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Sorties > Taillefer - Matheysine > Pas de peaux, pas de peaux-blèmes !

Pas de peaux, pas de peaux-blèmes ! ⭐

Massif : Taillefer - Matheysine
Départ : La Morte (route du Poursollet) (1530 m)

Sommet associé : Crête de Brouffier (2434 m)

Dénivelé : 600 m.

Faune : Afficher les zones sensibles

Sortie du mercredi 29 avril 2026 (Il y a 2 jours)

Oscar le Renard

Conditions nivologiques, accès & météo

Météo/températures : Grand ciel bleu par dessus les nuages de la vallée, chaud quand le soleil apparaît !
Conditions d'accès/altitude du parking : Toute la route du Poursollet est dégagée mais officiellement encore interdite d'accès jusqu'au 31 mai
Conditions pour le ski : Neige très dure du début à la fin de la sortie, trop tôt pour que ça décaille ...

Conditions nivo et activité avalancheuse : RAS

Skiabilité : 😟 Médiocre

Compte rendu

Vous l'attendiez ? Elle est là, la fameuse "grosse sortie" ... et vous n'allez pas être déçus !

Aujourd'hui l'ami Max est de la partie pour ce qui devait être un tour du Taillefer matinal. L'itinéraire donne sacrément envie ! 
Le réveil sonne à 5h, toutes les affaires de la veilles qui ont été mises à sécher sont emballées et on s'élance vers ce petit massif qui tient ses promesses en terme de paysages.
Toutes les affaires de la veille vous dites ?

Après 1h de route et à 20 minutes de l'arrivée, une vision me vient à l'esprit ... celle de mes peaux, étendues sur le sèche-linge bien sagement, et qui y sont sagement restées ...
Apparemment, c'est un grand classique des débutants et il fallait bien que ça m'arrive un jour m'ont dit mes compères lorsque je leur ai raconté cette mésaventure, mais c'est quand même très honteux que j'ai téléphoné à Max pour lui dire d'aller se recoucher.
J'aurais pu alléger mon sac du pic-nique, j'ai rongé ma culpabilité toute la journée.

Dans mon désespoir, je prends quand même le temps d'apprécier la beauté du paysage qui m'entoure et je décide de finir le trajet pour voir si un petit bout de quelque chose n'est pas possible (skis sans peau mais avec les couteaux ? crampons ? simple randonnée ? café en terrasse ?)
Je pars chaussures aux pieds et skis sur le dos à travers la forêt et me rend vite compte que le réveil (très) matinal a un gros avantage : la neige et bien dure.
Je remonte un grand couloir assez raide en tapant bien les pieds, et je ne peux m'empêcher de me retourner tous les 100 mètres pour admirer la vallée en contrebas. Les villes dorment encore mais  les nuages dansent déjà autour des sommets.
J'avance sans trop d'idée en tête et atterris au Brouffier, en tête à tête avec notre objectif initial qui me nargue alors que le soleil fait son apparition.

La neige est rare sur ce sommet et les petites touffes d'herbes appellent à la sieste, ou plutôt à la rêverie. L'humaine sort son carnet de notes et commence à écrire :

"Je me retrouve finalement sur cette crête, entourée de montagnes qui nagent dans les nuages, et doucement monte dans ma tête cette idée qu'il n'y a aucun autre endroit sur terre où je préférerais être.
Aujourd'hui comme hier je n'ai pas croisé un seul humain sur mon trajet, et même si ce sont aussi les belles rencontres et le partage qui font la beauté de ce sport, je ne peux que constater que c'est exactement ça que je suis venue chercher en déménageant ici. 
Je suis allongée dans l'herbe encore fraîche avec le soleil matinal qui commence à me brûler le visage, je ferme les yeux, et pendant de longues minutes j'écoute les oiseaux qui chantent sur un fond de silence.
Ici, je peux faire une heure de route et avoir la chance de profiter de ce silence et de cette solitude qui sont si nourrissants, avec en prime des paysages dont je ne pourrai jamais me lasser.
Ici tout est possible, les plus hauts sommets bien sur mais pour ma part, c'est plutôt après cette tranquillité que je cours.
J'aimerais passer encore des heures devant ces tableaux de la nature, à en contempler chaque petit détail, chaque nuage, chaque arbre, chaque rocher.
La beauté de la montagne, il faut aussi savoir la regarder d'en bas en restant à sa place, en essayant de déchiffrer le message qu'elle veut nous faire passer plutôt qu'en voulant la piétiner à tout prix.

Je suis seule et en aucun cas sur l'itinéraire prévu initialement, mais j'ai presque les larmes aux yeux tellement je suis comblée.
Alors pourvu que chacune de mes futures sorties soient elles-aussi un fiasco, si ça me permet d'encore goûter à de telles émotions."

Montée dans la forêt
Montée dans la forêt
Oscar est plus timide qu'hier de si bon matin ...
Oscar est plus timide qu'hier de si bon matin ...
Un petit espoir de redescendre à ski ?
Un petit espoir de redescendre à ski ?
Devinette : quel est ce sommet ?
Devinette : quel est ce sommet ?
Oscar, toujours perdu
Oscar, toujours perdu
Le Taillefer qui nous nargue
Le Taillefer qui nous nargue
La fameuse sieste philosophique des sommets
La fameuse sieste philosophique des sommets

Commentaires

Cyrille4807, le 30.04.26 20:31

Merci pour ce récit plein d'émotion et de poésie !
Le sommet ? Trop facile ! O....

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