Sortie du lundi 25 mai 2026
Didyeti, Pedro
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : trop beau, trop chaud - bref, trop bien :-)... mais bien chaud malgré le petit zef climatisé par moments, bien appréciable ; regel absent ou superficiel sous 2600m environ
Conditions d'accès/altitude du parking : RAS jusqu'au col de la Croix de Fer (accessible côté Maurienne, pas côté Isère)
Altitude de chaussage/déchaussage : 2080m environ (portage méprisable, genre 5-10mn)
Conditions pour le ski : neige moyenne avec
* des portions fort perfectibles : couloir Sud du Grand Sauvage (indéfinissable : genre neige croûtée ramollie bizarroïde, mollasse qui prend parfois les skis), traversée plate au niveau des lacs (neige mollasse, un peu collantasse)
* quelques bonnes portions : final au dessus du lac des Quirlies, face Est partielle de l'Etendard, final sous le télésiège du Rouet
Conditions nivo et activité avalancheuse : vieilles coulées vilaines par endroits, mais globalement bien stable (on a été méfiants, notamment lors de la remontée Sud au col des Quirlies, aucun signe de début de l'ombre d'un semblant de l'amorce d'une coulée)
Skiabilité : 😟 Médiocre
Compte rendu (par Didyeti)
Itinéraire suivi : topo + petites rallonges improvisées (vers l'Etendard depuis le col des Quirlies ; vers le haut du télésiège du Rouet, pour choper la combinette-qui-va-bien)
Horaires : 5h-14h30 environ - ça commence à compter, nom de nom !...
Jour 3 de notre séjour van-ski du côté de la Croix de Fer et du Glandon, avec Pédro-le-loustic et Sara-la-Greloute : pauvre Yéti au milieu de ces zouaves... priez pour lui.
Jours 2 & 1 : comptes-rendus à venir... on ne peut pas compter sur Pédro (et encore moins sur une Greloute...).
L'entrée du couloir Sud du col du Grand Sauvage est un peu 'tendue' avec la corniche puis les quelques zones encore à l'ombre (donc en neige dure vers 9h30) : tiens, la Greloute la ramenait moins, là, hé hé ;-), ...mais le Pédro enchaînait tranquillos les virages sautés fluides - malgré son coude défectueux, sa tête secouée la veille, son épaule douloureuse, son panaris, sa hanche déboîtée, son bras artificiel,...
Crampons très appréciables pour une partie de la montée de la pente/couloir Nord-Est du Grand Sauvage dans les coulées, puis traçage bien lourdingue en neige mollasse dans la zone intermédiaire, et repeautage sur le final moins pentu.
Quelques soucis de collage des peaux Gecko, pour Pédro et moi sur les étendues plates - avec jurons de ma part (Pédro est plus civilisé) : "MRKRPXZKRMTFRZ" comme disait judicieusement le Capitaine Haddock dans "Tintin au Tibet".
Grande tranquillité : 3 skieurs(-euses) croisé(e)s; une dizaine aperçu(e)s au loin vers l'Etendard. De toutes façons, on n'aime pas les gens...
Vrai plaisir partagé dans ces grandes étendues : c'est beau-tendance-magnifique, mais c'est long (ou inversement ?), avec un brin de magie entre nous et avec l'environnement. Bref.
Fallait quand même bien s'hydrater (3l au moins) et becqueter : on ne s'est pas faits prier.
La Greloute a fait semblant de s'offusquer de la pente Sud du couloir du col du Grand Sauvage, ainsi que du dénivelé et de la longueur et de la météo et l'âge du capitaine: mais pour un peu elle aurait enchaîné à l'Etendard... bref, j'me comprends, j'dis ça j'dis rien.
Bref, trop bien - pas vraiment de quoi se plaindre, en fait 😎 !