ActuTopo-guideSortiesForumsPhotosMatosAnnoncesConnexion
Inscription
Entrez votre email et récupérez votre mot de passe dans votre boite
Ou
J'ai déjà un compte
Connexion
Entrez l'email et le mot de passe que vous avez reçu lors de votre inscription
Créer un compte | Mot de passe oublié

Sorties > Valais E - Alpes Pennines E > les 4000 de Saas-Fee

les 4000 de Saas-Fee

Massif : Valais E - Alpes Pennines E
Départ : Saas Fee (Felskinn) (2800 m)

Topos associés : Strahlhorn, Traversée Britannia Hütte - Monte Rosa Hütte Allalinhorn, Hohlaubgrat

Sommets associés : Strahlhorn (4190 m) Allalinhorn (4027 m) Alphubel (4206 m)

Orientation : T

Dénivelé : 4859 m.
Ski : 3.1

Sortie du dimanche 12 avril 2026

mat_gre

Conditions nivologiques, accès & météo

Météo/températures : dimanche mardi mercredi beau, mais grosses chutes de neige et visibilité 0 le lundi
Conditions d'accès/altitude du parking : chaussage au téléphérique intermédiaire de Felskinn
Altitude de chaussage/déchaussage : 2800. Possible de chausser a Saas-Fee
Conditions pour le ski : très bonnes le matin, dues aux chutes de neiges de lundi. Soupe l'après midi, à partir de 3500

Conditions nivo et activité avalancheuse : RAS. risque 3+ le mardi, mais aucune coulées a signaler. Manteau stabilisé progressivement par la suite.

Skiabilité : 🙂 Bonne

Compte rendu

Après une nuit à Stalden, on part avec Thomas pour quelques jours d’acclimatation dans les 4000 faciles de la vallée de Saas Fee. Un bus à 7h19 qu’on a failli rater nous dépose le matin à Saas, et on prend le téléphérique (35 francs tout de même) jusqu’à Felskinn, histoire de ne pas payer un tarif exorbitant et aussi de pouvoir se dégourdir un peu plus les jambes. Le métro Alpin envoie directement à la station de Mittelallalin à 3500m, il ne reste plus grand-chose à monter après ca…


Dimanche 12
Objectif du jour: l’Allalinhorn, qu’on aperçoit depuis le bas de la station, couvert de quelques nuages, et bien glacé.
A l'arrivée, un peu paumé au milieu des skieurs de la journée, on se trompe et empruntons le tunnel souterrain du métro alpin, en fait cette sortie n'existe pas en hiver mais seulement en été. Il faut sortir directement depuis la fin du téléphérique de Felskinn et redescendre 200m pour entamer la montée (sur les pistes).

On suit les pistes jusqu'à 3500m, au plus haut niveau de la station le métro alpin. Puis entre quelques nuages on commence l'ascension, directement sur le glacier. Quelques crevasses et rimayes sont impressionnantes mais on passe sans soucis. La fatigue se fait sentir, surtout pour Thomas qui n'est pas encore acclimaté. L'ascension reste rapide car seulement 500 m nous de dénivelé nous séparent du sommet. On passe par une petite portion raide en glace à 30 degrés, mais facile à contourner si besoin. La partie finale est un peu rocailleuse, et on arrive ensuite au sommet.

La descente est un peu compliquée, on passe par les pistes mais on n'y voit rien à cause de la météo qui se dégrade, et malheureusement on loupe de 15 min le téléski qui pouvait nous remonter pour la Britannia Hut. On doit donc se farcir la montée raide de la piste rouge, tout est fermé, pas un chat sur les pistes. Puis on suit à l’aveugle et dans le vent la longue route damée jusqu'au refuge. Elle nous paraît interminable, on ne voit pas à 10m et chaque rocher un peu imposant nous fait croire au refuge tant espéré. On y arrive finalement, fatigué mais content.

Lundi 13
Comme prévu, on n’y voit rien. Beaucoup de vent dehors, et la neige recouvre une bonne partie des fenêtres le matin. On décide de rester au refuge car la traversée jusqu'au refuge Täschhütte paraît ambitieuse au vu de la météo qui annonce neige en continu toute la journée jusque dans la nuit de lundi à mardi, et du risque 4 d’avalanche. On les appelle le matin tôt pour annuler, et à notre grand étonnement ils veulent quand même nous faire payer 50 francs de no show chacun, on aurait du appeler la veille avant 17h alors même que les conditions météo n’étaient pas encore précises. Sympa, cela étonne même gardiennes de la Britannia Hut. On comprend les règles, mais inciter les skieurs à rejoindre un refuge par ces mauvaises conditions nous paraît témoigner d’un léger manque de flexibilité.

On partira donc demain faire le Strahlhorn, plutôt safe au vu de ses faibles pentes, et peut être dans la foulée le Rimpfischhorn qu’on avait initialement prévu aujourd’hui, autant aller sur ces sommet par beau temps pour voir la vue dont on nous parle tant dans les bouquins. Pour le moment, on n’a toujours pas vu au-delà de 10m autour du refuge. On passe donc la journée confinés, à lire les quelques bouquins qui ne sont pas en Suisse allemand et à réviser des manips. On reste seuls l'après midi, les deux autres groupes sont partis sur les pentes de la station fermée ce jour à cause du risque d’avalanche, mais en jour blanc, mais ca ne nous tentait pas trop.

Mardi 14
Fort de cette journée de repos, on se lève tôt à 6h pour tenter l'ascension du Strahlhorn puis potentiellement du Rimpfischhorn avant de rejoindre la cabane Täschhütte. Enfin on peut voir les sommets qui nous entourent, et c’est magnifique, une belle couche de neige a recouvert le massif. Un groupe de deux part faire un petit sommet a côté, et un autre groupe de 4 part faire le Strahlhorn en même temps que nous.

Départ 7h, on commence par une longue traversée du glacier en suivant la trace du premier groupe et on arrive sans difficulté au sommet. Très peu de pente, ça atténue le risque d'avalanches car le bulletin annonce quand même un risque non négligeable (réduit à 3), avec une belle couche de 30cm de poudre qui nous attends pour la descente. Un petit passage délicat avec une pente à 30, qu’on emprunte un par un, et on arrive au sommet sur les coups de midi. Le sommet dégagé nous offre une vue imprenable sur le Cervin et tout le massif du mont rose. La descente à ski est délicieuse, la neige parfaite jusqu’à 3500m.
S'en suit le contrecoup de ce magnifique début de journée avec 3 galères bien différentes dans notre périple pour rejoindre la cabane.

Ça se gâte tout d’abord lors de la remontée de l’Allalinpass. La neige devient très lourde avec la chaleur et le soleil qui tape, ça botte fort, même avec le fart, on sort de notre tête l'objectif secondaire du Rimpfischhorn qu'on avait envisagé au départ faire dans la même journée. Petite traversée descendante vers la cabane de Taschhute, puis on se prend le mur, 200m de raide bien en soupe pour accéder au bon vallon, c’est la dernière remontée avant la cabane. Puis le temps se gâte à nouveau, le brouillard arrive et la neige fine tombe, on croît revivre notre arrivée à la Britannia Hut, on commence à en avoir un peu plein les pattes. La descente finale est laborieuse, on avait de la soupe a 3500m, et bien c'était bien pire a 2700, où on s'enfonce jusqu'aux genoux les skis aux pieds ! Il faut terminer les 50 derniers mètres à pied, on ne s’y attendait pas.
Malgré cette descente agitée, on a passé une super journée, et pris notre revanche sur la veille.

Mercredi 15
Encore un refuge bien vide, on est moins d’une dizaine, et c’est appréciable.
Un seul horaire de petit déj à Taschhute, il faut se mettre d'accord ! Un groupe d'allemands voulaient tenter notre objectif, l’Alhpubel, une seconde fois en partant plus tôt, et deux françaises le Rimpfischhorn. On se lèvera donc à 5h30 en espérant ne pas avoir la même soupe que la veille pour retourner au refuge.

Beaucoup d'hésitation entre faire l’aller-retour à Taschhute pour faire une descente rando jusqu’à Tasch, ski sur le dos, qui s’annonce terrible puis prendre le train 15 minute pour Zermat. Avantage : on peut laisser des fringues, nos baskets, housse à ski et chaussures, tout le fatra qu’on se trimballe depuis Saas Fee. Seconde option : redescendre a Saas Fee par les pistes, neige garantie, mais ensuite s’enfiler un combo de 3h de train bus pour rejoindre Zermatt.
Après une argumentation endiablée qui aura rameuté tous les alpinistes du refuge, on part sur la première option.
Magnifique vue sur le Cervin tout au long de la montée, il émerge des montagnes qui nous font face au fur et à mesure de l’ascension. On arrive à la jonction Alphubeljosh à 3767m, et on aperçoit au lin des colonnes de fourmi qui se semblent aussi se diriger vers le sommet.
S’en suit une longue traversée sur les flancs de l’Alphubel, jusqu'à une pente plus raide à 35 40 degrés, la seule difficulté de la journée. On est bien aide par un collant pipette qui nous a fait la trace depuis le refuge. On arrive en haut vers 11h30, la vue est imprenable sur le massif du Mont Rose, jusqu'au mont blanc, c'est magique. On aperçoit aussi les 2 autres sommets de dimanche et mardi.

La redescente est encore en condition, on est sur les coups de 13h30 au refuge. Le temps d’une petite bière, et on amorce la longue rando jusque Tasch.
C’est un euphémisme de dire qu’on a galéré jusqu’à la vallée. Chargés comme des bœufs, skis et chaussures sur le dos, mais heureusement baskets aux pieds, on se trompe de chemin (sous la neige), et on se rallonge d’une bonne demi-heure la rando initiale. On aura eu tout de même la chance d’observer un combat de marmotte, qui visiblement indifférentes à notre présence, en étaient au troisième round d’un intense combat de boxe juste en dessous du refuge.
Les pieds trempés, on arrive en fond de vallée, on peut enfin rechausser, mais on s’enfonce jusqu’au genoux, on pousse sur les bâtons et on arrive a Tashalp. Une bonne moitié de faite. On ski au mieux, ca frotte et ca s’enfonce, le long de la route qui descend a Tasch. On arrive enfin à la limite skiable, on déchausse, et c’est parti pour de la route goudronnée, on décide de s’aventurer dans le petit sentier qui coupe les lacets, histoire de réduire les 5km de marche qui nous séparent de la ville et de sa gare tant attendue. Bon la vue sur le Cervin n’est pas trop mal, ca nous redonne le sourire. Enfin à la gare, train quelques minutes pour Zermatt et on arrive à notre destination.
On aura moins aimé le balai incessant d'hélicoptères venant déposer touristes venus admirer la vallée ou skieurs ayant la flemme de la montée, la consommation de la montagne à l'état pur.


C’est la fin de 4 jours d’acclimatation dans le superbe massif des alpes valaisannes, la suite très bientôt sur le massif du Mont Rose.

Vue depuis les pistes de Saas Fee en allant vers l'Allalinhorn 
Vue depuis les pistes de Saas Fee en allant vers l'Allalinhorn 
Montée de l'Allalinhorn 
Montée de l'Allalinhorn 
 Départ de Britannia Hut pour le Strahlhorn
 Départ de Britannia Hut pour le Strahlhorn
Vue sur le Strahlhorn 
Vue sur le Strahlhorn 
Britannia Hut 
Britannia Hut 
Vue sur le Cervin 
Vue sur le Cervin 
La dernière pente raide pour accéder à Täschhütte   
La dernière pente raide pour accéder à Täschhütte   
Täschhütte  
Täschhütte  
Dans la montée à l'Alphubel avant la jonction 
Dans la montée à l'Alphubel avant la jonction 
Vue sur l'Allalinhorn et le Strahorn depuis la montée raide de l'Alphubel 
Vue sur l'Allalinhorn et le Strahorn depuis la montée raide de l'Alphubel 
Sommet de l'Alphubel 
Sommet de l'Alphubel 
Vue du sommet de l'Alphubel 
Vue du sommet de l'Alphubel 
Täschhütte, combat de marmotte en bas à droite 
Täschhütte, combat de marmotte en bas à droite 

Commentaires

Cette sortie
Pour soutenir Skitour, faites le bon choix
En cliquant sur "accepter" vous autorisez l'utilisation de cookies à usage technique nécessaires au bon fonctionnement du site, ainsi que l'utilisation de cookies tiers à des fins statistiques ou de personnalisation des annonces pour vous proposer des services et des offres adaptées à vos centres d'interêt.

Vous pouvez à tout moment modifier ce choix ou obtenir des informations sur ces cookies sur la page des conditions générales d'utilisation du service :
REFUSER
ACCEPTER