Sommet : Pic de Panestrel (3254 m)
Orientation : N
Dénivelé : 1475 m.
Difficulté de montée : AD
Difficulté ski : 5.3 E3
Pente : 50° 200m, passage plus raide
Un couloir sauvage dans un vallon non moins sauvage. Solitude garantie!
Départ :
Haute Rua (1780 m) - Depuis Guillestre, suivre la route du Col de Vars ; 2 Kms avant St Marcellin (alt 1611m), prendre à gauche la route du Val d'Escreins et la suivre jusqu'à son terminus (route fermée en période hivernale ; ouverture mi-mai).
Itinéraire :
Remonter par la rive droite du rif Bel jusqu'à la côte 2064 m, traverser le torrent pour passer au point 2100 m. Continuer en rive gauche du Rif Bel, à 2550 on laisse l'itinéraire de la Font Sancte pour continuer SE en direction du Pic du Panestrel. Remonter les grandes pentes sous le couloir en rive gauche, puis par une des deux écharpes rejoindre sa partie haute, 150 ou 100m sous le sommet.Descente par le même itinéaire.
RemarquesPossibilité de passer par Ceillac et la brèche des Heuvières. On peut également enchaîner avec le SO de la Font Sancte juste en face
Variantes1. Couloir Ouest (1700 m, ski 5.2, W)
Remonter par la rive droite du Rif Bel jusqu'à la côte 2064 m, traverser le torrent pour passer au point 2100 m. Remonter le vallon de la Selette jusqu'au col des Houerts. Descendre une centaine de mètre versant SE et traverser dès que possible en direction du Panestrel et de son couloir ouest. Franchir les rochers inférieurs au mieux en fonction de l'enneigement et remonter jusqu'au sommet (>45° sur 250m avec 2 ressauts plus raides). Le sortie droit sur le sommet est magnifique.
Au retour, il est préférable de passer par la pointe d'Escreins ou son épaule SO pour éviter les longueurs peu skiantes du vallon de la Selette. Dénivelé quasi équivalent.
Voir aussi : Toponeige Queyras
Couloir N
Versant et couloir ouest.Valable jusqu'au 26.02 en soirée
Indice de risque limité évoluant en marqué.
Risque Accidentel : plaques généralement difficiles à déclencher dans les versants ombragés d'altitude, mais mobilisant tout le manteau neigeux en place en cas de départ.
Risque Naturel : avalanches de neige humide au soleil, départs ponctuels ou linéaires mobilisant beaucoup de neige.
Résumé : Départs spontanés : avalanches de neige humide au soleil, départs ponctuels ou linéaires mobilisant beaucoup de neige. Déclenchements skieurs : plaques généralement difficiles à déclencher dans les versants ombragés d'altitude, mais mobilisant tout le manteau neigeux en place en cas de départ.
Stabilité : AVALANCHES DE NEIGE HUMIDE AU SOLEIL, PARFOIS GRANDES - RARES PLAQUES EN UBACS D'ALTITUDE, MAIS GROS VOLUME EN CAS DE DÉPART Départs spontanés : * Activité en neige humide en hausse selon la course du soleil, départs en poire ou linéaires, souvent près des rochers ou des barres. Ces avalanches mobilisent des volumes de neige parfois conséquents, en emportant une grande partie du manteau neigeux en place. Avalanches moyennes à grandes (taille 2 à 3), pouvant descendre à basse altitude dans les couloirs habituels. * Quelques plaques de fond peuvent céder spontanément à toute heure du jour ou de la nuit en terrain favorable (dalles lisses, sols herbeux). Avalanches moyennes en général (taille 2). * Une première petite avalanche superficielle de neige humide ou la chute d'une corniche peuvent engendrer un départ de plaque en contrebas. Déclenchements provoqués : * Dans les ubacs au-dessus de 2200/2300 m environ, un skieur peut encore déclencher de façon isolée une plaque épaisse et large qui emporte la quasi-totalité du manteau neigeux en place et provoque une grande avalanche (taille 3). Déclenchements peu probables dans les grandes pentes homogènes, mais parfois possibles au niveau des discontinuités de terrain (croupes, rochers affleurants, transitions entre zones très enneigées et moins enneigées), là où les épaisseurs de neige plus faibles isolent moins la couche fragile enfouie. Depuis ces zones moins enneigées, un pratiquant peut déclencher à distance les grandes pentes nettement plus chargées situées à proximité. Une lecture attentive et précise du terrain est ainsi nécessaire pour éviter les zones de danger potentiel. * Dans une pente raide ayant trop chauffé au soleil, un skieur peut initier une avalanche de neige humide avec départ ponctuel, voire linéaire.
Qualité : L'enneigement est excédentaire pour un mois de février. Hauteurs de neige observées : environ 100 cm à la Nivôse du Parpaillon à 2550 m, secteur soufflé par le vent. Limite d'enneigement skiable vers 1200/1300 m en ubacs, plutôt 1600/1800 m en adrets. État de la neige de surface : * En adrets, manteau neigeux désormais bien printanier jusqu'à très haute altitude, petite croûte le matin, puis humidification au soleil l'après-midi, sur une grande épaisseur dans les pentes bien exposées. * En ubacs (nord-ouest à nord-est), croûte de quelques cm le matin sous 2100/2200 m environ sur les zones peu pentues, s'humidifiant en cours de journée. Ailleurs, la neige est soit cartonnée/durcie par les épisodes de vent passés, ou en poudreuse dense dans les combes ou pentes abritées.
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Pic de Panestrel, Couloir N (Queyras - Alpes Cozie N)







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