Départ : L'Arméra (1520 m)
Sommets associés : Collet de la Fourche (2678 m) Pointe de Terre Rouge (3080 m)
Orientation : T
Dénivelé : 3450 m.
Ski : 2.3
Exposition : 1
Sortie du lundi 6 avril 2026 (Hier)
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : Chaud 🥵 Grand beau, gros redoux, on a du être dans le positif à 3000 par moment et pas dans le négatif la nuit au refuge…
Conditions d'accès/altitude du parking : Au noir jusque Bonnenuit, et même sur 200/300m ensuite (portage un peu relou)
Altitude de chaussage/déchaussage : Un peu après le parking, on pourrait chausser à Bonnenuit sans problème mais la route est partiellement déneigée (par les militaires ?).
Conditions pour le ski : Tout ce qu'on attend du printemps, c'est bien rempli, ça porte le matin, ça surf à partir de midi.
Conditions nivo et activité avalancheuse : Quelques boullette, des traces de petites purge dans le raide un peu exposé et un gros départ dans la traversée des muandes (que nous n'avons pas vu, voir data-avalanche, on nous en a parlé au refuge).
Skiabilité : 🙂 Bonne
Compte rendu
Itinéraire suivi : Bonnenuit collet, de la Fourche, Drayères. Drayères, col de Névache, pointe de Terre Rouge (descente Ouest), Terre Rouge. Terre rouge, Roche noire, Valmeinier
Voici ton texte corrigé (orthographe, accords, typographie, petites tournures) :
Horaires : départ 9 h 30, collet vers 12 h, refuge 15 h. 8 h, 10 h au col, descente vers 13 h. 7 h 30, 11 h 30 au sommet… 15 h à Valmeinier (c'est looooooong).
C'est reparti pour le premier raid du cycle initié des "banana split". Cette fois, petite logistique : on a coupé le groupe en deux et ce sont les stagiaires qui ont fait tout l'itinéraire et vont prendre la tête. Le but est qu'ils prennent confiance dans leurs capacités et qu'ils/elles voient ce qu'on doit anticiper quand on ne fait plus que suivre (même avec de bonnes connaissances). Et là, bien sûr, ils m'ont mis toutes les fix Union dans mon groupe ; les spliteux savent.
La première journée déroule : c'est une petite journée avec l'idée de se trouver à vue une pente sympa à skier avant le refuge. Ce sera le collet de la Fourche en petite poudreuse tassée, bien réchauffée. Parce qu'alors oui, il fait chaud, et pas qu'un peu, ça consomme de la flotte ! Retour aux lacs : dans leurs échanges, j'ai l'impression que c'est comme si on était au refuge… hmm, il y a deux bornes de plat, non ? Rien d'insurmontable, c'est très beau, même si pas très surfant, et surtout un bon enseignement de carte vs. terrain. En snow, on n'aime pas le plat ! Et encore moins quand on a tordu une ergots de fix et qu'on ne peut pas repasser en mode descente. Je vous ai dit que je n'aimais pas les Union ? C'est parti pour un peu de split-pulka sur les lacs…
Au refuge, cette petite leçon de la veille fait un peu réfléchir. L'itinéraire vers le Thabor depuis les Drayères est tout en traversée, pas de grosses descentes, encore du plat et, comment dire, on risque de ne pas être tout seuls au Thabor un dimanche de Pâques. Le choix se reporte sur la très belle pointe de Terre Rouge — enchaîner les deux faisait beaucoup. Embouteillage le matin au refuge blindé : on part à 8 h, rien de dramatique, on ne va pas aux Jorasses non plus. On laisse le gros des skieurs dès que l'on bifurque vers le col de Névache où le soleil se lève tranquillement. Royal. Je vois pas mal de gens partir/arriver d'un second col avant la roche du Chardonnet : la descente, un peu plus soutenue, a l'air bien skiante. Ça se confirme de l'autre côté, je note pour la prochaine fois ! Descente de Névache un tout petit peu dure en haut, mais on rattrape rapidement une neige douce qui trace et on file aussi bas qu'on peut pour en profiter. Repeautage et c'est parti vers Terre Rouge ! Ça se remet à chauffer sévère, mais on est bien contents de notre choix : on est seuls dans cette montée pendant qu'on voit les groupes défiler au col de Valmeinier. On croisera quand même une dizaine de personnes en haut. L'occasion pour nous de voir comment est la face nord et… pas décaillée, avec petit départ entre les cailloux. Un peu coton pour un cycle initié, alors que la face ouest nous tend les bras sur une belle moquette et une transfo qui surfe nickel. Un petit plat pour arriver au refuge et on aura bien mérité le kéfir et le kofé dans les chaises longues ! La journée de printemps parfaite.
Le lendemain, on part — à l'heure ! — pour Roche Noire. Nous sommes seuls à partir dans la combe des Vaches et nous le resterons presque toute la journée. Un tiers de montée et… une platine de montée — Union !!! — qui casse, fendue en deux cette fois. On repart avec la tordue, dur de mettre les couteaux, mais on arrive en haut. Je vois le couloir qui monte droit, je me dis qu'on enfile les crampons et qu'on va voir. Malheureusement, ça brasse un peu et le ressaut est un peu plus raide que ce que j'aimerais pour le groupe, à la montée comme à la descente : on s'arrête donc là. Deux skieurs nous diront que côté sud, ça monte nickel… je le saurai. Le couloir pour descendre nord-ouest est très corniché, le groupe un peu fatigué, le matos un peu cassé… cette combe des Vaches a l'air très bien à skier, ça nous suffira. Mais il faisait envie, ce couloir bien droit du haut. Malgré l'iso à plus de 3000 m cette nuit, le regel est très correct et le petit voile préserve un peu la neige, et on pique-nique le temps que ça décaille. Départ à 11 h 30 : un tout petit poil dur en haut, un tout petit poil mou en bas. Nickel, cuisson parfaite ! On se prend un kofé, on débriefe vite fait au refuge et puis… il n'y a plus qu'à rentrer tranquillou à Valmeinier, non ?
QUE DALLE ! De ce que j'avais vu et lu, ce n'était pas fou, longuet, mais on se laissait glisser. Alors en ski oui, en snow pas du tout. Le début de ski de fond passe bien, puis je prends la riche idée de dépeauter… pour remonter un peu, puis replat, puis encore du plat et encore un peu de traversée à plat. C'est IN-FI-NI dans cette soupasse. Bon, si j'avais su, j'aurais au moins gardé les peaux, mais surtout prévu une autre course qui remonte (ou qui repasse sur Valloire).
Du soleil, de la neige de printemps… tout ce qu'on veut ! Et surtout beaucoup d'apprentissage côté stagiaires. Mine de rien, il y a une différence entre « réviser la course » — iels ne font plus que suivre depuis longtemps — et préparer un raid complet : parkings, refuges, choix d'une boucle cohérente, points de vigilance, etc. On se rend vite compte que c'est faisable, mais que c'est une charge mentale non négligeable. C'est quand même super plaisant de les voir passer de « ouah, je suis perdu là » à « bah oui, je sais faire en fait ! ». Bravo !














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Drayères, Terre Rouge sans passer par la case Thabor


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