Bonne soirée!

cm38660, le 10.02.21 18:49

@Nico06 et Thomas
Merci pour vos analyses.
Tout est dans la difficulté à détecter une couche fragile sans faire une coupe en profondeur du manteau. Pour ma part et je l'avoue, je ne procède que très (très) rarement à cette analyse sur le terrain car je randonne majoritairement en hiver dans des pentes <30° (et avec un BERA de niveau 3 max), même si parfois un itinéraire peut m'obliger à quelques écarts ponctuels. Maintenant averti, je vais devoir évoluer dans ce type d'analyse pour plus de sécurité. 🙄
Bonne soirée.

Nico06, le 10.02.21 19:08

Merci à toi cm38660 d'avoir fait un récit de ta sortie et de ton accident. C'est avec ce genre de compte-rendu que nous pouvons tous progresser. 😉

M
maxime38, le 10.02.21 19:08

Je viens mettre mon grain de sel dans l'affaire vu que j'étais dans le coin et que je me suis posé des questions aussi...
J'ai eu la même impression de stabilité de la couche de fraîche sur le fond dur. Et je n'ai pas l'impression que les coulées déclenchées au pas du pin ou au jas soient parties sur le fond sablé. J'interprète le phénomène de la même manière que cm38660 : le paquet instable déclenché par le skieur a entraîné une partie de la couche meuble en surface. Est ce qu'au départ il y avait une petite accu sous le vent sur la neige récente (avec couche fragile entre les deux ?) qui a permis de mobiliser un volume suffisant ou est ce que quelques virages bien appuyés ont suffi générer la coulée type sluff par effet "boule de neige" that is the question... il faudrait la description de celui qui était en haut...

D
Didyeti, le 10.02.21 21:07

Hello !
@cm38660 : oui, merci bien pour le témoignage, l'analyse - et la mise en exergue de l'approche CRISTAL (que je ne connaissais pas...). Content que tu t'en sortes sans dégâts 😊 .
@maxime38 : au Jas, les coulées sont parties sur le 'fond sablé' (environ 15cm d'épaisseur de neige fraîche dessus) , l'une lors de l'appui du ski à la montée (ça commençait à fissurer dans les conversions, et même à côté), l'autre à distance lors d'un virage à la descente. Nous avons supposé, sans certitude, que cette situation provenait de l'action du vent dans une zone assez 'ouverte' (tu disais, et nous l'avons également perçu, qu'il y avait probablement une accumulation plus nette au dessus... que nous n'avons pas été tester 😉 !).
Cette couche de fraîche adhérait mal sur le 'fond sablé' dans les zones pentues / ouvertes au vent, d'où la coulée déclenchée par le skieur au dessus de cm38660.
Atchao, bon ski prudent,
Didier.

T
Tiferet, le 10.02.21 21:30

En tous cas, un immense merci pour partager toute cette expérience et ces réflexions dans le plus grand respect et sans jugement. C'est précieux.

M
maxime38, le 10.02.21 21:41

@Didyeti : ok j'avais cru que c'était une plaque plus superficielle de votre côté. J'ai du mal à comprendre qu'il y ait vraiment eu une couche fragile entre le sable et la couche de fraîche car autant à la montée qu'à la descente j'ai touché le fond dur par endroit (je ripais même dessus à un moment) sans faire bouger quoi que ce soit ni dans les conversions ni en testant la pente à la descente. Il y aurait vraiment eu une couche fragile elle aurait dû partir non ? en tout cas j'ai bien sollicité cette interface !! ou alors c'était une couche fragile costaud ? 🤨 ou alors il a plu du sable que dans les versants Est 😜 . Je cherche à comprendre pourquoi ça a tenu de mon côté en fait !! 😄

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