Massif : Chartreuse
Départ : Pont des Cottaves (1110 m)
Orientation : W
Dénivelé : 800 m.
Ski : 2.2
Départ : Pont des Cottaves (1110 m)
Orientation : W
Dénivelé : 800 m.
Ski : 2.2
Faune : Afficher les zones sensibles
Sortie du vendredi 28 novembre 2025 (Hier)
Conditions nivologiques, accès & météo
Météo/températures : Gd Bô, frais à l'ombre, vent à 1600m
Conditions d'accès/altitude du parking : dégagé
Altitude de chaussage/déchaussage : Pkg/pkg
Conditions pour le ski : Très bon partout
Conditions nivo et activité avalancheuse : Transport sur Charmant Som avec plaques en formation sous le vent de N
Skiabilité : 🙂 Bonne
Compte rendu
Itinéraire suivi : Pont des Cottaves, Oratoire, Charmant Som, Clos Colomb, Charmette, Cochette, Valombré, Porte de l'Enclos
Horaires : départ après grasse mat', retour pour goûter.
Pourave les Cottaves, je décarave ! Je vais pas poucave, mais le chien qui étronne la trace à son étroiture la moins large, à peine 20m au-dessus de la route, c'est abusé. T'es quasi obligé de t'essuyer les spatules sur les croquettes compostées. Déjà que j'ai pas de tendresse particulière pour ces machins, mais là, sur la trace ! En plus quel besoin d'amener de la faune domestique ici, c'est rempli de bestiaux dans ces coins de Chartreuse, et des bestiaux de grande classe, de ceux qui te marquent la rétine et le souvenir durablement. Rien qu'aujourd'hui un cincle plongeur, un pic épeiche, un brocard. Et pas un qu'a chié sur la trace.
Bon, le projet du jour, c'était l'If rapport à l'ambiance toute glaciale qui doit y régner. Avec ce froid des derniers jours et le nord insistant, le plâtrage doit être intégral, régal des yeux. Mais ça ronfle sévère à Charmant Som, y'a du transport manifeste, le trouillomètre se réveille. A droite, une pente raide expo et peut-être plaquée, suivie d'un rappel malcommode skis aux pieds. A gauche la douceur de la forêt qui plonge vers Clos Colomb. La petite voix intérieure rabâche "t'as passé l'âge de ces conneries". Allez hop, feu flamme vers la douceur. Et là, tout change d'un coup, je suis enveloppé. La douceur c'est partout où je regarde, la poudreuse vierge, le silence du blanc, le scintillement des faces planes après la nuit claire, les ombres qui jouent à cache-cache, le murmure cristallin du Tenaison. Y'a même de quoi faire du très bon ski.
La douceur se transforme d'un coup en combat. La Cochette versant ouest c'est raide. L'été, avec le chemin, tu fais un peu gaffe, mais y'a le chemin. Avec des seaux de neige, ça change la donne. Trop raide et trop profond pour tracer à ski. Allez hop, les skis sur le sac, neige jusqu'à à la taille et les à peine 150m qui montent au col se transforment en Everest. Une heure et demi plus tard, je regrette d'avoir tellement béni le choix solitaire du jour. Personne pour relayer la trace. La solitude est un plat qui se mange seul.
Valombré, aucune trace. Pour un tel paradis de raquettes c'est quand même étonnant. Rassurez-moi, y'a bien quelques retraités qui ne travaillent plus, à fortiori un vendredi aussi charmant ? Le coupable se dévoile un peu plus bas. Le violent coup de Trafalgar de la semaine passée a fauché la forêt déjà bien affaiblie par les scolytes. La route entre Malamille et la porte de l'Enclos est impraticable même à pied, un Beyrouth d'épicéas massacrés. Tronçonneuse obligatoire pour les prochains amoureux du secteur.








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Col de la Cochette 



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