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Les Droites, sommet Est, Couloir Lagarde, voie "Lagarde-Arsandaux" (Mont Blanc)
Massif : Mont Blanc
Sommet : Les Droites, sommet Est (4000 m) Orientation : NE
Dénivelé : 1100 m.
Difficulté de montée : TD
Difficulté ski : 5.5 E4
Pente : 50-55° nombreux passages > 55°
Un itinéraire de très grande ampleur ! Les premières du couloir : Arnaud Boudet en surf en 1995, suivi de Fred (Titi) Gentet et Christophe Jacquemoud deux jours plus tard à skis et Emmanuel Ballot en skis également en 1997 !!! PRÉCISION importante pour les suivants : contrairement à ce que le tracé de la photo pourrait laissé supposer, les 100 derniers mètres n'ont à priori jamais été skié ! (Merci Titi pour l'info et les précisions ;-)
Départ :
Argentière (1240 m) - Derrière Chamonix, direction col des Montet / La Suisse
Itinéraire :
Afin d'éviter les premières goulottes du couloir, j'ai imaginé un passage sur la droite rejoignant la voie originale Lagarde-Arsandaux. De plus, le névé suspendu était trop tentant !!! Du coup voilà : depuis le refuge d'Argentière, descendre sur le glacier puis en face, remonter le cirque donnant accès à la face est du col des Droites en rive gauche au départ puis au centre. Laisser les premières longueurs en glace de la voie Lagarde-Arsandaux et repérer une croupe enneigée entre le Lagarde et le Lagarde direct. Passer la rimaye au mieux et franchir cette croupe en traversée vers la droite (55°). Descendre légèrement et rejoindre une goulotte que l'on remonte sur une dizaine de mètres avant de la quitter main droite afin de revenir vers le névé suspendu (Rappel de 20m à la descente). Remonter ce névé sur toute sa hauteur plutôt main gauche (50°). On est dans la voie Lagarde originale : une longue traversée vers la gauche qui rejoint les pentes supérieures du Lagarde nous attend. Franchir un premier petit éperon en le remontant vers la gauche (55° nombreux rochers). Traverser le couloir au plus haut pour venir buter contre une paroi rocheuse (50-55°). Continuer à gauche par une traversée mixte très raide pour rejoindre le deuxième éperon (60°). Le traverser vers la gauche pour redescendre légèrement dans une goulotte (55°). Repérer un dièdre de l'autre côté de la goulotte qu'on attend par une pente de glace-neige très raide (80° sur 10 m puis 4 pour le dièdre ... descente en rappels 50m). On atteint enfin l'épaule qui nous permet d'accéder aux pentes supérieures du Lagarde direct. Franchir l'épaule puis, légèrement à gauche, remonter les pentes orientées plutôt S-E par un système de plaquage de neige-glace sur rocher (Rappel 30m possible à la descente si le plaquage est mauvais). Continuer au-dessus en main gauche tout en restant sur le flanc E/S-E (rive gauche) du couloir en permanence afin d'éviter les "scuds" qui descendent (50-55°). Au pied d'une grande tour, on rentre dans le couloir proprement dit par des pentes très raides (passages >55° sur 50m). Continuer au-dessus et finir par l'itinéraire classique du Lagarde (50°).
Matériel :
Tout le matériel d'alpinisme, grandes sangles, coinceurs, pitons, corde de 60m conseillée.
(Photo C2C, NicoG sous licence personnel (CC by-nc-nd), ne montrant pas les conditions idéales)© Skitour/paulbonhomme
Bulletin d'estimation du risque d'avalanche Mont-Blanc
Valable jusqu'au 26.02 en soirée
Rédigé le 25.02.26 à 15:00

Indice de risque limité évoluant en marqué.
Risque Accidentel : coulée humides + anciennes plaques peu réactives mais épaisses
Risque Naturel : avalanches de neige humide et plaques de fond
Résumé : Départs spontanés : avalanches de neige humide et plaques de fond
Déclenchements skieurs : coulée humides + anciennes plaques peu réactives mais épaisses
Stabilité : manteau neigeux réactif sous l'effet de la douceur persistante
Départs spontanés :
* avalanches de neige humide, dès la fin de matinée, en suivant la course du soleil. Versants S raides : toutes altitudes. Versant N : sous 2200 m. La plupart en forme de poire, mais pouvant s'élargir nettement jusqu'à entraîner une plaque en contrebas. Taille 2 (moyenne), voire 3 (grande) en cas de grande pente pas encore purgée. Ces avalanches partent spontanément au réchauffement, mais aussi au passage d'un skieur. Observables : escargots, départs souvent près des rochers/falaises réchauffés.
* plaques de fond. Surtout l'après-midi, mais possibles à n'importe quelle heure. Sur terrains raides et lisses en herbes ou dalles rocheuses. Versants S : en dessous de 2200/2400 m. Versants N : en dessous de 2000 m. Taille 2 voire 3.
* chutes de corniches, épaisses et volumineuses, pouvant entraîner une plaque en contrebas.
Déclenchements provoqués :
* rares plaques à vent. Formées lundi-mardi par le fort vent de N/NE, plus haut que 3000 m. Taille 1 à 2.
* plaques dures sur couche fragile persistante enfouie. Versants W/N/E, au-dessus de 2000/2200 m. Peu probables, car cette ancienne couche fragile est généralement bien enfouie et hors d'atteinte par un skieur. MAIS une première plaque de surface peut en déclencher une autre plus épaisse (80/150 cm). Taille 2 à 3. Observables : aucun, sauf tests d'instabilité. Se méfier des pentes raides qui étaient peu enneigées et peu fréquentées avant les dernières chutes.
Qualité : Enneigement : bon pour une fin février, à toutes altitudes. On peut chausser les skis vers 1200 m. Épaisseur du manteau neigeux hétérogène : fort tassement sous l'effet de la douceur, grosses corniches et accumulations, crêtes érodées par les forts vents pendant et après les perturbations (de SW puis NW/N).
Qualité de la neige jeudi :
* sous 2000/2300 m : neige très dense, croûtée le matin, s'humidifiant rapidement. Tendance à l'humidification en profondeur.
* au-dessus de 2200/2400 m : variable, neige dense, encore assez froide voire poudreuse plein N. Humidification superficielle en adrets. Portante à cartonnée dans les secteurs qui ont été exposés aux vents de W/NW/N.