Départ : Alpe d'Huez Route des lacs (2040 m)
Topo associé : Pic de la Pyramide face NW
Sommet associé : Pic de la Pyramide (3382 m)
Orientation : W
Dénivelé : 970 m.
Ski : 3.2
Exposition : 2
Sortie du mercredi 20 mai 2026 (Hier)
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : sommets accrochés au départ, puis beau avec nuages décoratifs, vent frais descendant jusqu'à 10h30
Conditions d'accès/altitude du parking : route des lacs 2100 carrossable sans véhicule particulier
Altitude de chaussage/déchaussage : 2100
Conditions pour le ski : neige continue , très variable
Conditions nivo et activité avalancheuse : stabilité RàS, en haut grésil sur croûte résistante, autour de 2900 neige se pourrissant, en dessous de 2700 névé gros-sel
Skiabilité : 😐 Correcte
Compte rendu (par randoski69)
1. Énoncé du problème
On considère une skieuse et productrice légendaire de Skitour : Taramont,.
On ajoute un second sujet d’étude, moi, chargé de résoudre l’équation suivante :
Trouver une trajectoire temporelle, spatiale et neigeuse telle que :
la chaleur ne transforme pas la neige en soupe,
la fatigue reste dans des limites raisonnables,
Taramont ne puisse pas dire « les hommes ne savent pas marcher derrière »,
et que la descente finale soit meilleure que la montée.
Lieu de l’expérience : secteur de l’Alpe d’Huez, col de la Pyramide, départ vers la route des lacs (2100 m).
Heure imposée par l’équation : chaussage à 6h45.
2. Données du problème
Donnée 1 : La chaleur monte, la neige remonte aussi—ou plutôt elle fond par le bas.
Donnée 2 : Il faut franchir au plus vite la zone très laide de la station.
Donnée 3 : Atteindre sans fatigue l'aplomb du Dôme des Rousses, pour entrer enfin dans la « zone non équipée », là où commence le paysage Taramont-compatible .
Donnée 4 : Ne pas « épuiser la bête » (variable non déterminée), mais avancer assez vite pour ne pas revenir dans de la neige pourrie.
Donnée 5 : Contraintes Taramont :
C’est une relation d’ordre : (moi) derrière (Taramont) devant pour annuler l'affirmation « les hommes ne savent pas marcher derrière, il faut toujours qu’ils soient devant ».
Donnée 6 : Dans la dernière montée vers le col, sur le « glacier » :
-skis qui zippent,
- petite poudre humidifiée qui colle à mes peaux (pas celles de Taramont, évidemment),
- progression inefficace.
3. Tentative de résolution de la dernière partie du problème
On teste une première transformation de l’équation :
Si ça ne s’enfonce pas trop, alors
>Skis→sur le Sac et Montée→à pied>
Mathématiquement, ça marche très bien pour l’adhérence et la vitesse.
Mais un nouveau terme apparaît dans l’équation :
Mon IA interne (la mienne) conclut :
Pour préserver Taramont, on annule la variable « sortie au col» et on introduit la variable « demi-col ».
On s’arrête donc à mi-hauteur du "glacier", 11h 30, sur un léger replat à 3070, sous le col de la Pyramide. Là où c'est beau.
L’équation transformée devient celle de la résolution de la descente
Sommet manqué + Pause contemplative = Course incomplète mais assumée sous réserve de bonne descente
La descente commence comme un joli correctif à l’équation tronquée :
Surprise 1 : En skiant léger, c’est plutôt bon : petit grésil sur une couche fragile, ski agréable sur environ 300 m.
Contrainte 2 : Plus bas, la neige, déjà bien travaillée par les pluies, se révèle piégeuse sous sa croûte. On descend environ 200 m dans ce piège à quadriceps, en effaçant la variable « galère ».
On retraverse ensuite, en sens inverse, vers secteur des pistes, puis enfin :
Dernier terme de l’équation : une vraie descente de rêve dans le gros sel de la combe, jusqu’à la voiture.
Neige de névé, ambiance printanière, satisfaction intégrale.
5. Conclusion – L’équation Taramont
Au final, l’inconnue « col de la Pyramide » n’aura pas été résolue et restera inconnue :
Sommet≠Atteint
Mais grâce à l’arrêt sous le col, on a obtenu :
une belle descente,
une Taramont non épuisée,
aucune polémique sur « qui doit être devant »,
Solution optimale : abandonner la variable “sortie au col” pour optimiser la descente et mériter, au final, une bonne note.
Pour une « équation impossible », le résultat s’est avéré probant.






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Montée des marches au Col de la Pyramide ou la résolution de l’équation impossible

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