ActuTopo-guideSortiesForumsPhotosMatosAnnoncesConnexion
Inscription
Entrez votre email et récupérez votre mot de passe dans votre boite
Ou
J'ai déjà un compte
Connexion
Entrez l'email et le mot de passe que vous avez reçu lors de votre inscription
Créer un compte | Mot de passe oublié

Sorties > Ecrins > Traversée des Ecrins en 5 majeurs, to but or not to but ?

Traversée des Ecrins en 5 majeurs, to but or not to but ? ⭐⭐

Massif : Ecrins
Départ : Ailefroide (1522 m)

Topo associé : Dôme des Ecrins, Traversée en 5 majeurs

Sommet associé : Dôme des Ecrins (4015 m)

Orientation : N

Dénivelé : 5000 m.
Ski : 5.3

Sortie du mercredi 09 mai 2012

Louis, Jb de Miscault, Manu Abelé, MaudC

Conditions nivologiques, accès & météo

Mauvais dimanche matin puis eclaircies, beau lundi, beau mardi matin se bachant puis mauvais
Etat de la route : Sèche à Ailefroide, barrée à l'entrée du pré de madame Carle mercredi mais sans doute ouverte aujourd'hui Altitude du parking : Ca dépend duquel on parle...
Avec l'iso montant à 4000 m aujourd'hui, elles ne sont sans doute plus d'actualité mais :
- Pelas sans doute ravagé et inskiable du sommet
- Col Nord du glacier noir : encore OK, à peut être commencé à crouté (?) mais bcp de traces (par contre pr ns c'était poudre et vierge...)
- Brèche Lory : conditions difficiles (peu de neige dans la rampe, pas top en bas)
- Barre noire : bcp de neige
- Face N du dôme : bcp de poudre lourde et de traces. Effacées par le vent apparemment ? Glacier très ouvert cette année, le cheminement passe au centre et pas rive gauche.

Et le reste... ben pas de news !

Altitude de chaussage (montée) :
Altitude de déchaussage (descente) :

Activité avalancheuse observée :

Skiabilité : 🙂 Bonne

Compte rendu (par Louis)

Ailefroide > Pelas Verney > Col N du Glacier noir > Brèche Lory et Dôme >>> et c'est le but...
Et c'est le but... (comme ça si ce récit ne vous intéresse aps, la conclusion est déjà là, vous pouvez reprendre une activité normale !)


Il y a quelques années, j'avais croisé un certain Aymeric dans un refuge qui emmenait des jeunes d'une équipe (CAF, FFME ?) faire des courses dans les Ecrins. Comme j'étais tout seul, on a un peu discuté et il m’a parlé du projet qu’il avait fait avec son pote Christophe de traverser les Ecrins par les faces Nord en descendant par les faces Sud… le méridien qu’ils appelaient ça. Jolie histoire, en 12 jours dans ce massif sauvage et en hiver ! Même s’ils avaient pris but sur but, c’était quand même majeur et ça me paraissait d’un joli niveau. C’est au moment où je lui ai demandé s’il était aspi ou guide qu’il a compris que je ne l’avais pas reconnu… j’ai compris que quelque années plus tard que j’avais discuté avec Aymeric Clouet qui venait de terminer le méridien des Ecrins avec Christophe Dumarest…

Mais l’idée était belle, me plaisait bcp… seulement quand on n’a pas le niveau, il faut s’adapter. Du coup il fallait changer la tactique, et plutôt monter par les faces Sud pour descendre par les couloirs Nord. Comme ça c’est habile, presque pas besoin de savoir grimper ! Forcément, Manu et JB (pas besoin de savoir grimper on a dit) sont partants pour cette aventure dans notre massif préféré. Au fil des années, le projet muri et Maud est également bien motivée par ce projet… A force, tous les couloirs commencent à être connus (à nous quatre on aura skié 11 fois le Pelas Verney, 7 fois le col Nord du glacier noir, 3 fois Roche Faurio et le Col Claire). Il ne reste plus qu’à trouver un créneau.

La chose la plus difficile pour réussir cette entreprise est justement de trouver ce fameux créneau : trop tôt et les couloirs glaciaires sont en glace, trop tard et le Pelas Verney dégueule tout ce qu’il sait. Et le reste est en croûte. Dur dur de trouver un massif en conditions ! Et il faut ajouter à cela que les temps changent, c’est la fin des études pour tout le monde et tous les boss ne sont pas toujours aussi compréhensifs devant la sentence « oui la réunion, je sais, mais là le col Claire vient de s’enneiger ! »

Après une tentative ratée au bas du Pelas Verney l’an dernier trop tôt en saison justement, ce créneau du 8 mai nous semble le moins mauvais cette année malgré une météo plus qu’incertaine. De toute manière on le sait tous : si ce n’est pas cette année, ça ne sera jamais, la motivation n’y sera plus… donc feu pour ce week-end et on verra bien.

Départ donc dimanche matin sous la pluie pour une énième montée à la brèche Victor Chaud. Il pleut, le temps est complètement bouché et tout est glauque. Comme d’hab, Manu y croit à fond, JB disserte sur la qualité de neige et je suis péniblement avec Maud en disant que de toute manière si on bute, ce n’est pas un drame. Et puis petit à petit tout s’éclaire, tout change, une première claircie, puis une deuxième, puis le soleil fait son apparition. Manu nous « l’avait bien dit », JB pense que la neige va être bonne et avec Maud on ne dit plus rien, monter 1700 m dans de la collante c’est trop fatigant.
Petite déception de voir le haut du Pelas encore inskiable (il a bien du bol le boss de l’avoir skié, après 3 passages en hiver, au printemps et juste après une grosse chute de neige, je n’ai jamais rien vu accrocher sur les dalles du haut), mais le reste de la descente se passe pas trop mal… enfin on ne traine qd même pas, mieux vaut passer avant les purges. On retrouve en bas de la descente Rogier et Cie qui s’apprêtent à buter aux barres de l’Ouro. Mais avec le matos qu’on se traîne, on a de quoi équiper la face nord de l’Eiger (dixit Rogier)… on met donc à disposition nos pitons et friends et après 1h30 de bataille dans l’eau et les névés trempés, on atteint la porte du refuge du Sélé !

La première nuit est fraiche, le lendemain les conditions sont au top et c’est confiants que l’on franchi le ressaut menant au col Nord du glacier Noir. En bas du couloir, 2 bonnes nouvelles : on croise des potes de Manu, on termine la descente la plus difficile techniquement… et on apprend qui est le nouveau président. Isolés quand même les Ecrins ! La suite de la journée est plus tranquille, traversée tranquille du col de la Temple et inspection générale : toutes les classiques raides du secteur de la Bérarde sont consciencieusement saignées !

On croise Wil et ses potes au refuge avant de voir arriver Anne et Cédric. La météo qu’ils nous apportent nous conforte dans la suite de l’expédition. Après une après-midi « terrassement et séchage » au refuge de Temple Ecrins, une nuit pas si humide sous le paravalanche qui sert de refuge (ou l’inverse), on démarre les 1600 m qui doivent nous mener au Dôme. La montée est longue et belle, mais le flux de mauvais arrive assez vite. Trop vite même et l’on se retrouve au sommet du dôme dans un temps qu’on qualifiera pudiquement de « mitigé ». Le passage de la brèche Lory est bien moins aisé qu’annoncé par Maud qui l’avait déjà parcouru… a vrai dire les conditions sont à chier. La faute au vent du sud de la semaine précédente ? En tt cas le passage de nos prédécesseurs la veille nous a grandement facilité la tâche ! Merci bien !

Au sommet du Dôme, mauvais temps et visibilité réduite sont au programme… l’idée de traverser le plateau complètement crevassé pour rejoindre Barre noire alors qu’on a aucune info sur les conditions ne nous enthousiasme guère. Le premier but est signé, on descend la voie normale, on pique-nique sur le glacier blanc et on skie le couloir en aller-retour ! Seulement au pied de la face, le doute nous prend : effectivement on ne sent pas de couche fragile, mais il y a bien 80 cm de fraîche. Puis il fait mauvais. Puis je psychote… en suivant notre cher précepte « y en a un qui le sent pas, on se casse tous », on signe le but de barre noire qques dizaines de mètres au-dessus du glacier blanc. Direction le refuge des Ecrins !

Quel plaisir au refuge de tomber sur Ben, habituel ange gardien de la selle venu faire la cuisine chez les voisins des Ecrins ! Et quel accueil du nouveau propriétaire des lieux et de ses aides, un vrai bonheur ! Mais si vous chercher le meilleur cuistot du massif, c’est quand même à la Selle qu’il faut aller. On profite du premier local chauffé et fourni en nourriture et autres boissons pour regarder tomber la neige en devisant sur nos chances de poursuivre cette route. L’après-midi est également remplie par d’autres péripéties qui heureusement se terminent magnifiquement bien ! Juste avant le dîner, la météo nous apporte un peu d’espoir : le temps bâché et venteux prévu jusqu’à là est remplacé par un léger créneau en début de journée…
Mais à 4h quand le réveil sonne le doute n’est plus permis : finalement les nuages ont pris tout le pourtour du glacier blanc et le vent a formé des congères… c’est à 5 heures que nous chaussons les skis pour redescendre sur le Pré de Madame Carle, un peu dégoutés par ce manque de chance : il ne nous manquait qu’un jour, un petit jour de beau pour descendre le Col Nord de Roche Faurio, remonter au col Claire et descendre à Villard d’Arènes, pour terminer cette traversée du plus beau massif du monde…

Ce projet était sans doute le truc qui nous (je sais pas, je parle peut être que pour moi) motivait le plus à skis, mais sans doute le plus dur à réaliser. Qui ne tente rien n’a rien, mais qui tente bute souvent donc l’un dans l’autre ça finira sans doute à être fait… l’athlète nous manque, il l’aurait tenté à la journée, lui.

Mais l’important n’est pas là, ça ne reste que du ski et cet énième but sonne peut être le moment d’appuyer sur la touche pause, de passer à des activités ou l’on peut mettre des points.

Ou pas.

Louis

-------------------------------------------------------------------------------

Lorsque que je commence a peine à pratiquer la pente, j'imagine - comme beaucoup d'amoureux des Ecrins je pense - assez tôt l'idée d'un enchaînement, ou plutôt un petit raid du raide, et je m'essaye seul, tout d'abord http://www.skitour.fr/sorties/grande-ruine,7287.html, puis en http://www.skitour.fr/sorties/breche-des-ecrins,7432.html. Les conditions ne sont pas géniales, et surtout je n'ai pas encore assez d'expérience, ni de forme physique et faut dire qu'à l'époque je ne connais pas grand monde pour sortir en montagne et il manque les amis qui vont bien...

Et puis je rencontre ces amis-la, avec qui je passerai parmi mes meilleurs moments en montagne. Les courses défilent, les années aussi, mais cette idée de raid prend une forme bien plus aboutie: plus long, plus technique, plus esthétique, c'est une idée collective, qui aura une réalisation collective ou pas de réalisation du tout.
Mais il faut combiner les bonnes conditions, le créneau météo et la disponibilité de tous. L'année dernière un créneau se présente fin avril, mais les semaines précédentes ont été trop chaudes et après une descente a vue du Pelas très moyenne, nous renonçons.. Il faut dire aussi, on se rend compte qu'on renonce plus facilement qu'avant (et tout le monde s'accorde pour dire que c'est tant mieux..).

Cette année les conditions ont l'air là après un mois d'avril humide et frais, mais les doutes sont là aussi: des doutes physiques: Louis a une cheville en vrac (trop de freeride ;-), Jb mal a la hanche depuis plusieurs sorties, des doutes dispo: il est dur de combiner le boulot, la famille et les congés un peu au dernier moment, et puis les psychologiques aussi: les pentes sont faites a vue et plusieurs jours de suite..
Mais si nous sommes tous là dimanche au petit matin, c'est parce que cette traversée c'est avant tout le groupe, et ça se vérifiera tout au long des 4 jours, dans les pentes, dans les longues remontées, ou dans les passages techniques et c'est pour ça que, avec ou sans la dernière journée, c'est pour moi une réussite.

Le reste, Louis le raconte très bien, avec quelques moments ou l'on se sent seul, ou incompris, c'est selon:

Bricoler tout l'aprem un système poussé pour la récupération de l'eau de fonte sur le toit du refuge d'hiver du Sélé alors qu'on apprendra qu'un aller-retour d'environ 10 minutes a coté du refuge suffisait (et merci Rogier pour les nouilles chinoises!)..

Démonter une demi-porte du refuge Temple-Ecrins, et faire du lasso pour bricoler des étendages de compèt' pour faire sécher les affaires.

Ouvrir grand sa gueule (Louis) pour crier pendant le repas au cuistot du refuge des Ecrins (un pote de Louis quand même): Mais putain, on avait dit pas de gouttes de sauce sur les bords du plat pendant le service!

Juste en bas du couloir du Col du glacier Noir, Louis, bille en tête et caméra a la main va a la rencontre de la 1ère personne qui monte pour un dialogue qui ressemble a ça:
- bonjour, vous pourriez répondre a une petite interview?
- Non.
- Ah
(un peu déconcerté le Louis), et euh, même pas pour nous dire qui est le président ? (ben oui le refuge du sélé, c'est un des coins du bout du monde)
- Non non, vraiment pas. Et le gars continue de monter. Heureusement, juste dessous, on rencontre Polo et Olivier, et ça c'est un petit moment de bonheur!

Se bâfrer et boire des bières au refuge des Ecrins quand c'est la tempête dehors..

Etre au boulot à 14h tout pomponné (et le ventre plein de Mcdo), après une descente du glacier blanc au petit matin et entendre ses collègues: t'as fait du ski? mais y a encore de la neige en montagne?

Manu

Pelas Verney : Jour 1 : Pelas Verney en boucle (et en grosse poudre)Pelas Verney : Jour 1 : Pelas Verney en boucle (et en grosse poudre)
Col Nord du Glacier Noir : Jour 2 : montée au Col Nord du Glacier Noir depuis le refuge du Sélé...Col Nord du Glacier Noir : Jour 2 : montée au Col Nord du Glacier Noir depuis le refuge du Sélé...
Col Nord du Glacier Noir : Jour 2 : un peu de grimpe avant d'atteindre le colCol Nord du Glacier Noir : Jour 2 : un peu de grimpe avant d'atteindre le col
Col N du Glacier Noir : Jour 2 : Couloir Nord en grosse poudreuse. On devine Olivier, Polo, et Benoit qu'on croisera à la rimaye.Col N du Glacier Noir : Jour 2 : Couloir Nord en grosse poudreuse. On devine Olivier, Polo, et Benoit qu'on croisera à la rimaye.
Col de la Temple : Jour 2 : remontée "chaleur" au Col de la TempleCol de la Temple : Jour 2 : remontée "chaleur" au Col de la Temple
Col de la Temple : Jour 2 : plutôt sympa le paysage dans le rétroviseur !Col de la Temple : Jour 2 : plutôt sympa le paysage dans le rétroviseur !
Col de la Temple : Jour 2 : descente moquette sur le refuge de Temple-EcrinsCol de la Temple : Jour 2 : descente moquette sur le refuge de Temple-Ecrins
Col de la Temple : Jour 2 : pendant que Vanina et son équipe se gavent dans le Glacier Long (et que Jeannie s'éclate au Vaccivier)Col de la Temple : Jour 2 : pendant que Vanina et son équipe se gavent dans le Glacier Long (et que Jeannie s'éclate au Vaccivier)
Breche Lory : Jour 3 : départ matinal, direction le Dôme des EcrinsBreche Lory : Jour 3 : départ matinal, direction le Dôme des Ecrins
Breche Lory : Jour 3 : JB, en grande forme, fonce vers la brêcheBreche Lory : Jour 3 : JB, en grande forme, fonce vers la brêche
Breche Lory : Jour 3 : traversée gazeuseBreche Lory : Jour 3 : traversée gazeuse
Dôme des Ecrnis : Jour 3 : arrivée au Dôme - le mauvais temps arrive, on traine pas...Dôme des Ecrnis : Jour 3 : arrivée au Dôme - le mauvais temps arrive, on traine pas...
Refuge des Ecrins : Jour 3 : descente en grosse poudreuse - le mauvais temps s'installe jusqu'au lendemainRefuge des Ecrins : Jour 3 : descente en grosse poudreuse - le mauvais temps s'installe jusqu'au lendemain

Commentaires

Toz, le 10.05.12 14:08

on attendait le CR avec impatience 🙄 😉 mais pas avec un tel dénouement 🙁 🙁
@Maud : j'aime bcp la photo 8 😎 😉

C
Clément Pernet, le 10.05.12 14:25

Bien vu, depuis le temps qu'on en parlait!
Dommage pour la fin quoi, mais ça reste une superbe aventure, qu'on revit un peu avec vos chouettes récits.

A
akolastiko, le 10.05.12 14:32

Vous avez chaussé où dans le Pelas? Vendredi dernier j'ai chaussé au niveau de la corde fixe mais vous ne la voyiez peut-être plus avec la nouvelle chute de neige...? Grosse poudre, je suis jaloux, c'était super goulotté sur la moitié inférieure du couloir pour moi 🤢

M
Manu Abelé, le 10.05.12 14:34

Salut, rappel de 30m puis désescalade de 10-20m, en gros +/- 50m sous la sortie..

Invité, le 10.05.12 14:36

Vous pensez que ça le fera encore la montée à la brèche lory samedi? Merci pour les photos.

A
akolastiko, le 10.05.12 14:43

Bon quoiqu'il en soit, but ou pas but, désescalade ou pas, je suis jaloux 😉 J'ai hâte de voir le récit et avoir quelle était la suite du programme 🙂

M
Miko, le 10.05.12 16:06

"Bricoler tout l'aprem un système poussé pour la récupération de l'eau de fonte sur le toit du refuge d'hiver du Sélé alors qu'on apprendra qu'un aller-retour d'environ 10 minutes a coté du refuge suffisait"

Manifestement, c'est un passe-temps favori au refuge du Sélé. Ça m'a ramené 6 ans en arrière.
Bel enchaînement!

B
Bernard de Miscault, le 10.05.12 17:39

Un grand merci pour toutes vos réalisations ces dernières années et pour cette réussite 😎 Il vous a manqué un peu plus de météo 😡 Mais vous y avez gagné trois belles journées en montagne entre potes 😎 Entre potes qui se comprennent à demi-mot et/ou à demi-pas et qui savent que renoncer permet de continuer à rêver. En vous disant à juillet pour de plus amples échanges 😉

A
akolastiko, le 10.05.12 17:45

Merci de partager un récit si complet : il y des fois où les mots immergent plus dans l'ambiance que les images ! Encore merci. 🙂

J
Jb de Miscault, le 10.05.12 18:35

Il faut quand même rajouter que cette traversée a été une véritable performance physique pour nos abdos : quelle incroyable poilade... 😄
Et sinon la plus belle perf revient à Maud, bien au-delà d'une quelconque difficulté technique ou physique, il en fallait de la résistance psychologique pour supporter 3 mecs dont l'age mental additionné n'excède pas 5 ans...

D
David Z, le 10.05.12 18:50

ben dites donc les gars, on dirait des vieux montagnards (et c'est un compliment).
L'encore plus vieux montagnard dira que le coche c'était en 2001 mais vous n'étiez pas nés !
Il ne vous reste plus que le ski de fond, la compèt en peaux pour vous refaire une santé et boucler l'affaire sur une grosse journée ! En tous les cas belle aventure.
nb) ai eu un pote au tel qui habite au col du Lautaret car en rentrant vendredi dernier ça me semblait bon (blanc en tous les cas) ce col Claire : que nénni, il y voit à la jumelle une cassure d'1m au sommet et la dernière pente ravagée .....

S
steph_, le 10.05.12 18:53

Magnifique!
Ca ressemble à ce que nous avions fait il y a 3 ans en... mieux!
http://www.camptocamp.org/outings/171831/fr/col-du-glacier-noir-couloir-n-en-traversee-du-sele-a-temple-ecrins
Ca fait rêver en tout cas!
stephane

R
Rogier, le 10.05.12 18:56

Encore merci pour vos matos dans le barre d'ours. Et a une prochaine en montagne, j'espère!
Bravo quand meme!

T
TiBougnat, le 10.05.12 19:13

Une belle aventure... en ce mois de mai... qui rappelle parfois que le but a une grande valeur...

M
manu38, le 10.05.12 19:41

Bravo Louis, et salut au passage. Un but comme celui-là n'est plus un but, ça reste un bel enchainement et un bon moment partagé entre amis.
Ton CR et celui de Manu nous mettent bien dans l'ambiance, merci d'avoir pris le temps 😉
Gardez la forme. 😜

R
Rémo Barbaruli, le 10.05.12 21:31

très beaux récits. un petit côté "adieux à la scène", à en avoir les yeux mouillés.

D
damichou, le 10.05.12 22:25

c'est pas un but c'est une histoire à achever 😉

J
JeromeG, le 10.05.12 22:26

J'adore :
"- bonjour, vous pourriez répondre a une petite interview?
- Non.
- Ah (un peu déconcerté le Louis), et euh, même pas pour nous dire qui est le président ? (ben oui le refuge du sélé, c'est un des coins du bout du monde)
- Non non, vraiment pas."

Il etait vert de voir que vous lui aviez ravage sa poudre le gars non 🤣

Belle entreprise en tout, je reve d'avoir un jour la dispo pour pouvoir tenter des trucs comme ca. Je ne desespere pas, a 60ans ca doit encore passer 🙄

M
MaudC, le 11.05.12 09:12

> JB : C'est clair que ce fut une bonne poilade ! Ca fait bizarre de revenir à la "civilisation" et de ne plus faire de blagues pourries... 😄
Pour moi, ce ne fut pas un but, mais 4 jours fantastiques en montagne entre potes... Malgré la difficulté physique (pour moi, hein... Les 3 autres, ils ont trop la caisse !), les moments de doute et de moins bien, cette traversée est surement un de mes plus beaux souvenirs en montagne, grâce à vous ! Merci à tous les trois... Et je repars avec vous quand vous voulez (enfin, si vous acceptez encore le boulet 🤭 )

Invité, le 11.05.12 11:46

Ben non, le gars en fait, il ne voulait tout simplement pas répondre à quelqu'un qui le filme alors qu'il ne le connaît pas!! Une fois la caméra éteinte, la réponse a été donnée 😉
Et vu sa descente, il y avait l'air de rester largement de quoi se faire plaisir...
Dommage pour votre tour, ca avait l'air de claquer!

D
dvani, le 11.05.12 12:09

Jeannie m'a informée de votre projet lorsque je l'ai croisée au Carrelet (bien contente de la revoir d'ailleurs!). J'attendais donc impatiemment le retour.. Je n'y vois carrément pas un but! Votre cr relate merveilleusement un condensé de tout ce que l'on aime en montagne; et que vous avez eu la chance (provoquée) de vivre sur plusieurs jours. Et puis, 2 beaux couloirs, et pas des moindres, quand même!!! Bravo à tous les 4 et merci pour le partage!
@ Maud: En espérant te croiser bientôt 😉

R
Ricil, le 11.05.12 13:11

Chouette bi-récit !
Je confirme pour le col Claire que j'ai maté à la longue-vue ce matin : bien dégueu, ravagé, crevassé, glace pas loin...

B
Borsd, le 11.05.12 14:08

Putain ça fait 30 minutes que j'essaye de mettre un commentaire spirituel, mais je sèche lamentablement... ou plutot j'en commence 10 que j'efface car ne les trouvant pas à la hauteur... Alors soit je me contente d'un très euphémistique "C'est beau", soit je développe.

Développons (car le développement, c'est maintenant) sur un thème de variations commentistiques à la Cyrano ("C'est beau"! c'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... Oh ! Dieu !... Bien des choses en somme.) :

Jaloux:
"Ouais, bon vous avez pas skié le haut du PV, le Glacier noir était déjà sur-tracé, vous avez loupé barre Noire alors que ça se remontait en peaux, ... et vous avez mis 4 jours pour ça? C'est sur que vous pouvez miser le récit sur l'amitié et la sagesse! De toute façons, je crois que Jean Bouchet avait déjà fait ce même tour dans le brouillard une nuit sans lune"

2001-obsédé:
"En 2001, c'était gavé, en 2001 la poudre tenait dans les dévers, en 2001, vous seriez passé par le coup de sabre en ne faisant pas plus de courbe que le "S" du couloir ne l'impose, en 2001, ..."

Sarkozyste:
"Comme quoi, sous Sarko, vous torchiez, sous Hollande, vous buttez"

Emphatique:
"Quand l'ambition du projet est à la hauteur de l'amitié qui vous soude et de la qualité littéraire du récit, c'est dans les pas des plus grands que vous inscrivez les votres. Dans ces conditions, le renoncement est l'apanage des grands et devient expression supérieure de la sagesse 🤢 "

Piquant:
"Bon les gars, ça manque un peu de désinvolture et de provoc ce récit... Vous avez bouffé du bayrou?"

Sobre et sincère:
"Ca fait juste plaisir à voir et à lire, ne changez rien (tout en passant à autre chose s'il le besoin s'en fait ressentir)"

Curieux:
"C'est quoi les activités où on marque des points? Flechettes? Couinche? beach volley?"

Et enfin émouvant:
"En faisant passer sur la fin du récit l'ombre bienveillante de l'"athlète", je repense à toutes ces étoiles qui nous ont quittés trop vite. La première disparition qui m'avait touchée (alors que je ne le connaissais pas) était celle de Marco Siffredi. A l'époque, je m'étais fait pleurer tout seul en enlevant un 'S' à quelques vers de Noir Des':
A Marco
A la joie
A la beauté des rêves
A la mélancolie
A l'espoir qui nous tient
A la santé du feu
Et de la flamme
A ton étoile
Depuis la liste de ceux que l'on regrette (et qui nous ont fait grandir) s'est allongée, mais leur flamme demeure"

H
henyan, le 11.05.12 16:11

bien la petite aventure collective; la prochaine fois sera la bonne l'essentiel c'est de vous monter de nouveaux projets de la sorte 🙂 🙄
@mbo 😜

M
Mick, le 12.05.12 16:47

@Mathieu : je suis fan !

B
BROSKI, le 12.05.12 21:58

Bravo, belle aventure et super recit. Ca fait envie !!! 🙄

J
jib, le 14.05.12 21:49

Beau voyage 🙄 . Et je dis "not to but", pour un tas de raisons !
A bientôt en montagne car je ne doute pas que l'appel sera toujours présent 😎

Cette sortie