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Rouget, Brêche du Rouget Face Est (Ecrins)
Massif : Ecrins
Sommet : Rouget (3418 m) Orientation : E
Dénivelé : 1581 m.
Difficulté de montée : AD-
Difficulté ski : 5.1 E2
Pente : 45°-50° / 300m
Joli couloir, qui prend le soleil très tôt et le perd aussi tôt. Le haut de l'itinéraire est plus pentu (55°/40m), ensuite ça s'adoucit un peu.
Départ :
la Bérarde (1720 m) - Grenoble -> le Bourg d'Oisans -> St Christophe en Oisans -> Champhorent -> la Bérarde (Route ouverte en général fin mars à l'ouverture des refuges)
Itinéraire :
De La Bérarde, remontez la vallée des Etançons jusqu'au ravin du cros d'Aréna. Remontez le ravin puis le glacier d'Aréna, le couloir est droit devant. Remontez les 300m de couloir. Profitez de la vue vous êtes arrivé. Les 20 derniers mètres sont trop étroits pour le ski
Matériel :
crampons /piolet, matériel éventuel pour un rappel
Variantes1. Brèche du Rouget, Grand tour du massif du Soreiller (3500 m, ski 5.1, T)
Depuis les Prés, suivre le sentier d'été du Plat de la Selle. Vers 2200m, on rejoint une sorte de combe suspendue. Au Printemps, c'est ici que démarre l'enneigement. On remonte jusqu'au Grand Creux avant de viser Sud-Est une croupe en neige. Ne pas aller au col du Graou 2985m (il mène à des barres rocheuses) mais le point 3014m identifiable par son antenne (Passage du Graou). De là, dépeauter et descendre dans le grand vallon du Soreiller (38°/100m puis belles pentes à skier). On s'arrête au dessus du ressaut vers 2500m. On remonte alors vers l'est (une sorte d'arête visible). Il faut venir buter sur l'Aiguille de la Dibonna vers 2750m. On surplombe alors d'une trentaine de mètres le refuge du Soreiller. Fin de la Première journée.
Deuxième jour, on part vers l'Est en direction de la brèche du Rouget. Elle est bien visible depuis le refuge. C'est un couloir fin de 200m de dénivelé entre 40 et 45°. A la brèche, redescendre vers l'Est par une désescalade sur 20 à 30m (rappel possible). Ensuite, descendre un couloir raide (300m entre 45 et 50°, départ à 55°). On débouche sur le large glacier d'Arena que l'on descend en enchaînant avec le ravin du Cros d'Arena. On se retrouve alors sur le plat des Etençons à 2020m. On repeaute puis on monte au Châtelleret (2225m - Deuxième nuit possible ici). On continue en direction du Promontoire. Vers 2500m, bifurquer main gauche sur l'itinéraire de la brèche du Râteau. Montée évidente. La fin du tour se fait dans le vallon de la Selle (très long !). Il est parfois nécessaire de poser un rappel à la brèche (par mauvais enneigement - point en place).
Brêche du Rouget, Face Est© Skitour/ZeroD
Bulletin d'estimation du risque d'avalanche Oisans
Valable jusqu'au 27.02 en soirée
Rédigé le 26.02.26 à 16:00

Indice de risque limité.
Risque Accidentel : Quelques instabilités encore présentes en altitude, avec rarement, des cassures épaisses. Ou sous les skis dans la neige humide.
Risque Naturel : Avalanches humides, départ possible au terrain. Risque de rupture de corniche.
Résumé : Départs spontanés : Avalanches humides, départ possible au terrain. Risque de rupture de corniche.
Déclenchements skieurs : Quelques instabilités encore présentes en altitude, avec rarement, des cassures épaisses. Ou sous les skis dans la neige humide.
Stabilité : DEPARTS EN NEIGE HUMIDE DANS LA NEIGE RÉCENTE, DE RARES PLAQUES EN VERSANTS FROIDS D'ALTITUDE.
Départs spontanés : Avec la période de grande douceur qui se prolonge, et l'humidification qui gagne en profondeur, des avalanches de neige humide restent possibles, plus probables en cours de journée dans les pentes réchauffées par le soleil. Localement en terrain herbeux / secteur de reptation de moyenne altitude, un départ d'une avalanche de fond reste possible à toute heure du jour ou de la nuit. A signaler également un risque de rupture de corniche près des crêtes sommitales, pouvant déclencher une avalanche en contrebas. Plus bas que 1800/2000 m, le risque semble être un peu plus limité, la neige s'y étant davantage transformée avec le redoux.
Déclenchements provoqués : De rares instabilités restent présentes sous les importantes quantités de neige récente tombée la semaine dernière, encore possibles dans de nombreuses orientations à l'exception des versants plein Sud. Ces plaques, parfois très épaisses dans les zones d'accumulations, reposent sur des couches fragiles persistantes enfouies. Leur stabilisation est assez lente, en particulier dans les versants ombragés d'altitude au-dessus de 2200/2300 m. Ainsi, on ne peut exclure qu'un skieur isolé ou un groupe de skieurs puisse les solliciter localement. Par exemple, dans les secteurs où l'épaisseur du manteau neigeux est un peu moins importante, permettant de les atteindre plus facilement : en bord de zone d'accumulation, à proximité des rochers, ou dans des ruptures de pentes. Plus bas que 2200 m en revanche, le risque principal est plutôt de faire couler de la neige humide sous les skis en évoluant l'après-midi dans une pente réchauffée.
Qualité : Qualification de l’enneigement : l'enneigement commence à régresser tout en bas, mais est bon pour la saison dès 1200 m, voire abondant au dessus de 1500 m environ, notamment dans les combes d'altitude. On trouve des crêtes un peu dégarnies par le vent, ou au contraire des corniches assez conséquentes.
Limites skiables : vers 1300/1400 m.
Qualité de la neige vendredi : Sous 2000/2400 m voire plus haut en Sud, neige humide avec un cycle de printemps, parfois croûtée en début de journée (regel pouvant être correct en l'absence de vent et sous ciel dégagé). L'humidification reprend en journée, plus marquée au soleil et gagnant en profondeur. Dans les versants ombragés au-dessus de 2000/2400 m, neige restée davantage poudreuse, bien que de plus en plus tassée/densifiée au fil des jours. A proximité des crêtes, neige parfois soufflée ou travaillée par le vent.