Sortie du samedi 9 mai 2026 (Il y a 2 jours)
felixfelix
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : -12°C à 4000 vers 10h
Conditions d'accès/altitude du parking : Saas-Fee village sans voitures. Arrivée en bus depuis Viége (possible de se garer à l'entrée du village pour 20 sFr. / jour en 2021)
Altitude de chaussage/déchaussage : 1840m / 1840 m (deux déchaussages à la descente sur 5m et 30m).
Conditions pour le ski : superbes
Conditions nivo et activité avalancheuse : neige humide des chutes du début de semaine qui chauffe au soleil l'aprés-midi. La plupart des coulées sont parties jeudi / vendredi
Skiabilité : 🙂 Bonne
Compte rendu
Itinéraire suivi : Saas-Fee Bifig 1840m >> Egginerjoch >> descente et remontée sur la Britaniahütte >> route normale jusqu'au Strahlhorn
Horaires : 2h30 départ, 5h cabane, 9h sommet, 10h45 descente, 14h Saas-Fee
Vendredi aprèm je monte dans le train direction le Valais, troisième sortie pour moi cette année. Je révère ce terrain de jeu à l'image de notre Grésivaudan, en grandeure américaine ; à moi l'eldorado pour quelques savoureuses dix-sept heures.
Un réveil dès potron-minet à deux heures et hips minutes, Les trois heures de sommeil et la sieste paraissent légéres. Je m'extirpe de mon sac de couchage et aperçois deux fusées fendre la nuit :
- woane gönd ii?
- Allali[nhorn]
Cela me parait léger pour les deux lascars, à moins qu'ils ne prétendent à se recoucher à sept heures avant un café au lit ?
Dix minutes de plus seulement et c'est à mon tour. Mes 800 m/h me permettent de voir leurs lampes à quelques reprises mais ils ne me laissent aucune chance. À 2800 ils bifurquent à l'Ouest tandis que je m'en vais retrouver Alex et Florian à la cabane, plein Est. Oups fixation mal chaussée sous l'Egginerjoch la planche file tout droit au premier virage ! Par chance elle m'écoute et se fige cinquante métres en contre-bas.
Cabane, thé de marche plutôt froid que tiéde et un paquet de biscuits plus tard :
- Gömmer ?
Zick Zack montée toute douce car fatigue, Gipfel.
Un groupe de français bricole un rappel pour descendre dans la Nord-Est. Amorce à 50° puis 45°-40° sur deux cent métres. Seul probléme : les quinze centimétres déposés sur une falaise de glace ne tiennent pas. Merci la corde, la pente raide sera pour un autre jour. Tout de même on peut skier un peu sous la face, neige superbe.
Remontée à la cabane et descente. La neige colle aux baskets dés treize heures. Finalement c’est pas pire de se lever tôt, tu peux avoir ton aprèm:)
Morale de l'histoire : trop de kilométres au compteur et pas un seul Z. Le Strahlhorn n'est pas un «Skitour», comme diraient nos amis germanophones, mais pratiquement un ski-marathon.