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Sorties > Grandes Rousses - Arves > Brèche des Casses: Vendredi Saint avec le CAFGO 

Brèche des Casses: Vendredi Saint avec le CAFGO 

Massif : Grandes Rousses - Arves
Départ : Parking du Collet (1405 m)

Sommet associé : Rochers Rissiou (2607 m)

Orientation : SW

Dénivelé : 1121 m.
Ski : 3.2

Sortie du vendredi 3 avril 2026 (Hier)

Le Tank Soviétique

Conditions nivologiques, accès & météo

Météo/températures : Parfaite, grand soleil, ciel bleu, -1°C le matin, et positif dès midi avec une petite brise pas piquée des hannetons pour rafraîchir la montée.
Conditions d'accès/altitude du parking : 1410 m au parking
Altitude de chaussage/déchaussage : 1410m au parking
Conditions pour le ski : Absolument parfaites. Sur les pentes raides SO en haut des cols, lourde mais finalement pas si désagréable, près des pentes ombragés E, de la poudreuse de rêve, tout le reste oscille entre moquette quasi-parfaite et moquette parfaite.

Conditions nivo et activité avalancheuse : Présence d'anciennes gueules de baleines près des combes, avec des brisures de 1m mais elles semblent stables, en hauteurs, coulées humides récentes, au sondage, le manteau reste bien dur sur 50 cm là ou on l'à testé mais méfiance tout de même.

Skiabilité : 😄 Excellente

Compte rendu

Itinéraire suivi : Vaujany - Parking du Collet - Plagne Longe - Face E du Gros Treu - Rocher Rissiou par la Brèche des Casses
Horaires : 9h15 - 15h30


Le Tank Soviétique n'en a pas fini cette semaine,

Après m'être attaqué à la Traversée Héroïque sous le regard exaspéré mais conciliant d'un guide passant par là, il est aujourd'hui temps de lâcher un énième congé pour profiter de ce temps magnifique. Aujourd'hui, pas d'amis sur qui l'on peut compter alors ce sera avec la sympathique équipe du CAFGO que cela sera. C'est l'occasion de rencontrer un peu plus de monde et découvrir des endroits encore inconnus. Cette sortie, proposée par le chef Jean-François, me paraissait bien sympathique car j'ai encore des lacunes en pente raide et c'était l'occasion de m'exercer en conditions réelles pour prévenir un futur arrêt cardiaque si je dois suivre le Petit Nicolas dans une "ballade tranquille".

Nous serons 11 aujourd'hui, dès les premières rencontre, le ton est donné, le Tank sera le benjamin de l'équipe, le petit communiste en cartable, la groseille pas bien mûre. On a affaire à 9 personnes d'un âge respectable, mais je sens la douille, ils ont l'air d'avoir la caisse, l'expérience, le flues et la bonne humeur inoxydable. Je sens qu'ils vont monter vite, ils sont aussi secs qu'un opposant politique qui n'a pas applaudi assez longtemps. Eux aussi ils allaient en classe de neige, mais c'était pendant plusieurs années, mais passons, je diverge. Petite exception de Philippe, plus jeune, à qui j'ai ravi le poste de petit kinder de l'équipe, on a bien sympathisé avec Philippe, il en jette, voiture rouge, ski rouge, manteau rouge, ça fait très communiste, et ça le Tank il aime beaucoup. Et je ne parle pas de son humour à toute épreuve, il a bien animé la journée !

La montée est impeccable vraiment, le BERA indique de se méfier sous 1700m de l'absence de sous-couche, mais là aucun problème, on sent que la neige ne sera pas traître à la descente. Température et brise, toutes deux agréables, accompagnent notre ascension. Arrivés à la Combe de Crossin, nous nous y engageons sur une dizaine de conversions pour nous diriger vers la croupe Ouest vers 1800m, on profite ainsi d'une meilleure vue des Grandes Rousses, d'un surplus de brise, et un peu d'ombre sous les sapins. Après 11h, plus un arbre à l'horizon, c'est la traversée du désert, on avance, on médite, on transpire, on admire le paysage. Arrivés au pied du Rissiou, le groupe se partage en trois, ceux qui restent, ceux qui partent sur le Col Ouest à 2400m et ceux pour le Col Est à 2463m. Voulant tester la pente raide plus longtemps, je pars avec le gros des troupes côté 2463m. Rapidement, on s'écarte à la montée par sécurité, les conversions sont aisées de même que l'ascension, la neige est relativement lourde, on ne voit pas comment sera la descente. A 20m sous le sommet, c'est raide quand même... le chef, il est un peu stressé, la sérénité n'est pas majoritaire dans le groupe non plus, je ne sais pas si je saurai descendre, Philippe, lui il a l'air à fond, c'est rassurant. On arrive sous un rocher fort sympathique, certains laissent les skis pour la dernière partie, je pars avec mes skis sur le sac sans crampons, dernière ascension, passage d'un corniche. OK ça va pour le moment, la vue derrière est splendide des deux côtés, on se félicite et on profite chacun de la vue. Je ne suis pas peu fier d'être allé là, ça valait le coup, on se prépare à redescendre, je pensais pouvoir chausser les skis mais en fait non. Entre la corniche à sauter et les rochers, ma confiance se ratatine, Pendant que le prévoyant Philippe redescend prudemment sur une mini-mini plateforme sous la corniche pour chausser, notre bon chef Jean-François m'assure à la corder pour que je passe sous la corniche.
Gros moment bien long où je dois sortir les skis du sac, enlever les crampons, pas faire tomber ceci, pas faire tomber cela, que le Tank est leeent, c'est lingénierie soviétique, c'est ainsi. Mais vous savez, au CAFGO on est choyés vous n'imaginez pas, entre le chef qui vous tient à la ficelle et Philippe qui aide et donne des conseils, on se dit que c'est aussi agréable qu'un petit massage 50 min au SPA thermal. Et l'ambiance dans le groupe, vraiment super, bon j'arrête les compliments pour vous tous, on risquerait de prendre ces compliments pour de la flagornerie, mais c'est sincère.

BON

Allez il faut descendre, bon dieu que c'est raide, Phillipe fait un super virage sauté, et quelques virages jusqu'en bas du rocher, c'est mon tour, je suis pas à l'aise du tout, premier virage sauté sur une vraie pente, faut pas le rater celui-là, allez courage courage, c'est Vendredi Saint, et comme disais Jésus, il faut savoir se mouiller les pieds, je m'élance, aaaaaah ! OK c'est passé, pas parfait mais c'est passé. Deuxième virage, je vais faire une conversion avale comme Phillipe, c'est vrai que c'est pas fou...

"Allez un autre !" Entends je plus bas, aïe des spectateurs, bigre, bon on a un honneur à défendre.
Deuxième saut pour la Mère Patrie !!!! et les sauts 3 et 4 car c'est moins raide, l'honneur est sauf, mais l'adrénaline était là.

Depuis le rocher, la descente est franchement agréable, cette neige humide ne l'est pas tant que ça, et tant qu'on reste méfiant à l'hétérogénéité du terrain, ça passe. Arrivés au pied d'un rocher, on se retrouve tous sauf le chef qui est resté en haut à cause de l'assurage, il ne tardera pas à arriver. C'est le moment pique-nique devant ce splendide paysage, le soleil est éclatant, les sourires sont au beau fixe, ça discute, ça plaisante, et il ne manque qu'un petit transat pour faire une sieste.

Mais la moquette nous attend, on ne peut pas traîner ! Et nous n'avons pas été déçu vraiment, jusqu'à 2100m, la moquette est un poil hétérogène mais elle reste fort agréable, on progresse prudemment, il faut profiter un maximum, et comme disait Jeanne d'Arc, inutile de s'enflammer. Au pied du Gros Treu, on s'avance vers un bas de couloir NE avec une neige semblant dure, on arrive à son niveau et là...

Le silence

C'est de la poudreuse, les skis ne font plus aucun bruit, c'est duveteux, voluptueux, moussu, beurré, mielleux, voire obséquieux, il faut en profiter là. C'est un plaisir indescriptible alors je ne décrirai pas plus.

Tout ce qui suit en dessous devient alors de la bonne moquette, un 9/10 pour ceux qui le tentent les jours prochains, je conseille, malgré la chaleur le petit vent frais a préservé la neige, y compris dans la Combe de Crossin, on est plusieurs à être surpris par cette qualité. Et c'est ainsi qu'on continuera jusqu'au parking comme des reines et rois en prenant bien notre temps pour profiter. On mettra un point final à cette belle journée autour d'un verre à Allemond et d'un retour sans autre embûche que le fait qu'une demi de Chouffe sans avoir vraiment mangé, ça tape un peu pour le petit communiste en cartable.

A la prochaine ! Et en vous souhaitant à tous un beau week-end prolongé




Petite montée tranquille 
Petite montée tranquille 
 C'est beau quand même les Grande-Rousses
 C'est beau quand même les Grande-Rousses
 Le fameux Col du Sabot, faudrait que j'y passe un jour...
 Le fameux Col du Sabot, faudrait que j'y passe un jour...
 Arrivé au Rocher sous la corniche de la Brèche des Casses, pas sereins
 Arrivé au Rocher sous la corniche de la Brèche des Casses, pas sereins
 Brèche des Casses, splendide
 Brèche des Casses, splendide
 Poussez pas derrière !
 Poussez pas derrière !
 Moment pique-nique
 Moment pique-nique
La super poudreuse est pile devant nous 
La super poudreuse est pile devant nous 
 Mais quel homme !
 Mais quel homme !
 Une impressionnante cassure
 Une impressionnante cassure

Commentaires

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