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Cimes du Grand Sauvage : Couloir S "en baïonnette" du Sommet 3049 m (Grandes Rousses - Arves)
Départ :
Clavans Le Haut (1400 m) - Grenoble -> Bourg d'Oisans -> Barrage du Chambon -> Vallée du Ferrand -> Clavans le Haut
Suivre la route non deneigée jusqu'au Perron.
Itinéraire :
Départ de Clavans le Haut (déneigement jusqu'à 1450 m en hiver). Suivre longuement la route menant au Perron. Entrer dans le Vallon du Ferrand et le parcourir en bordure du torrent homonyme, jusqu'aux ruines de ce qui fut le chalet des Quirlies.
Dès lors, la pente s'accentue. Monter en direction du Lac des Quirlies, puis virer vers le N vers 2500 m pour s'élever par de belles pentes SE.
A 2650 m, repérer l'unique point de faiblesse du bas de la face rocheuse de la Cime 3049 m du Grand Sauvage et y pénétrer. L'inclinaison s'accentue immédiatement. 150 m plus haut, tirer à droite pour entamer une longue et délicate traversée de 50 m de dénivelé. Cette section est extrêmement raide (55°), ultra exposée, étroite et encombrée de rochers.
À son terme, gravir quelques minutes un esthétique couloir suspendu avant de bifurquer légèrement vers la facette neigeuse très raide sur sa gauche. Cela permet de gagner plus directement le culmen.
Descente par le même cheminement.
Matériel :
Crampons et 2 piolets
Remarques- Itinéraire très long.
- Au printemps, la fonte est rapide en aval des gorges de Pont Ferrand. Si la route est dégagée, le départ peut se faire du hameau du Perron (2 km et 170 m de dénivelé positif en moins). Certaines années, la situation peut être identique en automne.
- Dans le final, la traversée médiane s'enneige laborieusement et se déneige très rapidement. Sa topographie défavorable la rend en principe inskiable (dans ce cas : 5.3/E4)
- sauf remplissage optimal, conditions nivologiques excellentes ou... rider très audacieux !<
- L'exposition est maximale et la chute interdite : présence d'importantes barres rocheuses. En cas de risque avalancheux ou de neige dure, cette descente doit vraisemblablement être évitée...
- En cas de mauvaises conditions ou en mode alpinisme hivernal, une
échappatoire semble possible en rejoignant le col 3012 m puis son
couloir SW (solution examinée d'en haut mais non testée).
- Première descente à ski probable - avec une partie de la traversée médiane à pied : Cédric Colomban le 11 mars 2016.
- Première descente à ski intégrale : Morgan Akhourfi le 23 janvier 2023.
© Skitour/Cédric Colomban
Bulletin d'estimation du risque d'avalanche Grandes-Rousses
Valable jusqu'au 27.02 en soirée
Rédigé le 26.02.26 à 16:00

Indice de risque limité.
Risque Accidentel : Quelques instabilités encore présentes en altitude, avec rarement, des cassures épaisses. Ou sous les skis dans la neige humide.
Risque Naturel : Avalanches humides, départ possible au terrain. Risque de rupture de corniche.
Résumé : Départs spontanés : Avalanches humides, départ possible au terrain. Risque de rupture de corniche.
Déclenchements skieurs : Quelques instabilités encore présentes en altitude, avec rarement, des cassures épaisses. Ou sous les skis dans la neige humide.
Stabilité : DEPARTS EN NEIGE HUMIDE DANS LA NEIGE RÉCENTE, DE RARES PLAQUES EN VERSANTS FROIDS D'ALTITUDE.
Départs spontanés : Avec la période de grande douceur qui se prolonge, et l'humidification qui gagne en profondeur, des avalanches de neige humide restent possibles, plus probables en cours de journée dans les pentes réchauffées par le soleil. Localement en terrain herbeux / secteur de reptation de moyenne altitude, un départ d'une avalanche de fond reste possible à toute heure du jour ou de la nuit. A signaler également un risque de rupture de corniche près des crêtes sommitales, pouvant déclencher une avalanche en contrebas. Plus bas que 1800/2000 m, le risque semble être un peu plus limité, la neige s'y étant davantage transformée avec le redoux.
Déclenchements provoqués : De rares instabilités restent présentes sous les importantes quantités de neige récente tombée la semaine dernière, encore possibles dans de nombreuses orientations à l'exception des versants plein Sud. Ces plaques, parfois très épaisses dans les zones d'accumulations, reposent sur des couches fragiles persistantes enfouies. Leur stabilisation est assez lente, en particulier dans les versants ombragés d'altitude au-dessus de 2200/2300 m. Ainsi, on ne peut exclure qu'un skieur isolé ou un groupe de skieurs puisse les solliciter localement. Par exemple, dans les secteurs où l'épaisseur du manteau neigeux est un peu moins importante, permettant de les atteindre plus facilement : en bord de zone d'accumulation, à proximité des rochers, ou dans des ruptures de pentes. Plus bas que 2200 m en revanche, le risque principal est plutôt de faire couler de la neige humide sous les skis en évoluant l'après-midi dans une pente réchauffée.
Qualité : Qualification de l’enneigement : l'enneigement commence à régresser tout en bas, mais est bon pour la saison dès 1200 m, voire abondant au dessus de 1500 m environ, notamment dans les combes d'altitude. On trouve des crêtes un peu dégarnies par le vent, ou au contraire des corniches assez conséquentes.
Limites skiables : vers 1300/1400 m.
Qualité de la neige vendredi : Sous 2000/2400 m voire plus haut en Sud, neige humide avec un cycle de printemps, parfois croûtée en début de journée (regel pouvant être correct en l'absence de vent et sous ciel dégagé). L'humidification reprend en journée, plus marquée au soleil et gagnant en profondeur. Dans les versants ombragés au-dessus de 2000/2400 m, neige restée davantage poudreuse, bien que de plus en plus tassée/densifiée au fil des jours. A proximité des crêtes, neige parfois soufflée ou travaillée par le vent.