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Sorties > Ecrins > Premières traces, grand soleil mais météo compliquée

Premières traces, grand soleil mais météo compliquée

Massif : Ecrins
Départ : Saint Christophe en Oisans (Les Prés) (1639 m)

Sommet associé : Col du Replat (3335 m)

Dénivelé : 3986 m.
Ski : 3.3

Sortie du mardi 17 mars 2026

Baptiste Poignant Photos

Conditions nivologiques, accès & météo

Météo/températures : Grand beau temps durant ces 3 jours, regel la nuit et dégel des faces Ouest, Sud et Est en journée. En face Nord, neige plutôt croutée.


Conditions d'accès/altitude du parking : ski aux pieds en haut de Saint Christophe en Oisans, déchaussage à Champhorent

Altitude de chaussage/déchaussage : 1650m

Conditions pour le ski : 
- Mardi : Traçage de Saint Christophe en Oisans jusqu'au Col du Replat, puis descente au refuge de la Selle : descente du col en neige plutôt croutée, et traversée en neige de printemps 
- Mercredi : Descente du Col du Replat au refuge du Châtelleret DEGUEULASSE 😥 On s'attendait à une neige de printemps magnifique, et on s'est pris une tempête littéralement juste pendant la descente qui a empêché le dégel, et retour du soleil au refuge ... On a navigué au GPS en faisant des zigzags dans la neige lourdement croûtée, avec des virages en conversion. C'était la pire descente de toute ma vie pour l'instant.
- Jeudi : 

Conditions nivo et activité avalancheuse : risque 2 à 3 sur 5 mardi et mercredi, risque 2 jeudi. Pas mal de coulées les après midis en faces Sud, qui partaient des sommets rocheux. 

Skiabilité : 😐 Correcte

Compte rendu

A la base on était censés faire 4 jours de raid en partant du col de la Lauze mardi matin, mais avec un fort vent du Nord les précédents jours, j'avais trop peur de la présence de plaques à vent à l'entrée du col. On a donc remanié intégralement le raid avec pas mal d'options.

J1 : au lieu de partir de la Grave avec les cabines, on est donc partis de Saint Christophe en Oisans en ayant laissé une voiture à Bourg d'Oisans (pour une fin potentielle du raid à la Grave ou Villar d'Arêne)
Départ ski aux pieds à 6h45, les sacs sont lourds, le corps déjà un peu fatigué mais le moral au top. On fait la trace et on teste l'élastique de traction pour que j'aide Claire. Ca marche bien ! Petite pause au dessus du refuge de la Selle. On se dit qu'on fait au moins la trace jusqu'au Col du Replat, et là haut on voit. Soit on descend au refuge de la Selle, soit au Châtelleret (avec aucune garantie qu'il soit accessible), soit au Promontoire (mais bonjour le D+ du premier jour ...)
Arrivés sur le glacier de la Selle, on se fait bolosser par la neige qui bote à fond et on avance avec plusieurs kilos de neige sous les skis, c'est dur. Heureusement, Claire a eu la brillante idée d'emmener un stick de fart, qui marche aussi bien sur les skis que sur les peaux !
Nous voilà devant la sacrée pente du Col du Replat : la neige ne botte plus mais ça monte ! 
16h30 : nous voilà au col. On est nauséeux, avec quelques vertiges : sans nuit d'acclimatation, on sent sacrément la différence. Au vu de l'heure et des options (refuge du Promontoire non gardé, Châtelleret sans certitude de pouvoir passer la porte, Selle non gardé), on rentre à la Selle. La descente dans la face Nord-Ouest est correcte mais sans plus, c'est croûté. Puis on bétonne nos traces pour le lendemain, tout en passant sur des coulées toutes fraîches en face Sud.
En arrivant au refuge de la Selle; gros coup de bol : Julien le gardien est arrivé aujourd'hui pour préparer le refuge et nous propose de diner et dormir dans la partie gardée. On n'a pas hésité une seule seconde !

J2 : Bon ben pour le début on connait, il faut simplement suivre la trace. Arrivés au col du Replat, on passe cette fois de l'autre côté. La descente commence par 30m bien raides en neige de printemps mais qui semble déjà trop fondue pour moi, je pars facilement avec le sluff. 
Ne voyant pas de relais de rappel au col (sûrement caché par la neige) mais un simple spit 5m sous le col, on décide de faire un rappel avec la corde de 60m, tout en étant surpris de la présence de nuages sur les sommets en face (Casse déserte et autres)
Puis après avoir relové la corde, les nuages arrivent sur nous (on nous avait prédit un grand beau temps), ainsi que le vent et même un peu de neige. La neige sous nos skis est plutôt dure, où est le dégel ???
5 minutes plus tard, nous voilà en pleine tempête, avec quand même une visibilité de 50 à 100m. La neige est horriblement croûtée : après m'être vautré 3 fois, je décide d'abandonner les virages normaux, place aux conversions à gogo. On se repère via le GPS, plutôt facilement.
La descente est très stressante et pénible, on doit parfois passer dans des pentes à 30°, on a parfois entendu des whoumf. On arrive enfin au dernier grand plateau avant la zone la plus raide juste au dessus du Châtelleret. Heureusement, c'est en neige dure, ça passe facilement en dérapage. On voit 5 personnes faire la trace pour monter au Promontoire : au moins on n'aura pas à faire celle-là !
Petite pause et on discute des options : soit on monte au Promontoire (facile), soit à Adèle Planchard, mais la montée sera longue, à tracer et au vu du temps passé dans notre descente nulle, c'est trop tard. On a donc le choix entre 1 option, c'est simple.
On repeaute et direction le Promontoire, accompagnés d'un vent du Nord, pile poil notre direction. Parfait ça ! Durant les 200 derniers mètres de D+, le vent nous déstabilise et nous pousse dans la pente, c'est parfois délicat.
Sandrine nous accueille au refuge dans laquelle nous sommes les seuls clients pour cette première nuit (+ ses amis qui l'ont accompagnée dans la longue montée depuis Champhorent).
Pour j3, plusieurs options s'offrent à nous : Brêche de la Meije et descente sur la Grave ou par le glacier de l'Homme, Col du Pavé et descente à Villar, ou longue descente à Saint Christophe par la Bérarde.
Au vu du vent bien fort plein Nord (qui ne nous quittera qu'en milieu de nuit) on se dit que descente après la Brêche de la Meije sera affreux. Alors que le Col du Pavé, plein Est, sera en bonnes condis. On part là dessus.

J3 : départ chill à 8h, histoire d'avoir de la bonne neige décaillée au Pavé. Mais pendant la montée au glacier, Claire me fait remarquer que c'est la tempête là haut à 3500m. En effet on voit des tornades de neige quasiment en continu. Et si le vent empêche notre neige de décailler, on fait comment ?
Comme l'accès au col est déjà bien engagé, et que l'on n'a pas envie d'être bloqués devant 200m de pente raide glacée ou croûtée, on abandonne cet itinéraire. Il ne nous reste encore une fois qu'un choix : retrouver la voiture à Saint Christophe par la Bérarde, mais en attendant que ca décaille cette fois !
La suite se déroule sans folies : descente en neige au peu croûtée puis parfaite jusqu'à la Bérarde, et s'en est suivie une longue bambée en skating puis en mode télémark comme la neige collait bien) et enfin à pied depuis Champhorent.

Accueil chaleureux avec une vielle avalanche
Accueil chaleureux avec une vielle avalanche
 Les larmes du Chaos ont l'air encore en condi
 Les larmes du Chaos ont l'air encore en condi
Brêche du Rateau, déjà tracée 
Brêche du Rateau, déjà tracée 
Des traces de descente correcte au vu de la neige un peu croûtée 
Des traces de descente correcte au vu de la neige un peu croûtée 
 Les traces de ce matin ont disparu sous la coulée
 Les traces de ce matin ont disparu sous la coulée
 Euh elles sont où nos traces ?
 Euh elles sont où nos traces ?
 
 
 Grosse corniche au Col du Replat
 Grosse corniche au Col du Replat
Le Col de la Casse Déserte est sous les nuages
Le Col de la Casse Déserte est sous les nuages
 
 
 Descente de la Brèche du Râteau : ça doit bien se faire
 Descente de la Brèche du Râteau : ça doit bien se faire
L'accès au refuge du Promontoire nécessite de déchausser pour l'instant 
L'accès au refuge du Promontoire nécessite de déchausser pour l'instant 
Col du Pavé 
Col du Pavé 
 Refuge du Châtelleret : la porte d'entée était déverrouillée, possibilité de s'y abriter et de dormir
 Refuge du Châtelleret : la porte d'entée était déverrouillée, possibilité de s'y abriter et de dormir
 Les premiers traceurs depuis le Col de la Casse Déserte en neige bien croûtée
 Les premiers traceurs depuis le Col de la Casse Déserte en neige bien croûtée
La Bérarde 
La Bérarde 

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