Sommet : Ailefroide Orientale (3847 m)
Orientation : NE
Dénivelé : 2050 m.
Difficulté de montée : D
Difficulté ski : 5.4 E4
Pente : 750m de face, 820m de ski entre 40° et 55° max
Une voie d'alpinisme très connue de tous, proposée ici avec une variante à la montée comme à la descente, afin de maximiser les possibilités de skier sur ces morceaux de pentes où l'ambiance est incroyable. Équivaut au Nant Blanc intrinsèquement.
Départ :
Pré de Madame Carle (1874 m) - Depuis Briançon ou Gap > l'Argentière la Bessée > Vallouise > Pelvoux > Ailefroide > Pré de Madame Carle (ouvert généralement début mai)En hiver, la route est fermée à Pelvoux (les Claux), avant le tunnel (1265m).
Au printemps, la route est d'abord ouverte jusqu'à Ailefroide (1540m), puis jusqu'au Pont du Ban (1845m) avant d'être déneigée jusqu'au Pré de Mme Carle.
Itinéraire :
S'engager dans le début de la Pschitt, puis partir de suite à droite sur une rampe suspendue, qui représente la partie la plus raide de l'itinéraire, en venant buter sur une crête après être monté en diagonale droite. Descendre alors avec un bout de corde de 8 mètres, que l'on peut fixer aisément sur un becquet, et la laisser pour le retour. Descendre à pied jusqu'à pouvoir traverser à droite et rejoindre l'itinéraire classique de la Fourastier. Remonter alors celui ci et plutôt que de sortir par les rochers amenant directement à la Pointe Fourastier, traverser à gauche pour sortir par la Pschitt. Passer la petite goulotte, puis dans la rampe terminale, plutôt que de sortir à gauche de la sortie directe, traverser encore à gauche sur une dizaine de mètres, pour rester dans des fragilités de terrain. On sort alors sur la crête. Pour la descente, un virage ou deux dans la partie terminale, et dry ski puis un rappel de 20m pour passer la goulotte. Sur un becquet. Ensuite un rappel de 40 pour passer la goulotte médiane. Avec un corps mort. Puis un petit rappel facultatif de 10m dans la rampe suspendue du bas. çà doit passer en dry ski.
1 piolet ou deux et tout et tout...
RemarquesLa difficulté réside notamment dans le changement d'exposition des différentes sections. Délicat de réunir toutes les conditions idéales. Aussi dans la durée de la descente, notamment si elle est faite à plusieurs. Le haut est vite au soleil, le bas également mais entre les deux çà prends du temps !
Le névé médian est la partie la plus facile. La partie la plus dure étant la zone "originale", la rampe inférieure avec une faible largeur et une raideur importante (léger >55°).
Une petite pensée pour le Père Fourastier qui réalisa l'ascension de cette belle face en 1937 !
L'itinéraire présenté n'emprunte finalement qu'à 50% l'itinéraire originale de Maurice.
Topo, photo BV, prise depuis la brèche du Dérobé
Photo généraleValable jusqu'au 06.02 en soirée
Au-dessus de 2000m indice de risque fort, plus bas indice marqué.
Risque Accidentel : très nombreuses instabilités, facilement déclenchables et très volumineuses
Risque Naturel : nombreux pendant les chutes de neige dans la nuit de jeudi à vendredi, occasionnellement de très grande taille
Résumé : Départs spontanés : nombreux pendant les chutes de neige dans la nuit de jeudi à vendredi, occasionnellement de très grande taille Déclenchements skieurs : très nombreuses instabilités, facilement déclenchables et très volumineuses
Stabilité : NOUVELLE CHUTE DE NEIGE SUR UN MANTEAU A LA FOIS ÉPAIS ET FRAGILE : SITUATION TRÈS DÉFAVORABLE Déclenchements provoqués : le manteau neigeux est instable dans la plupart des pentes. Au-dessus de 2000 m, ces instabilités, sous forme de plaques d'aspect poudreux, sont très nombreuses et concernent toutes les orientations. Un seul skieur isolé peut facilement les déclencher, même à distance, et générer des avalanches de taille moyenne à grande, et possiblement de très grande taille en large secteur nord de haute altitude, si la topographie s'y prête. Ce danger concerne également les pentes a priori peu dangereuses comme celles auparavant skiées, ou en forêts. La nouvelle chute de neige la nuit de jeudi à vendredi repose sur un manteau neigeux instable, constitué d'un empilement de couches fragiles jusqu'au fond, et non détectables depuis la surface. Les épaisseurs de cassure peuvent ainsi dépasser 100 cm en versants peu ensoleillés d'altitude. Sous 2000 m d'altitude, ces instabilités sont moins volumineuses et moins sensibles, mais un seul skieur peut encore les déclencher et générer des avalanches de taille moyenne, rarement grande. Départs spontanés : activité marquée la nuit de jeudi à vendredi pendant les chutes ou peu après. Nombreuses avalanches de neige fraîche ventée, en départs linéaires, avec aérosol, atteignant des dimensions de taille moyenne à grande. Une avalanche de très grande taille n'est pas exclue en versant froid de haute altitude. Ces avalanches pourraient approcher certains secteurs routiers d'altitude, sans toutefois les atteindre. En journée, activité limitée en neige humide, départs restants ponctuels et de taille petite à moyenne en adrets raides.
Qualité : L'enneigement est désormais excédentaire pour un début février. Données observées jeudi : 169 cm à la Nivôse de Écrins vers 3000 m, 169 cm au Pré de Madame Carle à 1900 m, 109 cm au hameau de Dormillouse à 1730 m. Limite d'enneigement skiable : la plupart des itinéraires sont skiables dès les fonds de vallées vendredi matin. État de la neige de surface : vendredi matin, on trouve partout de la neige fraîche : 15 à 30 cm en vallées, jusqu'à 40 cm en altitude. Elle est souvent légère et poudreuse, localement densifiée par le vent près des crêtes d'altitude. Cette neige fraîche s'alourdit en adrets raides sous les éclaircies jusque 2000/2200 m environ.
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Ailefroide Orientale, Fourastier revisitée (Ecrins)







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