ActuTopo-guideSortiesForumsPhotosMatosAnnoncesConnexion
Inscription
Entrez votre email et récupérez votre mot de passe dans votre boite
Ou
J'ai déjà un compte
Connexion
Entrez l'email et le mot de passe que vous avez reçu lors de votre inscription
Créer un compte | Mot de passe oublié

Sorties > Chartreuse > Petite Vache, belle-maman n'aurait pas dû

Petite Vache, belle-maman n'aurait pas dû ⭐

Massif : Chartreuse
Départ : Chartreuse de Curière (853 m)

Topo associé : La Petite Vache, boucle et traversée

Sommet associé : La Petite Vache (1735 m)

Orientation : T

Dénivelé : 1050 m.
Ski : 3.2

Sortie du lundi 22 mars 2021

MiRo

Conditions nivologiques, accès & météo

Dans le nuage tout le long Bise 30-40 km/h
Etat de la route : sec Altitude du parking : 843m
Les pentes nord et à l'abri de la forêt restent en poudre légère
Celles qui ont chauffé hier sont moyennement croûtées, ça reste du très bon ski quand même
L'enneigement est très conséquent au-dessus de 1200m

Altitude de chaussage (montée) : 843m
Altitude de déchaussage (descente) : 843m

Activité avalancheuse observée : RAS

Skiabilité : 😄 Excellente

Compte rendu

Curière, None, Cul de Lampe, Petite Vache, Pas de la Biche, Curière
Il est parfois des lendemains de banquet comme du purgatoire, implacable inventaire des dérapages de la veille, qu'on oublierait volontiers d'assumer s'il ne tenait qu'à nous. Hier ne fut précisément qu'égarements, du couloir E des Charmilles au déjeuner chez belle-maman. J'ai déjà partagé ici http://www.skitour.fr/sorties/cretes-des-charmilles,102279.html. La suite ne fut guère plus glorieuse, et j'avoue n'avoir rien, mais rien fait du tout pour m'y opposer. Au contraire, je me suis vautré avec délice dans l'interminable succession de plats qui nous occupa tout l'après-midi. La Chartreuse aide à la digestion, c'est bien connu. Je me suis promis hier au soir, d'en prendre une pleine journée le lendemain (aujourd'hui donc). Je partirai à  l'aube naissante de Curière, cette fois pour un long voyage digestif, vers les balcons Sud, le plus loin possible, les Bannettes pourquoi pas, avant de boucler par un autre itinéraire, d'un côté ou l'autre des Tenaisons, ces deux torrents homonymes qui descendent de part et d'autres du col de la Charmette. Promis, demain dès l'aube, à l'heure où blanchit ... etc

Ce matin 5h30. Le réveil s'amorce sur un flagrant manque d'entrain, comme une envie de traîner encore un peu dans les effluves de café. De Curière rendu au silence après les attroupements du week-end, je m'élève lentement sur le chemin de None. Quelques mouflons viennent distraire la grisaille, comme les amuse-gueules de belle-maman, hier, distrayaient le Guignolet servi par beau-papa.

Au belvédère de None, il me semble avoir enfin digéré le gâteau de foie et ses quenelles. Chez belle-maman, la cuisine est maison et le confort moderne, enfin, à l'époque où le formica faisait recette. Au Cul de Lampe, le gratin passe à son tour. Je soupçonne belle-maman de mettre autant de crème que de patates. Mais c'est surtout la cuisson douce pendant 5 heures sur le coin du fourneau qui donne le fondant.

La forêt remarquablement givrée débouche sur la Prairie, et là c'est jour blanc. La bise est encore soutenue, moins tempétueuse qu'hier, mais assez glaçante quand même pour que le projet Bannettes s'éloigne. De plus, à quoi bon traverser le plateau d'Hurtières avec ses spatules comme seul panorama ? Au col de la Petite Vache, il n'y a aucun doute, le gigot est derrière. A la fois croustillant et rosé, c'est bien pour finir les flageolets que j'en ai repris deux fois.

Je ne me fais guère d'illusions quant au pas de la Biche, forcément poncé et reponcé par les hordes dominicales. J'y vais quand même faire un tour pour voir, avec en tête de plutôt skier le couloir du Four, agréable et sauvage alternative. Oh joie, le vent de nord a regarni le pas de la Biche dans la nuit. Cette bonne surprise m'aide à faire passer le fromage. Belle-maman a servi un énorme Brillat-Savarin. Je ne comprends toujours pas comment on a réussi à le finir. Peut-être pour ne pas laisser le fond de Sancerre. En bas du couloir, main droite toute pour éviter les pentes dévastées. Il reste des champs entiers de poudre légère et immaculée. La Chartreuse n'a vraiment pas encore dit son dernier mot.
Dans le tunnel des Agneaux me reviennent le fraisier, le crémant et les mignardises.

On est sorti de table à 18h. Passés les remerciements et les à bientôt, c'était court pour être à la maison avant le couvre-feu. J'ai rempli une attestation au cas où, en cochant "visite à personnes vulnérables". Je vous laisse deviner qui de belle-maman ou moi fut le plus vulnérable hier ...


Commentaires

S
steph-de-mau-73, le 22.03.21 17:11

Impeccable donc pour la digestion, la Chartreuse blanche! 😄

M
Mathilde, le 22.03.21 17:50

Génial le CR ! Bizarrement la faim me titille déjà 🤣

A
Aesclepios, le 22.03.21 18:03

Balzac, Audiard et Frison Roche.... Quel texte! Comme le gigot, le Brillat Savarin et le Sancerre de belle Maman, j'en redemande.

T
TASMAN, le 22.03.21 18:26

Passionnant compte rendu et bel endroit que ce secteur des Charmilles. Comme je ne vais pas en montagne en ce moment, je fait du "teleskirando" en savourant tes textes, et aussi de ceux de Taramont bien sur... En buvant de la Chartreuse verte of course...

J
JulBont, le 22.03.21 19:25

Mazette, y'en a des coins mystiques par chez toi...

T
taramont, le 22.03.21 19:33

merci d'attirer par ces histoires - aussi brillantes que les prouesses - tout le gratin (dauphinois ou non) au pkg de Curière ; du coup, à Prabert y a plus personne 😎

Cette sortie